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Spe salvi facti sumus

Dans l’espérance nous avons tous été sauvés

  Publié le lundi 3 décembre 2007 , par Françoise Girard

Le pape Benoît XVI vient de donner sa seconde encyclique, vendredi 30 novembre 2007 , en la fête de saint André.

Après Deus caristas est (l’encyclique sur la charité), le pape traite ici de la seconde vertu théologale.


Quel beau cadeau !

Alors qu’on ne cesse de lire dans la presse, que tout va mal et que notre monde "fout le camp", le pape nous invite dans cette encyclique [1] à vivre joyeusement de cette Espérance, dès aujourd’hui.

Ce texte a été rendu public par le cardinal Georges-Marie Cottier, dominicain, théologien émérite de la Maison pontificale, et par le cardinal Albert Vanhoye, jésuite, de l’Institut biblique pontifical. Lors du lancement de la seconde année de la Parole à La Castille, notre diocèse avait eu la joie d’accueillir ce grand bibliste.

Dans d’autres lieux, nous aurions pu écrire : "il faut positiver" ! Mais ce texte, s’il est possible, nous dit beaucoup plus de cette vertu théologale. [2]

Cette encyclique est un modèle de pédagogie. Elle présente tour à tour :
- La prière comme école de l’espérance,
- Agir et souffrir comme lieux d’apprentissage de l’espérance,
- Le Jugement comme lieu d’apprentissage et d’exercice de l’espérance.

"De façon très belle, Augustin a illustré la relation profonde entre prière et espérance dans une homélie sur la Première lettre de Jean. Il définit la prière comme un exercice du désir. L’homme a été créé pour une grande réalité – pour Dieu lui-même, pour être rempli de Lui. Mais son cœur est trop étroit pour la grande réalité qui lui est assignée. Il doit être élargi. « C’est ainsi que Dieu, en faisant attendre, élargit le désir ; en faisant désirer, il élargit l’âme ; en l’élargissant, il augmente sa capacité de recevoir ». Augustin renvoie à saint Paul qui dit lui-même qu’il vit tendu vers les choses qui doivent venir (cf. Ph 3, 13)."

Le catéchisme de l’Eglise catholique

Le catéchisme de l’Eglise catholique traite de l’Espérance. Ci-après, les articles qui lui sont consacrés :

L’espérance

-  1817 L’espérance est la vertu théologale par laquelle nous désirons comme notre bonheur le Royaume des cieux et la Vie éternelle, en mettant notre confiance dans les promesses du Christ et en prenant appui, non sur nos forces, mais sur le secours de la grâce du Saint-Esprit. " Gardons indéfectible la confession de l’espérance, car celui qui a promis est fidèle " (He 10, 23). " Cet Esprit, il l’a répandu sur nous à profusion, par Jésus Christ notre Sauveur, afin que, justifiés par la grâce du Christ, nous obtenions en espérance l’héritage de la vie éternelle " (Tt 3, 6-7).

-  1818 La vertu d’espérance répond à l’aspiration au bonheur placée par Dieu dans le coeur de tout homme ; elle assume les espoirs qui inspirent les activités des hommes ; elle les purifie pour les ordonner au Royaume des cieux ; elle protège du découragement ; elle soutient en tout délaissement ; elle dilate le coeur dans l’attente de la béatitude éternelle. L’élan de l’espérance préserve de l’égoïsme et conduit au bonheur de la charité.

- 1819 L’espérance chrétienne reprend et accomplit l’espérance du peuple élu qui trouve son origine et son modèle dans l’espérance d’Abraham comblé en Isaac des promesses de Dieu et purifié par l’épreuve du sacrifice (cf. Gn 17, 4-8 ; 22, 1-18). " Espérant contre toute espérance, il crut et devint ainsi père d’une multitude de peuples " (Rm 4, 18).

-  1820 L’espérance chrétienne se déploie dès le début de la prédication de Jésus dans l’annonce des béatitudes. Les béatitudes élèvent notre espérance vers le Ciel comme vers la nouvelle Terre promise ; elles en tracent le chemin à travers les épreuves qui attendent les disciples de Jésus. Mais par les mérites de Jésus Christ et de sa passion, Dieu nous garde dans " l’espérance qui ne déçoit pas " (Rm 5, 5). L’espérance est " l’ancre de l’âme ", sûre et ferme, " qui pénètre ... là où est entré pour nous, en précurseur, Jésus " (He 6, 19-20). Elle est aussi une arme qui nous protège dans le combat du salut : " Revêtons la cuirasse de la foi et de la charité, avec le casque de l’espérance du salut " (1 Th 5, 8). Elle nous procure la joie dans l’épreuve même : " avec la joie de l’espérance, constants dans la tribulation " (Rm 12, 12). Elle s’exprime et se nourrit dans la prière, tout particulièrement dans celle du Pater, résumé de tout ce que l’espérance nous fait désirer.

-  1821 Nous pouvons donc espérer la gloire du ciel promise par Dieu à ceux qui l’aiment (cf. Rm 8, 28-30) et font sa volonté (cf. Mt 7, 21). En toute circonstance, chacun doit espérer, avec la grâce de Dieu, " persévérer jusqu’à la fin " (cf. Mt 10, 22 ; cf. Cc. Trente : DS 1541) et obtenir la joie du ciel, comme l’éternelle récompense de Dieu pour les bonnes œuvres accomplies avec la grâce du Christ. Dans l’espérance l’Église prie que " tous les hommes soient sauvés " (1 Tm 2, 4). Elle aspire à être, dans la gloire du ciel, unie au Christ, son Epoux :

Espère, ô mon âme, espère. Tu ignores le jour et l’heure. Veille soigneusement, tout passe avec rapidité, quoique ton impatience rende douteux ce qui est certain, et long un temps bien court. Songe que plus tu combattras, plus tu prouveras l’amour que tu portes à ton Dieu, et plus tu te réjouiras un jour avec ton Bien-Aimé, dans un bonheur et un ravissement qui ne pourront jamais finir (Sainte Thérèse de Jésus, excl. 15, 3).

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L’encyclique Spe salvi au format Pdf

[1] Une encyclique est une lettre de caractère solennel et universel, rédigée en latin avant d’être traduite dans un grand nombre de langues. Elle est envoyée aux patriarches, archevêques et évêques de l’Église universelle, en communion avec le Siège apostolique, portant sur un point de doctrine ou de morale.

[2] Dans la religion chrétienne, les vertus théologales sont les vertus ayant Dieu pour objet (I Co 13,13). Elles adaptent les facultés de l’homme à la participation de la nature divine (cf. II P 1,4). Elles sont les conséquences de la grâce.

Les vertus théologales sont au nombre de trois : la foi, l’espérance, la charité, c’est-à-dire l’amour de Dieu et de son prochain pour l’amour de Dieu. source : wikipédia






- Retrouvez le texte de Spe Salvi sur le site du Vatican

- Visonnez la vidéo de Michel Kubler, rédacteur en chef Religion de La Croix

- Le cardinal André Vingt-Trois a rédigé la préface de l’encyclique

- La paroisse de Lorgues présente Spe salvi

- Mgr Rey présente l’encyclique dans une interview accordée à RCF

 




 
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