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En effet, ta charité m’a déjà apporté
beaucoup de joie et de réconfort,
car grâce à toi, frère,
les cœurs des fidèles ont trouvé du repos.

Phm1.07

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La souffrance homosexuelle

  Publié le lundi 1er octobre 2012

Philippe Ariño est un jeune professeur d’espagnol de 32 ans. Un jour, il fit ce constat : « L’homosexualité est inscrite en moi, je ne vais pas la fuir, je vais en faire quelque chose ». Depuis, il ne cesse de chercher ce qu’est le désir homosexuel, se penche sur la blessure qu’est l’homosexualité, pour mieux la comprendre, vivre plus libre et témoigner de son espérance. Retour sur une rencontre lors d’une conférence donnée à Hyères le samedi 28 septembre 2012.


Compte-rendu de la conférence de Philippe Ariño organisée par l’Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon

Paru sur Terre de Compassion

PHILIPPE : HOMO ET CATHO MAIS … LIBRE

de Aurélie Charrier

Philippe Ariño est un jeune professeur d’espagnol de 32 ans. Un jour, il fit ce constat : « L’homosexualité est inscrite en moi, je ne vais pas la fuir, je vais en faire quelque chose ». Depuis, il ne cesse de chercher ce qu’est le désir homosexuel, se penche sur la blessure qu’est l’homosexualité, pour mieux la comprendre, vivre plus libre et témoigner de son espérance. Retour sur une rencontre lors d’une conférence donnée à Hyères le samedi 28 septembre 2012.

Son homosexualité, Philippe Ariño, catholique pratiquant, ne la nie pas. Il est attiré par les hommes. C’est un désir qu’il juge inscrit profondément en lui. A 22 ans, il en parle à ses parents. Quelques années plus tard, il écrit son premier livre sur le thème, puis décide de vivre son homosexualité : s’en suivent plusieurs aventures amoureuses. De ces expériences, il retient une chose : elles ne le comblent pas. Il choisit alors la continence, et la voie de l’amitié désintéressée : « J’ai tout arrêté : drague, masturbation… Cela s’est fait tout naturellement parce que ce que je vivais avec les garçons ne me comblait pas, je percevais que je n’étais pas dans le meilleur de ce que je pouvais vivre. Et si on ne choisit pas le meilleur, dans sa vie, on est malheureux. » Au cœur de ce chemin, une immense confiance dans l’Eglise et en sa capacité de conduire les hommes vers leur vrai bien : « J’ai pris le parti de faire confiance à l’Eglise les yeux fermés » confie Philippe Ariño, qui exprime par ailleurs l’importance de son appartenance à des groupes d’aumônerie depuis son enfance, et de son amitié avec des prêtres.« L’Eglise, de par l’incarnation de Jésus, est proche de l’humain, et elle a de grandes intuitions qu’il faut écouter ». Elle croit en la liberté de l’homme, en sa capacité de choisir et d’aimer, de se donner. « Elle propose un chemin exigeant, qui attire l’homme vers le haut » dit Philippe Ariño .

Pour autant, il ne cesse de se pencher sur la question du désir homosexuel, qu’il porte en lui, que portent ses amis homosexuels. C’est une souffrance, c’est une blessure qu’il essaie de scruter, ne cherchant pas d’abord à la comprendre par la psychanalytique, ou par des arguments cathos, mais simplement en s’approchant : en partant de la simple réalité qu’il observe, des confidences reçues, d’expériences vécues. Il sort en boite, va à la Gay Pride, questionne ses amis… Bref, comme il le dit lui-même, il se « passionne » pour ce qu’il appelle « le désir homosexuel », pour la manière dont il s’exprime, ce qui le caractérise. En tout cela, il lui est nécessaire d’affronter la vérité nue, dans ce qu’elle a parfois de plus cru, de plus noir aussi : fantasme ou désir de viol, désir d’être objet, négation des différences, peur d’être unique, désir de se prendre pour Dieu, haine de soi et désir de fusion… 7 caractéristiques dont il se sert pour définir le désir homosexuel, et qui mettent en évidence une blessure. _

Le fantasme de viol par exemple, parfois lié à un viol réel, est souvent le fait d’un effondrement identitaire, pour gagner une personnalité, dans un contexte de construction et de panne identitaires. « L’amour homosexuel cache en général de gros drames. Il y a parfois une souffrance indescriptible ». La recherche d’une moitié du même sexe montre aussi une peur d’être unique, « beaucoup d’homos ont l’impression d’être des moitiés d’hommes ». La formation d’un couple homosexuel leur donne l’impression d’être « complet », « entier », « unique ». Philippe Ariño souligne les conséquences de cette peur de l’unicité : « Lorsque l’on pense que l’on n’est pas unique, on pense que l’on n’est pas aimé et que l’on n’aimera pas. »

Si ces 7 caractéristiques décrivent de manière particulière le désir homosexuel, elles mettent aussi en lumière, de manière plus générale, des particularités et des souffrances de notre société. « On peut sentir derrière cette question de gros enjeux. L’homosexualité fait peur. Car elle cristallise tous les problèmes sociaux possibles et inimaginables. Elle est le reflet de ruptures sociales diverses et variées en amour, en amitié, au niveau de la spiritualité, au niveau national et international… Le désir homosexuel est un des signes les plus marqués de ces ruptures, « le voyant rose ». Quand les personnes homosexuelles découvriront quel est leur rôle de conscience, cela va aider toute la société ».

Philippe Ariño, par son expérience, en témoigne. Et son témoignage est une vraie source d’espérance. D’une réalité douloureuse mais non fuie, prise au sérieux, est née sa mission. De sa vulnérabilité a jailli la grâce, d’une blessure, une source de guérison…







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