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Pétitions, manifestations : le « mariage gay » remis en question

  Publié le mardi 4 décembre 2012

La question du « mariage homosexuel » est devenue brûlante. Pas un jour sans que les médias n’évoquent le sujet, mais aussi les personnalités politiques, professionnelles – je pense aux pédopsychiatres notamment et aux spécialistes de l’adoption -, religieuses – des évêques bien sûrs, mais aussi des pasteurs protestants, évangéliques, et récemment le grand rabbin de France, Gilles Bernheim… Il y a les « pour », il y a les « anti », il y a les indécis… Et l’on perçoit un certain flottement dans les rangs mêmes de la majorité présidentielle, si bien que le dépôt du projet de loi a été repoussé à janvier par le gouvernement.


Entretien avec Falk van Gaver, délégué de l’Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon

Des initiatives ont vu le jour pour proposer, créer un débat, toucher les consciences, mobiliser les citoyens… Pétitions en ligne, manifestations… Une des premières choses qui peut frapper l’internaute lorsqu’il se penche sur la question du « mariage homosexuel », ce sont les nombreuses pétitions qui le remettent en question. Cela va de pétitions quasi confidentielles de quelques centaines ou milliers de signatures à des pétitions plus en vue qui se rapprochent des cent mille signatures…


-  Il y a plusieurs pétitions en ligne, on ne s’y retrouve plus tellement, on signe les unes et les autres, mais pourquoi y en a-t-il plusieurs ?


-  Ce n’est pas du tout un mauvais signe qu’il y ait plusieurs pétitions en ligne, mais au contraire on voit bien que cela reflète la diversité des initiatives, la diversité des motivations, mais aussi que cela ressort de la société civile dans sa diversité. Il ne s’agit certes pas d’un mouvement unifié, unique, avec une sorte de pensée unique, mais d’une réaction de couches très diverses de la société, on le voit, avec des pétitions ouvertement religieuses – comme celle des Chrétiens de gauche qui se réfère dès son nom aux valeurs chrétiennes -, d’autres davantage juridiques – ainsi Consultation nationale lancée par des juristes -, ou politiques – ainsi le Collectif des maires pour l’enfance. Tout cela révèle une véritable diversité qui est celle du corps social et une véritable vitalité irréductible à un parti ou un mot d’ordre.

- Quelles sont les principales pétitions, quelle est leur représentativité, leur impact, leur objectif ?

-  On ne pourra pas toutes les évoquer ici, mais les principales, en terme de nombre de signatures, sont Référendum officiel (plus de 60 000 signataires) qui demande un référendum sur la question et Tous pour le mariage (plus de 80 000 signataires) qui demande plus largement un débat démocratique nationale et des Etats généraux du mariage, de la filiation et de la famille. Si on cumule toutes les pétitions – dont celle de l’Alliance Vita – on arrive à plus de 250 000/près de 300 000. C’est un certain succès, car le mouvement a démarré tard… Elles représentent une grande variété de personnes, issues de toute la France dont l’outremer, de tous les milieux, de tous les âges… Leur objectif et leur impact, c’est de susciter un débat, de faire repousser le projet de loi pour prendre le temps de la délibération et de la réflexion.

- Justement, l’OSP a été porteur de la pétition Tous pour le mariage portée par le Collectif du même nom : pouvez-vous nous en dire plus ?

-  Interpelé par la demande d’un certain nombre de laïcs du diocèse ou d’ailleurs, l’OSP a accepté, avec l’accord de notre évêque, Mgr Dominique Rey, d’être porteur de la pétition Tous pour le mariage, que l’on trouve sur internet sur tous-our-le-mariage.fr. L’une des plus tard lancées, puisqu’elle a à peine plus d’un mois, elle est aussi celle qui recueille le plus de signataires et qui rencontre le plus d’écho. Ce n’est pas une pétition « religieuse » mais une pétition laïque, ouverte à tous, et je pense que c’est ce qui fait aussi son succès au-delà de la seule « catosphère ». Et puis, nous avons de nombreux parrains, des politiques d’abord, de droite ou de gauche, mais aussi des philosophes, des psychiatres, des évêques – une dizaine -, des imams, etc.

Nous avons évoqué les pétitions remettant en question le projet de loi sur le « mariage homosexuel », nous avons eu à Toulon et dans toute la France une première série de manifestations, ou plutôt de flash mob, de happenings anti « mariage gay », le 23 octobre dernier… J’y étais, nous y étions, revenons là-dessus.

-  On voit dans ce happening de Vita le souci de remettre l’enfant au cœur du débat, qu’en dites-vous ?

-  C’est une approche partagée par la plupart des Français, car les sondages montrent que si une majorité d’entre eux est favorable au mariage homosexuel, une majorité est en même temps hostile à l’adoption par des couples homosexuels – sans parler de tous les spécialistes de l’adoption et de l’enfance qui sont très réticents. Il faut montrer que le mariage est ce qui fonde la filiation, la famille, et que les deux questions sont directement liées et amener nos concitoyens à réfléchir là-dessus, c’est certain.


-  Ce souci de l’enfant touche en premier lieu les parents et les éducateurs. Faut-il invoquer le principe de précaution ?


-  Oui, pourquoi n’appliquerait-on pas le principe de précaution à ces questions qui touchent intimement ce que l’on appelle « l’écologie humaine », l’écologie de l’homme, de la femme, de l’enfant, l’écologie de la famille. Lorsque l’on touche à des questions aussi délicates que le mariage, la filiation, la généalogie, l’indentité profonde des personnes, la construction de la personnalité des enfants, il ne faut pas jouer aux apprentis sorciers pour satisfaire les revendications d’une minorité – et d’une minorité de la minorité homosexuelle - , mais avant tout être très prudents.


-  De nombreux élus locaux, maires et adjoints, sont inquiets. Si la loi passe, faudra-t-il invoquer l’objection de conscience ?


-  Il faut que le gouvernement entende la voix de nombreux élus, et d’abord de nombreux maires et adjoints au maire qui sont les officiers de l’état civil et qui donc célèbrent les mariages, et qui demandent une clause de conscience pour ne pas être obligé de célébrer un « mariage gay ». Et, si cette loi passe, il faudra réfléchir à la pratique de l’objection de conscience, qui a une portée symbolique dépassant son efficacité immédiate (elle n’empêchera aucun mariage homo). Et espérer ou susciter une future majorité qui abrogera la loi…

Propos recueillis par Yann de Rauglaudre







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