Eglise Catholique du Var - diocese-frejus-toulon.com

En effet, ta charité m’a déjà apporté
beaucoup de joie et de réconfort,
car grâce à toi, frère,
les cœurs des fidèles ont trouvé du repos.

Phm1.07

FR | EN | PT |
Newsletter de l'église du var




Soutenir ce projet nouveaux articles

Voilà l’été !

  Publié le mardi 14 août 2012

Juillet ! Ca sent la crème solaire, le pastis et la pétanque, les bains de mer et la feuille de platane. J’envisageais un propos aussi léger que les informations lénifiantes distillées dans le journal de Jean-Pierre Pernaut. Voilà l’été mais, comme Joachim, hélas et bizarrement, « je sens venir l’hiver ».


Par la Mouche du Coche

France, mère des arts, des armes et des lois, Tu m’as nourri longtemps du lait de ta mamelle : Ores, comme un agneau qui sa nourrice appelle, Je remplis de ton nom les antres et les bois.

Si tu m’as pour enfant avoué quelquefois, Que ne me réponds-tu maintenant, ô cruelle ? France, France, réponds à ma triste querelle. Mais nul, sinon Écho, ne répond à ma voix.

Entre les loups cruels j’erre parmi la plaine, Je sens venir l’hiver, de qui la froide haleine D’une tremblante horreur fait hérisser ma peau.

Las, tes autres agneaux n’ont faute de pâture, Ils ne craignent le loup, le vent ni la froidure : Si ne suis-je pourtant le pire du troupeau.

Sans regrets j’abandonne à Joachim du Bellay l’incipit de cette pauvre chronique dont la qualité d’écriture, après ces excellents vers, ne fait que souligner la décrépitude de la maîtrise de notre belle langue en quelques siècles. Pourtant je fais de mon mieux (mieux) !

Juillet ! Ca sent la crème solaire, le pastis et la pétanque, les bains de mer et la feuille de platane. J’envisageais un propos aussi léger que les informations lénifiantes distillées dans le journal de Jean-Pierre Pernaut(*). Voilà l’été mais, comme Joachim, hélas et bizarrement, « je sens venir l’hiver ». Notre bonne vieille France, peut-être déjà exagérément proclamée « mère des arts, des armes et des lois » lorsque ce poème a été composé, aurait, aujourd’hui comme hier, bien du mal à se prévaloir de ces titres…

Côté arts, la consternation est au rendez-vous. Voyez par exemple la photo de Christophe Girard, adjoint au maire de Paris chargé de la culture, singeant une posture priante dans son bureau sous un néon indiquant « con-fesse », œuvre de Fabien Chalon qui passera sans nul doute à la postérité (la postérieurité ?). Ou encore le château de Versailles qui ouvre ses portes à Joana Vasconcelos dont le chef-d’œuvre (« la jeune mariée ») est un lustre (assez classe par ailleurs) tout en tampons hygiéniques. Le génial mouvement pipi-caca peut compter sur le mécénat français. Vive la liberté d’excrétion ! Côté armes, l’obscurité qui se lève si difficilement sur les manœuvres qui ont entouré nos contrats de ventes de matériels de guerre n’incite pas à nous montrer en exemple. Côté lois enfin, les annonces du nouveau gouvernement sur la famille, le mariage et le respect de la vie, montrent le visage d’une France bien éloignée de la figure maternelle, soucieuse de la protection du plus faible et de la croissance de ses enfants dans l’environnement le plus propice possible.

Alors oui, ici on dénonce, on dénonce mais qu’y peut-on me dira-t-on ? Les choses ont l’air enclenchées, le modèle de société progressiste, libertin, individualiste semble en marche, la fatalité déjà ricane, le découragement est à nos portes.

Si nos élites, ou plutôt les personnes qui aujourd’hui détiennent le pouvoir (je pense ici à nos élus mais aussi à toutes les officines nationales et internationales type Le Siècle, le Club Bilderberg ou la Commission Trilatérale, trop méconnus) pensent avoir les coudées franches pour la refonte de notre société avec toujours en ligne de mire la domination des esprits et l’enrichissement personnel, elles feraient bien de relire un peu l’histoire de l’humanité.

Je suis toujours fasciné par des François d’Assise et Vincent de Paul, une Mère Teresa, une Sœur Emmanuelle, mais même par des Gandhi, des Martin Luther King ou une Mama Kong (googlisez et regardez c’est particulièrement édifiant) dans une autre mesure : toutes ces personnes, animées par leur foi ou tout simplement de bonne volonté, par le don d’eux-mêmes, ont façonné, transformé le monde. Sotte élite ! Apprends que toutes les tentatives de refontes des sociétés par le haut ont été des échecs totalitaristes.

Alors oui, ici on dénonce, par pur souci de la vérité. Oui, sans doute il faudra manifester nos désapprobations envers ces arts, ces armes et ces lois qui vont à l’encontre de notre bien. Mais plus encore, voyons l’effet de tsunami sociétal que provoquerait une levée soudaine de gens qui se donnent !

La Mouche du Coche

PS : pour ceux qui voudraient mais qui n’ont aucune idée de comment se donner, il suffit de suivre quelqu’un qui se donne. Easy.

(*) Loin de moi l’idée de vous jeter la pierre, Jean-Pierre, tout au plus la jetterais-je sur ma télé si j’en avais encore une.











 
Contacts | Mentions légales | Plan du site | Contributeurs | Espace privé | RSS | cef.fr | messesinfo.cef.fr | rcf.fr | webTvCn.eu | domaine-castille.fr | bonnenouvelle.fr

Conception et développement : bonnenouvelle.fr

http://www.diocese-frejus-toulon.com/Voila-l-ete.html