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« Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. »

Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (1, 37)

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Litanie de Saint Joseph et compléments

  Publié le lundi 6 février 2012 , par Yann de Rauglaudre


Litanies de saint Joseph

Seigneur, aie pitié de nous. (bis)
Jésus-Christ, aie pitié de nous.
Seigneur, aie pitié de nous.
Jésus-Christ, écoute nous.
Jésus-Christ, exauce-nous.

Père du Ciel, qui es Dieu, aie pitié de nous
Fils, Rédempteur du monde, qui es Dieu aie pitié de nous
Esprit Saint, qui es Dieu aie pitié de nous
Trinité Sainte, qui es un seul Dieu aie pitié de nous

Sainte Marie, prie pour nous
Saint Joseph, prie pour nous
Honneur de la famille de David, prie pour nous
Gloire des Patriarches, prie pour nous
Epoux de la Mère de Dieu, prie pour nous
Chaste gardien de la Vierge, prie pour nous
Nourricier du fils de Dieu, prie pour nous
Vigilant défenseur du Christ, prie pour nous
Chef de la Sainte Famille, prie pour nous
Joseph très juste, prie pour nous
Joseph très chaste, prie pour nous
Joseph très prudent, prie pour nous
Joseph très courageux, prie pour nous
Joseph très obéissant, prie pour nous
Joseph très fidèle, prie pour nous
Merveille de patience, prie pour nous
Ami de la pauvreté, prie pour nous
Modèle des travailleurs, prie pour nous
Honneur de la vie de foyer, prie pour nous
Gardien des vierges, prie pour nous
Soutien des familles, prie pour nous
Consolation des malheureux, prie pour nous
Espérance des malades, prie pour nous
Patron des mourants, prie pour nous
Terreur des démons, prie pour nous
Protecteur de la Sainte Église, prie pour nous

Agneau de Dieu, qui efface les péchés du monde,
pardonne-nous, Seigneur

Agneau de Dieu, qui efface les péchés du monde,
exauce-nous, Seigneur

Agneau de Dieu, qui efface les péchés du monde,
prends pitié de nous

Il l’a établi maître de sa maison, il lui a confié son domaine.

Prions : Seigneur, ta divine Providence a choisi Saint Joseph pour être l’époux de ta sainte Mère. Fais qu’en nous mettant ici-bas sous sa protection, nous méritions de l’avoir pour intercesseur dans le ciel. Toi qui vis et règnes avec le Père et le Saint-Esprit, Dieu pour les siècles des siècles. Amen.


Saint Bernard - Deuxième homélie Super Missus est, 14-15
Mais, pourquoi voulut-il la renvoyer ? Ecoutez sur ce point, non pas ma propre pensée, mais la pensée des Pères. Si Joseph voulut renvoyer Marie, c’était dans le même sentiment qui faisait dire à saint Pierre, quand il repoussait le Seigneur loin de lui : « Eloignez-vous de moi car je suis un pécheur » et au centurion, quand il dissuadait le Sauveur devenir chez lui : « Seigneur je ne suis pas digne que vous veniez dans ma maison. » C’est donc dans cette pensée que Joseph aussi, se jugeant indigne et pécheur, se disait à lui-même, qu’il ne devait pas vivre plus longtemps dans la familiarité d’une femme si parfaite et si sainte, dont l’admirable grandeur le dépassait tellement et lui inspirait de l’effroi. Il voyait avec une sorte de stupeur à des marques certaines qu’elle était grosse de la présence d’un Dieu, et, comme il ne pouvait pénétrer ce mystère, il avait formé le dessein de la renvoyer.

Faut-il vous étonner que Joseph se soit trouvé indigne de la société de la Vierge devenue grosse, quand on sait que sainte Elisabeth ne put supporter sa présence sans une sorte de crainte mêlée te respect ? En effet, « d’où me vient, s’écria-t-elle, ce bonheur, que la mère de mon Seigneur vienne à moi ? » Voilà donc pourquoi Joseph voulait la renvoyer.

Si quelqu’un pense et soutient que Joseph eut le soupçon que tout autre homme aurait eu à sa place, mais que, comme il était juste, il ne voulut point habiter avec Marie, à cause de ses doutes mêmes, et que c’est parce qu’il était bon qu’il ne voulait point la traduire en justice, quoiqu’il la soupçonnât d’être coupable, et qu’il songeait à la renvoyer en secret ; je répondrai en deux mots qu’il faut pourtant reconnaître que les doutes de Joseph, quels qu’ils fussent, méritent d’être dissipés par un miracle d’en haut. Car il est écrit que « comme il était dans ces pensées, c’est-à-dire pendant qu’il songeait à renvoyer Marie, un ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit :« Joseph, fils de David, ne craignez point de retenir avec vous Marie, votre épouse, car ce qui est né en elle est l’oeuvre du Saint-Esprit. »

Voilà donc pour quelles raisons Marie fut fiancée à Joseph, ou plutôt, selon les expressions de l’Évangéliste « à un homme appelé Joseph. » Il cite le nom même de cet homme, non pas parce qu’il fut son mari, mais parce qu’il était un homme de vertu, ou plutôt d’après un autre Évangéliste, il n’est point simplement un homme, mais il est appelé son mari ; il était juste qu’il fût désigné par le titre même qui devait nécessairement paraître lui appartenir. Ainsi il dut être appelé son mari parce qu’il fallait qu’on crût qu’il l’était effectivement. De même il mérita d’être appelé le père du Sauveur, quoiqu’il ne le fût pas effectivement, afin qu’on crût qu’il l’était, comme l’Évangéliste remarque qu’on le croyait en effet : « Quant à Jésus, dit-il, il entrait dans sa douzième année, et passait pour être le fils de Joseph. » Il n’était donc en réalité ni le mari de la mère, ni le père du Fils, quoique par une certaine et nécessaire disposition, comme je l’ai dit plus haut, il reçut pendant un temps les noms de père et d’époux et fut regardé comme étant l’un et l’autre en effet.


Sainte Thérèse d’Avila - Vie écrite par elle-même, VI
Je pris pour avocat et pour protecteur le glorieux saint Joseph et je me recommandai très à instamment à lui. Son secours éclata d’une manière visible.

Ce père et protecteur de mon âme me tira de l’état où languissait mon corps, comme il m’a arrachée à des périls plus grands d’un autre genre, qui menaçaient mon honneur et mon salut éternel. Je ne me souviens pas de lui avoir jamais rien demandé, jusqu’à ce jour, qu’il ne me l’ait accordé. C’est chose admirable que les grâces insignes dont Dieu m’a comblée, et les dangers, tant de l’âme que du corps, dont il m’a délivrée par la médiation de ce bienheureux saint !

Le Très-Haut donne grâce, semble-t-il, aux autres saints pour nous secourir dans tel ou tel besoin ; mais le glorieux saint Joseph, je le sais par expérience, étend son pouvoir à tous. Notre-Seigneur veut nous faire entendre par là que, de même qu’il lui fut soumis sur cette terre, reconnaissant en lui l’autorité d’un père et d’un gouverneur, de même il se plaît encore à faire sa volonté dans le ciel, en exauçant toutes ses demandes. C’est ce qu’ont vu comme moi, par expérience, d’autres personnes auxquelles j’avais conseillé de se recommander à ce protecteur ; aussi le nombre des âmes qui l’honorent commence-t-il à être grand, et les heureux effets de sa médiation confirment de jour en jour la vérité de mes paroles. Je déployais pour sa fête tout le zèle dont j’étais capable, plus par vanité que par esprit intérieur. Je voulais qu’elle se célébrât avec la pompe la plus solennelle et avec la plus élégante recherche. En cela mon intention était droite, il est vrai, mais voici le côté fâcheux : au moindre petit bien accompli avec le secours de la grâce divine, je mêlais des imperfections et des fautes sans nombre, tandis que pour le mal, la recherche et la vanité, je trouvais en moi une adresse et une activité admirables. Plaise au Seigneur de me le pardonner !

Connaissant aujourd’hui, par une si longue expérience, l’étonnant crédit de saint Joseph auprès de Dieu, je voudrais persuader à tout le monde de l’honorer d’un culte particulier. Jusqu’ici j’ai toujours vu les personnes qui ont eu pour lui une dévotion vraie et soutenue par les oeuvres, faire des progrès dans la vertu ; car ce céleste protecteur favorise, d’une manière frappante, l’avancement spirituel des âmes qui se recommandent à lui. Déjà, depuis plusieurs années, je lui demande le jour de sa fête une faveur particulière, et j’ai toujours vu mes désirs accomplis. Lorsque ma prière s’écarte tant soit peu du but de la gloire divine, il la redresse afin de m’en faire retirer un plus grand bien.

Je demande seulement, pour l’amour de Dieu, ceux qui ne me croiraient pas, d’en faire l’épreuve ; ils verront par expérience combien il est avantageux de se recommander à ce glorieux patriarche, et de l’honorer d’un culte particulier. Les personnes d’oraison surtout devraient toujours l’aimer avec une filiale tendresse. Je ne comprends pas comment on peut penser à la Reine des anges et à tout ce qu’elle essuya de tribulations, durant le bas âge du divin Enfant Jésus, sans remercier saint Joseph du dévouement si parfait avec lequel il vint au secours de l’un et de l’autre. Que celui qui ne trouve personne pour lui enseigner l’oraison choisisse cet admirable saint pour maître, il n’aura pas à craindre de s’égarer sous sa conduite. Plaise au Seigneur que je ne me sois pas égarée moi-même en portant la témérité jusqu’à oser parler de lui ! Je publie, il est vrai, le culte particulier dont je l’honore ; mais, pour les actes tendant à le glorifier et pour l’imitation de ses vertus, je suis toujours restée bien en arrière.


Bienheureux Newman (1801-1890)
Converti au catholicisme, il écrivait en 1865 à son ami Pusey, resté protestant : Il y avait des saints plus rapprochés de Notre Seigneur que les apôtres et les martyrs ; mais comme si ceux-là avaient été perdus dans le rayonnement de sa gloire...pendant longtemps ils furent l’objet de moins d’attention.... Puis, à mesure que succédèrent des temps relativement calmes...se levèrent dans le firmament de l’Église ces astres lumineux, plus importants, plus augustes que tout ce qui les avait précédés, et qui se levaient tard précisément parce qu’ils rayonnaient d’une splendeur particulière...Saint Joseph en est l’exemple le plus frappant...Proclamé saint par l’Évangile, père nourricier de Notre Seigneur, il fut dès le commencement un objet de foi absolue et universelle pour le monde chrétien ; et cependant la dévotion envers lui est relativement récente. Quand elle commença, les hommes s’étonnèrent qu’on n’y eût pas songé plus tôt.


Depuis plusieurs années que je demande à saint Joseph quelque chose le jour de sa fête, il m’a toujours exaucée ; lorsque ma demande n’est pas tout à fait juste, il la redresse, pour mon plus grand bien. Que ceux qui ne trouveraient pas de maître pour leur enseigner l’oraison prennent pour maître ce glorieux saint Joseph, et ils ne s’égareront pas en chemin. (Sainte Thérèse d’Avila)

"Espérant contre toute espérance" :
n’est-ce pas une magnifique définition du chrétien ?
Nous sommes tous membres des peuples que Dieu a donnés comme descendance à Abraham. Chacun et chacune d’entre nous est pensé, voulu et aimé par Dieu. Chacun et chacune d’entre nous a son rôle à jouer dans le plan de Dieu, Père, Fils et Esprit Saint.

Si le découragement vous envahit, pensez à la foi de Joseph ;
si l’inquiétude vous prend, pensez à l’espérance de Joseph, descendant d’Abraham qui espérait contre toute espérance ;
si le dégoût ou la haine vous saisit, pensez à l’amour de Joseph, qui fut le premier homme à découvrir le visage humain de Dieu, en la personne de l’Enfant conçu par l’Esprit Saint dans le sein de la Vierge Marie.
Bénissons le Christ de s’être fait aussi proche de nous et rendons-Lui grâce de nous avoir donné Joseph comme exemple et modèle de l’amour à son égard.
(Benoît XVI, 19 mars 2009)











 
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