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Pistes de réflexions "Chrétiens et Politique"

  Publié le lundi 20 novembre 2006

Chaque question rappelle la position du Magistère de l’Eglise Catholique, souligne quelques données significatives et formule, de façon interrogative, autant de défis qu’un regard chrétien doit relever.


DEMOCRATIE 21

Premières Assises

de l’Observatoire Socio-Politique Diocésain

DEMOCRATIE

De plus en plus, d’élection en élection on constate que les représentants élus aux instances nationales sont mis en minorités au cours de consultations populaires ou contestés dans la rue par des manifestations de plus en plus violentes Cette dérive est grave : elle souligne le fossé qui se creuse de plus en plus entre la population et les élus et pose la question suivante : La démocratie est-elle en danger ?


La doctrine sociale identifie le relativisme éthique comme l’un des risques majeurs pour les démocraties actuelles, lequel induit à estimer qu’il n’existe pas de critère objectif et universel pour établir le fondement et la hiérarchie des valeurs. Cdse 407

L'Eglise apprécie le système démocratique, comme système qui assure la participation des citoyens aux choix politiques et garantit aux gouvernés la possibilité de choisir et de contrôler leurs gouvernants, ou de les remplacer de manière pacifique lorsque cela s'avère opportun. Cependant, l'Eglise ne peut approuver la constitution de groupes dirigeants restreints qui usurpent le pouvoir de l'Etat au profit de leurs intérêts particuliers ou à des fins idéologiques. Centesimus annus 46. La corruption déforme à la racine le rôle des institutions représentatives. Cdse 411 Toute démocratie doit être participative. Cdse 190

Une démocratie authentique n'est possible que dans un Etat de droit et sur la base d'une conception correcte de la personne humaine. Elle requiert la réalisation des conditions nécessaires pour la promotion des personnes, par l'éducation et la formation à un vrai idéal, et aussi l'épanouissement de la « personnalité » de la société, par la création de structures de participation et de coresponsabilité. Une démocratie sans valeurs se transforme facilement en un totalitarisme déclaré ou sournois, comme le montre l'histoire. Centesimus annus 46

La communauté politique est tenue de régler ses rapports vis-à-vis de la société civile selon le principe de subsidiarité. Il est essentiel que la croissance de la vie démocratique prenne naissance dans le tissu social. Les activités de la société civile constituent les modalités les plus adéquates pour développer la dimension sociale de la personne. Cdse 419

La participation est un devoir que tous doivent consciemment exercer, d’une manière responsable et en vue du bien commun. Cdse 189


Quels outils législatifs doit-on mettre en place pour créer des liens permanents entre les représentants élus et les électeurs (référendum, procédure de rappel, conseils de quartiers…) afin de rétablir la confiance ?

L’Economie est au service de l’homme et non le contraire. Quand donc cessera-t-on de donner la priorité à l’économie ?


Il est juste que vous rendiez grâce à Dieu pour…l’esprit d’entreprise et la capacité de travail dont il vous a dotés afin que…vous serviez le bien commun dans les secteurs vaste et complexe de la production des biens et services…Le niveau de bien être dont bénéficie aujourd’hui la société serait impossible sans la figure dynamique de l’entrepreneur…la mission de l’entrepreneur peut être très bien comparée à celle de cet administrateur dont nous parle l’évangile. JPII discours aux entrepreneurs à Buenos Aires 1987.

La société a construire est une « société nouvelle, où les personnes puissent compter davantage, où la lutte soit remplacée par la liberté et la responsabilité pour l’alliance entre le marché libre et la solidarité, afin de promouvoir un type de développement qui protège la vie, défende l’homme, spécialement le pauvre et l’exclu. » Jean-Paul II, discours aux cardinaux de la Curie.1991.

Les inégalités économiques et sociales excessives entre les membres ou entre les peuples d’une seule famille humaine font scandale. Elles font obstacles à la justice sociale, à l’équité, à la dignité de la personne humaine, ainsi qu’à la paix sociale et internationale…Gaudium et spes n°29

Aujourd’hui le fait majeur dont chacun doit prendre conscience est que la question sociale est devenue mondiale… Les peuples de la faim interpellent aujourd’hui de façon dramatique les peuples de l’opulence. L’Eglise trésaille devant ce cri d’angoisse et appelle chacun à répondre avec amour à l’appel de son frère. Populum progressio n°2

L’engagement du chrétien se traduira aussi par un effort de réflexion culturelle tendant surtout à un discernement sur les modèles actuels de développement économique et social. Réduire la question du développement à un problème exclusivement technique équivaudrait à le vider de son véritable contenu, qui concerne, en revanche, la dignité de l’homme et des peuples. Cdse 563


Que proposent les candidats pour réintégrer les exclus du travail afin qu’ils deviennent des acteurs de la vie économiques et ne soient plus des assistés ?

Au moment où les questions environnementales deviennent urgentes, comment apporter des solutions qui remettent l'homme au centre de cette problématique?


Le point central de référence pour toute application scientifique et technique est le respect de l’homme, qui doit s’accompagner d’une attitude obligatoire de respect à l’égard des autres créatures vivantes. Même lorsque l’on pense à leur altération, il faut (…) tenir compte de la nature de chaque être et de ses liens mutuels dans un système ordonné. En ce sens les formidables possibilités de la recherche biologique suscitent une profonde inquiétude, dans la mesure où on n’est peut-être pas encore en mesure d’évaluer les troubles provoqués dans la nature par des manipulations génétiques menées sans discernement et par développement inconsidéré d’espèces nouvelles de plantes et de nouvelles formes de vie animale, pour ne rien dire des interventions inacceptables à l’origine même de la vie humaine. Cdse 459

Une économie respectueuse de l’environnement ne poursuivra pas seulement l’objectif de la maximalisation du profit, car la protection de l’environnement ne peut pas être assurer uniquement en fonction du calcul financier des coûts et des bénéfices. L’environnement fait partie de ces biens que les mécanismes du marché ne sont pas en mesure de défendre ou de promouvoir de façon adéquate. Tous les pays, en particulier les pays développés, doivent percevoir combien est urgente l’obligation de reconsidérer les modalités d’utilisation des biens naturels. Cdse 470

Les graves problèmes écologiques requièrent un changement effectif de mentalité qui induise à adopter un nouveau style de vie, dans lequel les éléments qui déterminent les choix de consommation, d’épargne et d’investissement soient la recherche du vrai, du beau et du bon, ainsi que la communion avec les autres hommes pour une croissance communes. Ces styles de vie doivent s’inspirer de la sobriété, de la tempérance, de l’autodiscipline, sur le plan personnel et sociale. Il faut sortir de la logique de la simple consommation et encourager des formes de production agricole et industrielle qui respectent l’ordre de la création et satisfassent les besoins primordiaux de tous. Une telle attitude concourt à éliminer diverses causes de désastres écologiques et garantit une capacité rapide de réponse quand ces désastres frappent des peuples et des territoires. Cdse 486


Quel programme inclue des dispositions qui pourraient constituer des ruptures réelles dans les mode de vie et réduire ainsi de manière significative les impacts environnementaux de l'activité humaine?

L’Education est en crise au niveau des jeunes, des parents, des institutions ; comment répondre à cette crise multiforme ? Ne doit-on pas mettre en cause les systèmes centralisés de prises de décisions ?


A travers l’œuvre d’éducation, la famille forme l’homme à la plénitude de sa dignité sous toutes ses dimensions, y compris la dimension sociale. En effet, la famille constitue une communauté d’amour et de solidarité, apte de façon unique à enseigner et à transmettre des valeurs culturelles, éthiques, sociales, spirituelles et religieuses essentielles au développement et au bien-être de ses propres membres et de la société. Charte des droits de la famille.

Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants, mais pas les seuls. Il leur revient donc d’exercer avec responsabilité l’œuvre éducative, en collaboration étroite et vigilante avec les organismes civils et ecclésiaux. Les parents ont le droit de choisir les instruments de formation correspondant à leurs convictions et de chercher les moyens qui peuvent les aider dans leur tâche d’éducateurs, notamment dans le domaine spirituel et religieux. Les autorités publiques ont le devoir de garantir ce droit et d’assurer les conditions concrètes qui en permettent l’exercice. C’est dans ce contexte que se situe avant tout le thème de la collaboration entre la famille et l’institution scolaire. Cdse n° 240

La société et, en particulier, les institutions de l’Etat sont appelées à garantir et à favoriser l’identité authentique de la vie familiale et à éviter et combattre tout ce qui l’altère et la blesse. Cela requiert que l’action politique et législative sauvegarde les valeurs de la famille, depuis la promotion de l’intimité et de la vie familiale en commun, jusqu’au respect de la vie naissante et à la liberté effective de choix dans l’éducation des enfants. Cdse n° 252

Les institutions éducatives catholiques peuvent et doivent remplir un précieux service de formation. La doctrine sociale est un instrument nécessaire pour éduquer efficacement et chrétiennement à l’amour, à la justice, à la paix, ainsi que pour faire mûrir la conscience des devoirs moraux et sociaux dans le contexte des diverses compétences culturelles et professionnelles. Cdse n° 532


Que propose-t-on pour que les parents s’impliquent davantage dans les relations avec l’école ? Mais l’éducation s’arrête-t-elle à l’école ? Le savoir vivre où s’apprend-t-il ? Y a-t-il une véritable politique de la famille pour qu’elle exerce sa mission éducative ?

L’aspiration à la réconciliation, puis à l’unité de l’Europe, est née de la conviction de partager un patrimoine de culture, de foi chrétienne, de vie commune, que ses déchirements n’ont fait finalement qu’ébrécher. Quel peut-être, à l’avenir, le moteur se sa survie : affirmation ferme de son identité culturelle, et notamment de ses racines chrétiennes, ou abandon mou et inavoué à une logique marchande ici, géostratégique ailleurs ?


« Le Préambule du Traité rappelle que l’Europe est un « espace privilégié de l’espérance humaine ». En tant que chrétiens, nous ne pouvons donc ni nous en désintéresser, ni lui tourner le dos.

Le Traité énumère les valeurs qui fondent l’Union, à commencer par le respect de la dignité humaine. Il rappelle que l’Europe entend promouvoir la paix, la justice et le bien-être de tous.

Le Traité pose, pour la première fois, le principe d’une double légitimité de l’Union, et consolide ainsi la démocratie participative (droit de pétition, instauration d'un dialogue avec les associations représentatives et la société civile, institutionnalisation du dialogue social).

Nous nous félicitons de la reconnaissance par le Traité de l’identité particulière des Eglises et de leur contribution spécifique au débat public, à défaut d’honorer le passé par une référence explicite à l’héritage chrétien, le Traité prend soin du présent et de l’avenir.

Le Traité est un texte de compromis. Aujourd’hui le projet européen ne soulève pas l’enthousiasme des citoyens. Peur de l’avenir, manque de visibilité : beaucoup de personnes se demandent où ce projet nous mènera et ce que l’Europe nous apporte réellement…. » Déclaration des co-présidents du Conseil d’églises chrétiennes en France. Paris 29 mars 2005 (extraits)

L’intégration européenne est plus qu’une simple option économique et politique ; elle est synonyme de paix durable » (COMECE)

L’objectif de l’Union Européenne est, en premier lieu, de servir le bien commun de tous afin de garantir la justice et l’harmonie. Jean Paul II


Peut-il exister une citoyenneté européenne, et à quelles conditions ? Quel système de représentation des citoyens, est –il souhaitable pour favoriser cette citoyenneté ? Comment développer une affectio societatis, une volonté de vivre ensemble entre les peuples européens ?

La famille peut-elle désigner sans grave dommage pour la construction psychoaffective des enfants de demain et donc la vie sociales aussi bien un couple élevant ses enfants que deux personnes d’un même sexe ayant adopté un enfant ?


« En ce qui concerne l'Eglise catholique, l'objet principal de ses interventions dans le débat public porte sur la protection et la promotion de la dignité de la personne et elle accorde donc volontairement une attention particulière à certains principes qui ne sont pas négociables. Parmi ceux-ci, les principes suivants apparaissent aujourd'hui de manière claire:

- la protection de la vie à toutes ses étapes, du premier moment de sa conception jusqu'à sa mort naturelle;

- la reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille - comme union entre un homme et une femme fondée sur le mariage - et sa défense contre des tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes d'union radicalement différentes qui, en réalité, lui portent préjudice et contribuent à sa déstabilisation, en obscurcissant son caractère spécifique et son rôle social irremplaçable;

- la protection du droit des parents d'éduquer leurs enfants.

Ces principes ne sont pas des vérités de foi, même si ils reçoivent un éclairage et une confirmation supplémentaire de la foi; ils sont inscrits dans la nature humaine elle-même et ils sont donc communs à toute l'humanité. L'action de l'Eglise en vue de leur promotion n'est donc pas à caractère confessionnel, mais elle vise toutes les personnes, sans distinction religieuse. Inversement, une telle action est d'autant plus nécessaire que ces principes sont niés ou mal compris, parce cela constitue une offense contre la vérité de la personne humaine, une blessure grave infligée à la justice elle-même ». Benoît XVI 30.03.2006

L’Eglise ne se lassera pas de réaffirmer son enseignement : Il revient à chacun, homme et femme, de reconnaître et d’accepter son identité sexuelle. La différence et la complémentarité physiques, morales et spirituelles sont orientées vers les biens du mariage et l’épanouissement de la vie familiale. Cdse 224


Quelle place réelle est-il accordé à la réalité de la vie familiale dans les programmes des candidats ? Y perçoit-on clairement que la famille comme source et finalité du politique constitue l’objectif fondamental de leurs propositions ?

L’engagement chrétien en politique, locale notamment, n’a de sens et d’efficacité que s’il se situe au sein d’un parti politique. Hors il est impossible d’adhérer à l’ensemble des idées d’un parti ou de souscrire à toutes les propositions des uns et des autres au sein de ce même parti.

Faut-il donc, pour pouvoir être entendu, accepter d’intégrer un groupe, le moins mauvais à défaut d’être le meilleur, de façon à tenter de le transformer de l’intérieur, au risque de donner le sentiment de soutenir telle ou telle idée ou pratique en contradiction franche avec ses propres valeurs et de pratiquer alors un contre-témoignage…,


Parmi les déformations du système démocratique, la corruption politique est une des plus graves, car elle trahit à la fois les principes de la morale et les normes de la justice sociale. Elle introduit une méfiance croissante à l’égard des institutions publiques en causant une désaffection progressive des citoyens vis-à-vis de la politique et de ses représentants. La corruption déforme à la racine le rôle des institutions représentatives, car elle les utilise comme un terrain d’échange politique entre requêtes clientélistes et prestations des gouvernements. Cdse n°411

L’Eglise, …, entend, encore proposer à tous les hommes, grâce à la doctrine sociale, un humanisme intégral et solidaire, capable d’animer un nouvel ordre social, économique et politique, fondé sur la dignité et sur la liberté de toute personne humaine, à mettre en œuvre dans la paix, dans la justice et dans la solidarité. Cet humanisme peut être réalisé si les hommes et les femmes, individuellement, et leurs communautés, savent cultiver les valeurs morales et sociales en eux-mêmes et les diffuser dans la société. Cdse n°19

Le chrétien ne peut pas trouver un parti qui corresponde pleinement aux exigences éthiques qui naissent de la foi et de l’appartenance à l’Eglise : son adhésion à une formation politique ne sera jamais idéologique, mais toujours critique, afin que le parti et son projet politique soient encouragés à créer les conditions propices à la réalisations du véritable bien commun, y compris la fin spirituelle de l’homme. Cdse 573


Afin de limiter les tentations d’abus du pouvoir et de conserver leur intégrité initiale, ne devrions nous pas proposer aux élus de limiter les mandats en nombre et en durée ?

Donnera t’on à la justice les moyens d’accompagner chaque être sur ces différentes étapes qui mèneront à la dignité de chacun ?


Le Pape Benoît XVI dans son encyclique « Dieu est Charité » parle de justice et charité. Qu’est-ce que la Justice ?

Une communauté est solidement fondée lorsqu elle tend à la promotion intégrale de la personne et du bien commun ; dans ce cas, le droit est défini, respecté et vécu aussi selon les modalités de la solidarité et du dévouement au prochain.

La justice exige que chacun puisse jouir de ses biens et de ses droits et elle peut être considérée comme la mesure minimum de l’amour. Cdse n° 391

La justice apparaît comme particulièrement importante dans le contexte actuel, où la valeur de la personne, de sa dignité et de ses droits, au-delà des proclamations d’intentions, est sérieusement menacée par la tendance diffuse de recourir exclusivement aux critères de l’utilité et de l’avoir. La justice n’est pas une simple convention humaine, car ce qui est juste n’est originellement déterminé par la loi, mais par l’identité profonde de l’être humain. Cdse n° 202

L’ordre juste de la société et de l’Etat est le devoir essentiel du politique.

La justice est le but et donc aussi la mesure intrinsèque de toute politique.

L’Etat se trouve confronté à la question : comment réaliser la justice et maintenant ? Mais cette question en présuppose une autre plus radicale : qu’est-ce que la justice ? C’est un problème qui concerne la raison pratique. L’Eglise est médiate, en tant qu’il lui revient de contribuer à la purification de la raison et au réveil des forces morales, sans lesqu’elles des structures justes ne peuvent ni être construites, ni être opérationnelles à long terme.

La formation de structures justes n’est pas du ressort de l’Eglise. Le devoir immédiat d’agir pour un ordre juste dans la société est au contraire le propre des fidèles laïcs. En tant que citoyens de l’Etat, ils sont appelés à participer personnellement à la vie publique. Benoît XVI Deus caritas est.


L’Amour préférentiel pour les pauvres est-il au centre des décisions des hommes politiques ? N’y a-t-il pas là une réponse aux problèmes de sécurité que connaît notre pays ?

A quand un plan Marshall sous l’égide de l’ONU pour empêcher les exodes dramatiques, et permettre aux populations concernées de vivre dignement dans leur pays natal qu’elles quittent, forcées par la faim, la maladie, la violence, le racisme ? Plutôt que de chercher les meilleurs critères de retenue des « meilleurs immigrants » dans nos pays occidentaux, ne devrait-on pas se soucier du droit de ces populations « à ne pas avoir à immigrer »… ?


Au début du nouveau millénaire, la pauvreté de milliards d’hommes et de femmes est la « question qui, plus que tout autre, interpelle notre conscience humaine et chrétienne ». La pauvreté, sous différentes formes et conséquences, se caractérise par une croissance inégale et ne reconnaît pas à chaque peuple « le même droit à s’asseoir à la table du festin ». Le principe de solidarité, notamment la lutte contre la pauvreté, doit toujours être opportunément associé à celui de la subsidiarité, grâce auquel il est possible de stimuler l’esprit dans les pays pauvres eux-mêmes. Cdse n° 449

L’immigration peut être une ressource, plutôt qu’un obstacle au développement. Les immigrés, dans la majorité des cas, répondent à une demande de travail qui, sans cela, resterait insatisfaite, dans des secteurs et des territoires où la main d’œuvre locale est insuffisante ou n’est pas disposée à effectuer ce travail. Les institutions des pays d’accueil doivent veiller soigneusement à ce que ne se répande pas la tentation d’exploiter la main d’œuvre étrangère. Cdse n° 297-298

Les pouvoirs publics veilleront au respect du droit naturel qui place l’hôte sous la protection de ceux qui le reçoivent. Les autorités politiques peuvent en vue du bien commun dont elles ont la charge subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l’égard du pays d’adoption. L’immigré est tenu de respecter avec reconnaissance le patrimoine matériel et spirituel de son pays d’accueil, d’obéir à ses lois et de contribuer à ses charges. Catéchisme de l’Eglise Catholique.


Pourquoi le maintien ou le retour des immigrés dans leur pays ne seraient-ils pas accompagnés de la remise de la dette… et de l’aide pour lutter contre la corruption, pour assurer le droit fondamental des peuples à leur subsistance et à leur progrès ?

La religion doit elle être cantonnée à la vie privée ? 60% de chrétiens votent à « droite »…40% à gauche ! Et cela à partir d’un même Dieu, d’un même évangile, d’une même foi ! Y aurait-il un Jésus de droite, un autre de gauche ? Comment rendre cohérent notre foi et nos actes ?


La liberté politique n’est pas fondée sur l’idée relativiste selon laquelle toutes les conceptions du bien de l’homme on la même vérité et la même valeur…mais plutôt sur le fait que les activités politiques visent au coup par coup, à des réalisations extrêmement concrètes du vrai bien humain et social, dans un contexte historique, géographique, économique, technologique et culturel bien déterminé. La réalisation concrète et la diversité des circonstances engendrent généralement une pluralité d’orientations et de solutions. Cependant celles-ci doivent être moralement acceptables. Note de la Congrégation pour la doctrine de la Foi sur l’engagement des catholiques dans la vie politique 2002.

« L’Eglise respecte l’autonomie légitime de l’ordre démocratique et elle n’a pas qualité pour exprimer une préférence de l’une ou de l’autre solution institutionnelle ou constitutionnelle », elle n’a pas non plus la tâche de s’occuper des programmes politiques, sinon pour leur implications religieuses et morales. Cdse 424

Lorsque, dans des domaines et des situations qui renvoient à des exigences éthiques fondamentales, des choix législatifs et politiques contraires aux valeurs et aux principes chrétiens sont proposés ou effectués, le Magistère enseigne que « la conscience chrétienne bien formée ne permet à personne d’encourager par son vote la mise en œuvre d’un programme politique ou d’une loi dans lesquels le contenu fondamental de la foi et de la morale serait évincé par la présentation de propositions différentes de ce contenu ou opposées à lui ». Cdse 570

La nature sociale de l’homme requiert elle-même qu’il exprime extérieurement les actes internes de religion, qu’en matière religieuse il ait des échanges avec d’autres, qu’il professe sa religion sous une forme communautaire Vatican II

La doctrine sociale est un instrument efficace de dialogue entres les communautés chrétienne et la communauté civile et politique. Cdse 534.


Notre culture politique en France nous impose de nous positionner à gauche ou à droite. Est-ce que cela a un sens ? Qui a le monopole du cœur ? Quelle alternative peut-on proposer à ce clivage ?

La demande « du travail pour tous » est-elle encore réaliste aujourd’hui ?

Le travail doit permettre à chacun de vivre et le fruit de celui-ci permettre à chacun de s’épanouir. N’est-il pas temps de redonner à ceux qui s’investissent une vrai récompense pour redonner le goût au travail ? Peut-on relancer les valeurs du travail en tant qu’épanouissement de l’être humain ?


Le travail est un droit fondamental et c’est un bien pour l’homme : un bien utile, digne de lui car apte précisément à exprimé et à accroître la dignité humaine. L’Eglise enseigne la valeur du travail non seulement parce qu’il est toujours personnel, mais aussi en raison de son caractère de nécessité. Le travail est nécessaire pour fonder et faire vivre une famille, pour avoir droit à la propriété, pour contribuer au bien commun de la famille humaine.

La considération des implications morales que comporte la question du travail dans la vie sociale conduit l’Eglise à qualifier le chômage de « véritable calamité sociale », surtout pour les jeunes générations. Le travail est un bien de tous, qui doit être disponible pour tous ceux qui en son capables. Le « plein emploi » est donc un objectif nécessaire pour tous système économique tendant à la justice et au bien commun. Cdse 287-288

Face à ces responsabilités, l'Eglise présente, comme orientation intellectuelle indispensable, sa doctrine sociale qui reconnaît le caractère positif du marché et de l'entreprise, mais qui souligne en même temps la nécessité de leur orientation vers le bien commun. Cette doctrine reconnaît aussi la légitimité des efforts des travailleurs pour obtenir le plein respect de leur dignité et une participation plus large à la vie de l'entreprise, de manière que, tout en travaillant avec d'autres et sous la direction d'autres personnes, ils puissent en un sens travailler « à leur compte», en exerçant leur intelligence et leur liberté.

L'entreprise ne peut être considérée seulement comme une « société de capital » ; elle est en même temps une « société de personnes » dans laquelle entrent de différentes manières et avec des responsabilités spécifiques ceux qui fournissent le capital nécessaire à son activité et ceux qui y collaborent par leur travail. Centesimus annus


Aujourd’hui le salarié lié à l’entreprise par un contrat de subordination est considéré comme une charge de l’entreprise. Qui proposera les modifications de la législation pour que le salarié devienne un actionnaire (partenaire), de l’entreprise ?

VIE

Est-ce que la vie est respectée depuis son commencement jusqu’à sa fin (avortement, euthanasie, soins palliatifs) ? La science fait d’énormes progrès et bouscule nos repères en termes d’éthique. Ne devons nous pas plutôt que de nous arque bouter sur des principes, promouvoir une prise de conscience de la communauté scientifique ? La vraie conversion ne viendra t’elle pas plus d’une prise de conscience que de l’affirmation d’interdits ?


La famille fondée sur le mariage est véritablement le sanctuaire de la vie, le lieu où la vie, don de Dieu peut être convenablement accueillie et protégée contre les nombreuses attaques auxquelles elle est exposée, le lieu où elle peut se développer suivant les exigences d’une croissance humaine authentique. Le service de l’Evangile de la vie suppose que les familles, spécialement par leur participation à des associations, s’emploient à obtenir que les lois et les institutions de l’Etat ne lèsent en aucune façon le droit à la vie, de la conception à la mort naturelle, mais le défendent et le soutiennent. Cdse 231

Le fidèle laïc est appelé à discerner, dans les situations politiques concrètes, les pas qu’il est possible d’accomplir de façon réaliste pour mettre en pratique les, principes et les valeurs morales propres à la vie sociale. Ceci exige une méthode de discernement personnel et communautaire. Cdse 568

Lorsque, dans des domaines et des situations qui renvoient à des exigences éthiques fondamentales, des choix législatifs et politiques contraires aux valeurs et aux principes chrétiens sont proposés ou effectués, le magistère enseigne que la conscience chrétienne bien formée ne permet à personne d’encourager par son vote la mise en œuvre d’un programme politique ou d’une loi dans lesquels le contenu fondamental de la foi et de la morale serait évincé par la présentation de propositions différentes de ce contenu ou opposé à lui. Dans le cas où il n’aurait pas été possible de conjurer la mise en œuvre de ces programmes ou d’empêcher ou d’abroger ces lois, le parlementaire, dont l’opposition personnelle absolue en la matière serait manifeste pourrait licitement offrir son soutien à des propositions visant à limiter les dommages causés par ces programmes et par ces lois. Cdse 570


Sur les questions économiques les politiques s’affirment haut et fort. Pourquoi les repères éthiques sont-ils souvent absents de leur programme de références et des discours ?











 
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