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"Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement
des paroles qui lui furent dites
de la part du Seigneur"

Saint Luc (chapitre 1, verset 45)

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Marcher dans l’Espérance

  Publié le mercredi 28 octobre 2009 , par Françoise Girard

Guy Maigrot, membre de la communion Saint Lazare propose une réflexion sur l’Espérance chrétienne.


D’après le récent sondage d’un journal chrétien, 57% des baptisés ne croient pas à la résurrection de la chair !

Appelé à guider la prière au cours des célébrations d’obsèques, c’est le plus souvent face à des personnes n’ayant qu’un lointain rapport avec l’Eglise et son message d’Espérance, qu’il me faut témoigner. Il est alors impératif, pour que la parole ait quelque chance d’être reçue (sinon comprise) de revenir aux fondements du Christianisme.

Il me semble que si tout croyant est un marcheur hésitant, le chrétien lui, sait le chemin. Alors que le premier est animé par un vague espoir de s’en sortir, le second est rempli de cette Espérance fragile dont parle Péguy, petite fille qui avance entre ses deux grandes sœurs la Foi et la Charité.

Si le Dieu de la Bible invite l’homme à aller toujours de l’avant, c’est parce qu’il se comporte lui-même en marcheur qui connaît le but et veut nous y conduire. Avance en ma présence dit-il à Abraham ; et d’une certaine manière Jésus ne dit pas autre chose quand il emploie le mot heureux. Si l’on se souvient qu’en hébreu la racine du mot « ashr » qui est ainsi traduit indique aussi le mouvement vers l’avant, on comprend alors que les Béatitudes sont une succession d’encouragements à s’élancer vers le Royaume. L’expression est reprise dans un évangile souvent lu lors des obsèques : Heureux les serviteurs que le Maître à son arrivée trouvera… (Lc 12, 37).

Lorsque la mort survient, même prévisible en raison du grand âge ou d’une longue maladie, les proches du défunt semblent toujours aussi désemparés que dut l’être l’homme des cavernes. Quoi d’étonnant à cela : Jésus lui-même « en son humanité » est bouleversé quand on lui annonce la mort de son ami Lazare. Au risque de paraître hérétique, on pourrait se demander si ce n’est pas ce jour-là, devant la réaction de Marthe : Si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort (Jn 11 21), que Jésus non seulement manifeste le summum de sa puissance divine, mais s’engage à assumer humainement la mort qui tourmente tant les hommes.

A Naïm (Lc 7, 11-17) Il a déjà montré sa sollicitude envers les hommes dans la peine, en ramenant à la vie le fils d’une veuve. C’est la peine de la femme qui l’a touché viscéralement. Cela nous conduit à regarder Jésus et à le présenter aux personnes en désarroi, avec des yeux humains exprimant tous les sentiments qui l’animent réellement. Jésus vrai Dieu est un Dieu vivant, quelqu’un qu’on fréquente quotidiennement, Il est de nos familles.

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Ainsi, vraiment homme, il ira par sa propre mort, manifester la grandeur de l’Amour de Dieu au delà même de ce qu’Abraham avait reconnu lors du sacrifice d’Isaac « espérant contre toute espérance ». En commençant les obsèques, le célébrant invite l’assistance à découvrir (malgré la peine du moment), en la présence du Christ, pour nous-mêmes le signe de l’Espérance et il le concrétise en faisant le signe de la Croix. Peu de gens réalisent alors que le Christ, ayant pris notre nature se fait solidaire de notre condition de pécheur ; nouvel Adam, il nous contient tous en Lui quand il meurt sur la Croix. Ainsi le chrétien qui unit sa propre mort à celle de Jésus voit la mort comme une venue vers Lui et une entrée dans la vie éternelle (Catéchisme de l’Église Catholique n° 1020). La mort corporelle prend dès lors pour le chrétien un nouveau sens. Elle n’est plus seulement un destin inévitable auquel on se résigne, un décret divin qu’on accepte ou contre lequel on se révolte. Le chrétien « meurt pour le Seigneur » comme il avait vécu pour Lui (Rm 14, 7 et 8). Et s’il meurt de mort violente comme nos frères moines de Tiberhine, versant le sang en témoignage, cette mort par laquelle il glorifie Dieu, lui vaut la couronne de Vie. De nécessité angoissante, elle devient objet de béatitude. Heureux ceux qui meurent dans le Seigneur ! Qu’ils se reposent désormais de leurs peines ! (Ap 14, 13).

L’espoir d’immortalité et de résurrection qui se faisait jour dans l’Ancien Testament a maintenant trouvé dans le mystère du Christ sa base ferme. Car non seulement l’union à sa mort nous fait vivre actuellement d’une vie nouvelle, mais elle nous donne l’assurance que celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts donnera aussi la vie à nos corps mortels (Rm 8, 11).

Mais tout cela, dira-t-on, est déjà difficile à comprendre pour un « bon » chrétien, qu’en est-il aujourd’hui pour l’immense majorité des gens qui ne prennent guère le temps de penser à l’être étonnant qu’ils sont (Ps 138) autrement qu’en termes de plaisir de l’instant ?

Aucun de nous je crois n’a de réponse péremptoire à apporter à cette interrogation. Mais si notre Espérance est réelle, et non simple espoir sentimental, alors en toute humilité, comme la petite Bernadette, contentons-nous de déclarer je suis seulement chargée de vous dire, pas de vous faire croire.

Poursuivons notre chemin, solidaires de la peine des hommes mais sûrs de notre foi. L’Espérance au-delà de la mort, c’est la vie éternelle, venue glorieuse du Fils de l’homme. En attendant ce jour, l’Eglise, forte des promesses et de la présence de Jésus s’efforce de réaliser l’Espérance des Prophètes. Cette Espérance se doit, à travers chacun de nous, d’être joyeuse, même dans la souffrance et la peine des hommes privés d’un être cher. La gloire attendue est si grande qu’elle rejaillit sur le présent et, dans la persévérance, elle engendre, n’en doutons pas, la sobriété et le détachement. Que sont en effet les biens terrestres au regard de l’Espérance de participer à la nature divine (2 P 1, 4). Si nous n’en prenons pas conscience dans la foi, alors, comme le jeune homme riche de l’Évangile, nous aussi, nous partirons tout tristes. Sur le chemin d’Emmaüs, ils revenaient tout tristes et, au Marcheur qui se joint à eux, ils disent nous espérions, nous, qu’Il allait délivrer Israël… (Lc 24, 21). Toujours cet attrait pour le bas monde !

Tel un nouveau Moïse, le Christ ressuscité nous appelle à marcher à sa suite en Lui faisant confiance. Il sait le chemin du Royaume, seule vraie terre promise. Certes il nous faut passer par la mort, la mort de la Croix, pour remettre vertical ce qui en nous est trop horizontal. Par sa ‘chair’ il nous ouvre un chemin nouveau qu’en son humanité il ne cesse de parcourir ; Il est lui-même la Voie.

Alors pour le chrétien, le chemin ne va plus vers une fin terrestre, c’est une Personne : Jésus-Christ. C’est par Lui que se fait désormais le passage, marcher en Lui est ma seule Espérance : Si le Christ n’est pas ressuscité, alors vaine est ma foi (1 Co 15, 17).







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