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Messe d’ouverture des JMJ 2008 de Sydney : image et son

  Publié le mardi 15 juillet 2008 , par Grégory Soodts

L’archevêque de Sydney a ouvert le 15 juillet 2008 la XXIII° Journée mondiale de la jeunesse par une messe au bord de l’océan, célébrée en présence de milliers de jeunes arrivés des divers continents.
La cérémonie présidée par le cardinal George Pell a débuté par l’entrée de la croix des JMJ qui a été convoyée de pays en pays par des jeunes.


Les JMJ ont vraiment commencé !

Mgr Pell, archevêque de Sydney, a demandé aux jeunes d’être fidèles au Christ, durant l’homélie de la messe d’ouverture, malgré tous les sacrifices que cela demande.

Ne passez pas votre vie sans prendre position , a-t-il expliqué, en pensant qu’il vaut mieux ne pas choisir, car c’est en ayant foi en ce que vous entreprenez que vous pourrez vivre en plénitude.

Grand était l’intérêt des dizaines de milliers de jeunes rassemblés pour l’événement de cette première eucharistie, l’eucharistie centre de notre vie, centre de toutes les journées mondiales de la jeunesse. Les jeunes de notre diocèse y étaient également présents.

Ils ont reçu, comme les autres pèlerins du monde entier, le premier des SMS quotidiens de Benoît XVI :

“Jeune ami, Dieu et son peuple espèrent beaucoup de toi parce que tu portes en toi le cadeau suprême des Pères : l’esprit de Jésus. BXVI”

A partir de jeudi, avec la présence de Benoit XVI, ils entreront dans la phase la plus intense des JMJ 2008 de Sydney !

(voir les photos en bas de page)

Homélie de la messe d’ouverture de Sydney

Nous savons tous que le Christ notre Seigneur est souvent décrit comme le Bon Berger du psaume d’aujourd’hui. Il nous est dit qu’il nous mène vers les eaux tranquilles, qu’il nous fait revivre et qu’il nous permet de reposer en paix.

Utilisant un jour cette image, Jésus expliqua qu’un tel berger était prêt à laisser quatre-vingt-dix-neuf brebis pour partir à la recherche de la centième égarée.

De nos jours, il existe peu de pays où un berger possède un troupeau de seulement 20 ou 30 brebis et, en Australie, où les fermes sont vastes et les troupeaux immenses, le conseil de notre Seigneur n’est pas très pratique. Si la brebis égarée a de la valeur et est en bonne santé, il est possible que cela vaille la peine d’aller la chercher. Plus souvent cependant, elle est abandonnée ou son absence n’est même pas remarquée.

Jésus rappelait que Lui et Son Père ne sont pas ainsi parce qu’Il connaît chacune de ses brebis et, comme un bon père, Il part à la recherche de la brebis égarée qu’il aime, en particulier si elle est malade, qu’elle a des problèmes ou qu’elle est incapable de s’aider elle-même.

Un peu plus tôt, je vous ai tous souhaité la bienvenue pour cette semaine des Journées Mondiales de la Jeunesse et je renouvelle maintenant cette bienvenue. Je ne commence pas cependant par les quatre-vingt-dix neuf brebis bien portantes, ceux d’entre vous déjà ouverts à l’action de l’Esprit, peut-être même déjà témoins fidèles de la foi et de la charité. Je commence par accueillir et encourager tous ceux, où qu’ils soient, qui se considèrent égarés, en détresse profonde, sans espérance ou même épuisés.

Jeunes et vieux, hommes et femmes, le Christ continue d’appeler ceux qui souffrent à venir à lui pour être guéris, comme il le fait depuis deux mille ans. La cause de la blessure est quelque chose de secondaire, qu’il s’agisse de la drogue ou de l’alcool, des divisions familiales, des désirs de la chair, de la solitude ou de la mort. Peut-être même de la vacuité du succès.

L’appel du Christ s’adresse à tous ceux qui souffrent, pas seulement aux catholiques ou aux autres chrétiens, mais en particulier à ceux qui n’ont pas de religion. Le Christ vous appelle à revenir à la maison c’est-à-dire à l’amour, à la guérison et à la vie communautaire.

La première lecture d’aujourd’hui est tirée du livre d’Ézéchiel qui, avec Isaïe et Jérémie, est l’un des trois grands prophètes juifs. Beaucoup de régions d’Australie souffrent encore de la sècheresse. Tous les Australiens comprennent donc l’image de la vallée d’ossements desséchés et de squelettes sans chair. Mais cette vision sinistre est offerte avant tout à quiconque et à tous ceux d’entre vous qui sont tentés de dire « notre espérance est détruite, nous sommes perdus ».

Ce n’est jamais vrai tant que nous pouvons poser un choix. Tant qu’il y a la vie, il y a toujours la possibilité d’espérer et, avec l’espérance chrétienne, viennent la foi et la charité. Jusqu’au bout, nous sommes toujours capables de choisir et d’agir.

Cette image de la vallée d’ossements desséchés, la plus spectaculaire de toute la Bible, fut donnée lorsque la main de Dieu se posa sur Ézéchiel pendant la captivité du peuple juif à Babylone, très certainement au début plutôt qu’à la fin du sixième siècle avant J.C. Pendant environ 150 ans, le destin politique du peuple juif s’était assombri, principalement au profit des Assyriens. En 587 avant J.C, survint l’ultime et catastrophique défaite qui donna lieu à leur exil. Le peuple juif était désespéré et impuissant face à cette situation.

C’est le contexte historique de la vision dramatique d’Ézéchiel dans laquelle les morts étaient bien morts, squelettes blanchis après le festin funèbre des oiseaux prédateurs qui se rassasiaient de leur chair. C’était un immense champ de bataille d’hommes sans sépulture.

Un Ézéchiel hésitant et réticent fut envoyé par Dieu pour apporter la parole à ces ossements et, alors qu’il prophétisait, un tremblement de terre survint et les ossements se rassemblèrent avec grand bruit. Les ligaments se reconstituèrent, la chair et la peau se reformèrent autour des corps. Une étape manquait cependant encore, et le souffle, ou l’esprit, venu des quatre coins de la terre, emplit les corps « qui revenaient à la vie, se levèrent en une grande et puissante armée ».

Alors que nous voyons aujourd’hui cette vision comme la préfiguration de la résurrection des morts, le peuple juif du temps d’Ézéchiel ne croyait pas à une telle conception de l’au-delà. Pour eux, cette immense armée de juifs ressuscités représentait tout le peuple juif, ceux venus du royaume du nord pris à l’Assyrie, ceux restés chez eux et ceux de Babylone. Ils se réuniraient en un seul peuple dans leur propre pays et sauraient que l’unique vrai Dieu était l’auteur de tout cela. À travers les siècles, nous chrétiens avons utilisé ce passage de la liturgie au moment de Pâques, particulièrement lors du baptême des catéchumènes pendant la veillée pascale et il s’agit, bien sûr, d’une image puissante du pouvoir régénérateur de l’unique vrai Dieu pour cette vie et pour l’éternité.

La sagesse du monde prétend que les léopards ne changent pas de territoire, mais, nous chrétiens, croyons dans le pouvoir de l’esprit à convertir et transformer les hommes en les éloignant du mal pour les attirer au bien ; en les éloignant de la peur et de l’incertitude pour les rapprocher de la foi et de l’espérance.

Les croyants sont encouragés par la vision d’Ézéchiel, car nous connaissons le pouvoir du pardon de Dieu, cette capacité du Christ et de la tradition catholique à engendrer une vie nouvelle même dans les circonstances les plus désespérées.

Nous avons un aperçu de ce même pouvoir dans la vision qu’Ézéchiel offre aujourd’hui, à chacun d’entre vous sans exception. Vous, jeunes pèlerins, pouvez regarder vers le futur qui se présente à vous, ce futur si riche de promesses. La parabole de l’Évangile du semeur vous rappelle la formidable opportunité qui vous est offerte d’embrasser votre vocation et de produire une moisson abondante, une récolte au centuple.

Mathieu, Marc et Luc situent tous les trois cette parabole du semeur au début de leur recueil des paraboles de Jésus. Elle explique certaines des vérités fondamentales sur les défis posés aux disciples chrétiens et énumère les obstacles à une vie chrétienne qui porte du fruit. La fidélité n’est pas innée ou inévitable.

Un détail rend cette parabole plus plausible, car il semble que les juifs au temps de Notre Seigneur ne labouraient pas la terre avant de l’ensemencer. Ainsi nous comprenons mieux que le grain puisse tomber ailleurs que dans les sillons.

Sommes-nous parmi ceux dont la foi a déjà été enlevée par le diable, comme le traduit l’explication donnée par Notre Seigneur à l’image des oiseaux du ciel mangeant le grain ? Personne ici n’aimerait faire partie de cette catégorie. Certains sont peut-être comme le grain tombé dans les pierres qui ne peut pas s’enraciner. Ceux qui sont dans cette deuxième catégorie s’efforcent certainement de prendre un nouveau départ dans leur vie spirituelle, ou tout au moins d’examiner la possibilité de le faire. Mais la plupart d’entre nous se trouvent dans la troisième et la quatrième catégories : le grain est tombé dans de la bonne terre, a poussé et a porté du fruit. Toutefois nous sommes en danger d’être étranglés par les soucis de la vie. Nous tous, même ceux qui ne sont plus de la première jeunesse, devons prier pour obtenir sagesse et persévérance.

Je n’ai aucune difficulté à croire que Notre Seigneur a expliqué clairement la signification de cette parabole à ses disciples les plus proches et que ceux-ci lui demandaient régulièrement de leur redonner des explications. Mais la réponse du Seigneur est déconcertante ; il répartit ces disciples en deux groupes : ceux auxquels le mystère du Royaume a été révélé et ceux pour lesquels les paraboles resteront toujours des paraboles. Ce second groupe est décrit dans des mots du prophète Isaïe comme ceux qui ont beau regarder mais ne voient pas, qui ont beau entendre mais ne comprennent pas. Le contexte de cette parabole est probablement l’étonnement exprimé par les disciples de Notre Seigneur à la vue du nombre important de ceux qui n’ont pas accepté son enseignement. Pourquoi en est-il encore ainsi ? Que devons-nous faire pour être au nombre de ceux à qui les mystères du Royaume ont été révélés ?

L’appel de l’unique vrai Dieu demeure mystérieux, en particulier de nos jours où tant de bonnes personnes ont du mal à croire. Même aux temps des prophètes, beaucoup de ceux qui les écoutaient demeurèrent spirituellement sourds et aveugles, tandis que beaucoup à travers les âges ont admiré la beauté de l’enseignement de Jésus, mais n’ont jamais été poussés à répondre à son appel.

Notre tâche est d’être ouvert à la puissance de l’Esprit, de permettre à Dieu d’agir en nous. La motivation humaine est complexe et mystérieuse. En effet, certains catholiques et autres chrétiens très croyants sont parfois dévots et agissent avec bonté mais sont déterminés à ne pas faire un pas de plus. À l’inverse, certains disciples de Christ peuvent être beaucoup moins zélés et fidèles, mais plus enclins à devenir meilleurs parce qu’ils comprennent leur pauvreté et leur ignorance. Et vous, où vous situez-vous ?

Quelle que soit notre situation, nous devons prier pour avoir un coeur ouvert, pour avoir la volonté de faire un pas de plus, même si nous nous avons peur de nous aventurer un peu plus loin. Si nous prenons la main que Dieu nous tend, Il fera le reste. La confiance est la clé. Dieu nous ne décevra pas.

Comment pouvons-nous faire pour éviter de passer de la dernière et meilleure catégorie de ceux qui portent du fruit à ceux “qui sont étranglés par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie” et ne produisent pas de fruit ?

La seconde lecture de la lettre de St Paul aux Galates nous montre la bonne direction, nous rappelant tous que chacun doit prendre position dans la lutte séculaire entre le bien et le mal, entre ce que Paul appelle la chair et l’Esprit. Ce n’est pas suffisant d’être simplement un passager, d’essayer de vivre en zone neutre entre les parties qui s’affrontent. La vie nous force à choisir et finit par détruire la possibilité de neutralité.

Nous donnerons de bons fruits en apprenant le langage de la Croix et en l’inscrivant dans nos coeurs. Le langage de la Croix nous apporte les fruits de l’Esprit qui sont énumérés par Paul, nous permettant d’être habités de la paix et de la joie, et d’être bienveillants et généreux envers notre prochain. Suivre le Christ a un coût ; ce n’est pas toujours facile, car cela requiert de combattre ce qui St Paul appelle « la chair », notre ego implacable, notre bon vieil égoïsme. C’est toujours un combat, même pour un aîné comme moi !

Ne vivez pas votre vie sans prendre position, mais posez des choix car seul l’engagement apporte la plénitude. Nous parvenons au bonheur en répondant à nos obligations, en faisant notre devoir, en particulier en nous engageant dans les petites choses et de manière régulière pour pouvoir ensuite relever les défis plus grands. Beaucoup ont trouvé l’appel de leur vie aux Journées Mondiales de la Jeunesse.

Être un disciple de Jésus requiert de la discipline, en particulier de l’autodiscipline, ce que Paul nomme la maîtrise de soi. La pratique de la maîtrise de soi ne fera pas de vous une personne parfaite (cela ne m’est pas arrivé), mais la maîtrise de soi est nécessaire pour faire grandir et protéger l’amour dans nos coeurs et empêcher que les autres, spécialement nos familles et nos amis, soient blessés par nos écarts dans la méchanceté ou la paresse.

Je prie que, par la puissance de l’Esprit, chacun d’entre vous se joigne à cette immense armée de saints, guéris et nés à la vie, qui a été révélée à Ézéchiel, a enrichi l’histoire humaine pour des générations innombrables et qui est récompensée dans l’autre vie.

Permettez-moi de conclure en adaptant l’un des plus puissants sermons de St Augustin, le plus brillant théologien du premier millénaire et évêque, il y a 1600 ans, de la petite ville d’Hippone en Afrique du Nord.

Je pense qu’au cours des cinq prochains jours de prière et de célébration, vos esprits seront élevés, comme c’est toujours le cas pour moi, dans l’enthousiasme de ces Journées Mondiales de la Jeunesse. Si Dieu le veut, nous serons tous heureux d’y avoir participé, en dépit du coût, des difficultés et de la distance parcourue. Pendant cette semaine, nous avons toutes les raisons de nous réjouir et de célébrer notre libération et le renouvellement de notre foi. Nous sommes appelés à ouvrir nos coeurs à la force de l’Esprit. À vous les plus jeunes, je vous donne un petit conseil : dans l’enthousiasme et l’excitation n’oubliez pas d’écouter et de prier !

Beaucoup d’entre vous ont fait tant de chemin que vous pensez peut-être être arrivés aux extrémités de la terre ! Si c’est le cas, tant mieux, car notre Seigneur a dit aux apôtres qu’ils seraient ses témoins à Jérusalem et jusqu’aux extrémités de la terre. Cette prophétie s’est réalisée dans le témoignage apporté par de nombreux missionnaires dans ce vaste continent austral et elle s’accomplit à nouveau par votre présence ici.

Ces journées vont passer trop vite et la semaine prochaine nous redescendrons sur terre. Pendant un temps, certains d’entre vous trouveront morose et décevant le monde réel de la famille et de la paroisse, du travail et des études.

Bientôt, trop vite, vous serez partis. Pour un court temps, nous sommes ici à Sydney au centre du monde catholique mais, la semaine prochaine, le Saint-Père rentrera à Rome, nous, habitants de Sydney, retourneront dans notre paroisse tandis que vous, pèlerins du monde, rentrerez chez vous dans des régions proches ou lointaines.

Autrement dit, la semaine prochaine, nous nous dirons au revoir. Mais lorsque nous nous quitterons après ces jours heureux, ne nous séparons pas de notre Dieu aimant et de son Fils Jésus Christ. Que Marie, Mère de Dieu, que nous invoquons pendant ces Journées Mondiales de la Jeunesse sous le titre de Notre Dame de la Croix du Sud, nous fortifie dans cette résolution.

Je prie donc. Viens, viens ô Souffle de Dieu, des quatre vents, de toutes les nations et peuples de la terre et répands tes bénédictions sur cette grande terre australe de l’Esprit Saint.

Donne-nous la force également d’être une nouvelle magnifique et immense armée d’humbles serviteurs et de fidèles témoins.

Nous adressons cette prière à Dieu notre Père au nom du Christ, Son Fils. Amen. Amen.

Cardinal George Pell Archévêque de Sydney


Retrouvez l’ambiance de cette messe d’ouverture en écoutant le reportage de RCF et tout particulièrement celui d’Audrey Souriau qui était parmi les jeunes du diocèse et qui a pu les interwiever.











 
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