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Le sens de la croix et de la souffrance

  Publié le samedi 30 octobre 2010

Il y a des souffrances que l’on peut modérer.
L’exemple classique est celui des péchés de jalousie, d’envie, de haine, de rancune, d’amertume. Péchés particulièrement stupides puisqu’ils font souffrir inutilement. C’est en se convertissant qu’on retrouvera la paix de l’âme.


Il y a aussi des tourments que nous infligeons à nous-mêmes comme la rumination du passé, la révolte contre l’inévitable, l’inquiétude inutile pour un avenir improbable. Ces sentiments ne sont pas en eux-mêmes des péchés très graves. Mais le fait de s’y complaire et de leur permettre de détruire notre bonne humeur, alors qu’on pourrait leur résister semble quelque peu peccamineux. Il convient de se souvenir de cette prière d’un sage de l’Antiquité : « Mon Dieu donnez-moi la force de faire ce qui dépend de moi, le courage de supporter ce qui ne dépend pas de moi et la sagesse pour distinguer ce qui dépend de moi et ce qui ne dépend pas de moi ». En un sens, le simple fait de chercher à faire cette distinction suffit à chasser bon nombre de nos tourments intérieurs.

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Il y a des souffrances que l’on ne peut modérer et auxquelles pourtant on peut donner sens.

Sans revenir à l’image d’un Dieu qui châtie, il faut quand même reconnaître que parfois nos épreuves sont des conséquences justes et salutaires de nos erreurs et de nos péchés. Dans la mesure où à cette occasion nous prenons conscience de notre erreur et nous nous repentons de notre péché, l’épreuve devient l’occasion d’un progrès dans la sagesse et dans la vertu.

Il se peut aussi que l’épreuve, sans être liée à une faute particulière de notre part, soit l’occasion d’un progrès dans la patience, la soumission et l’abandon à Dieu.

Enfin, l’épreuve peut être liée à notre engagement à la suite du Christ. Le serviteur n’est pas au dessus du Maître. Nul n’a pris l’Evangile au sérieux sans rencontrer l’invitation du Seigneur à le suivre sur son chemin de Croix.

Que peut-on encore faire quand on ne peut plus rien dire ? Tout homme a besoin de donner un sens à la souffrance et, tant que cela est possible et bénéfique, il peut être bon de satisfaire ce besoin. Cependant, il existe certaines situations où le problème n’est plus de trouver un sens à la souffrance mais de donner sens à sa vie malgré la souffrance.

Le croyant doit donc parcourir un itinéraire long et éprouvant, au cours duquel son intelligence, sa sensibilité, son désir profond sont purifiés par le Dieu qui fait grâce au temps voulu et selon les chemins que lui seul connaît. Au cours de cet itinéraire, l’expérience de la souffrance qui fut au départ utile, douloureuse pour les sens, mais supportable pour l’intelligence devient de plus en plus une source de ténèbres. La souffrance physique se redouble de la souffrance de ne pas comprendre le sens de cette souffrance alors que, par le dynamisme le plus profond de son être, l’homme désire donner un sens à la souffrance. Aucun discours ne peut soulager cette détresse ; bien au contraire, les discours, y compris ceux qui sont tenus au nom de la foi, la rendent plus pesante encore.

Il n’est pas nécessaire de trouver un sens à la souffrance pour croire en la Providence. Allons plus loin et reconnaissons que c’est la foi en la Providence qui nous fait percevoir le caractère insensé de la souffrance. Garder la foi en la Providence au cœur même de cette souffrance qui nous paraît insensée, plonge notre intelligence dans l’obscurité, et nous conduit dans ce que saint Jean de la Croix appelle la « nuit de l’esprit », mais en même temps, nous fait communier en profondeur avec le Christ crucifié qui lui aussi a connu cette détresse mais s’est remis entre les mains du Père. Il ne nous demande rien d’autre que d’entrer à notre tour dans ce chemin de confiance en Dieu.


- Le mystère du Mal  ;
- Le Mal : quel est-il ?  ;
- Le péché des origines et ses conséquences  ;
- Le mystère rédempteur  ;
- Le péché des hommes  ;
- Entrer dans le salut en Jésus-Christ .







Cet article est tiré du mensuel diocésain "Eglise Fréjus-Toulon" no 144 d’octobre 2010, préparé par le père Laurent Sentis.

 




 
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