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En effet, ta charité m’a déjà apporté
beaucoup de joie et de réconfort,
car grâce à toi, frère,
les cœurs des fidèles ont trouvé du repos.

Phm1.07

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La bonne nouvelle du mariage

Deuxièmes Assises de l’Observatoire socio-politique diocésain

  Publié le mercredi 11 juillet 2007 , par Observatoire socio-politique diocésain

Le samedi 17 novembre 2007, à La Castille (La Crau - Var) étaient organisées les deuxièmes Assises de l’Observatoire socio-politique Diocésain. Le thème de la journée "Quel avenir pour la famille humaine ?"

Présentation du thème d’un des forums : "La bonne nouvelle du mariage".

Ce forum est organisé par la commission "Famille".


A l’heure où la France s’est choisie un nouveau président et une nouvelle majorité législative, pour engager le pays dans une dynamique de renouvellement, n’est-il pas de la responsabilité des chrétiens, de participer de toute la force de leur foi, à poser les questions essentielles ? L’interrogation des évêques : "Qu’as-tu fait de ton frère ?" ne résonne-t-elle pas d’une manière toute particulière à l’oreille de ceux qui, éclairés par les Ecritures et la Tradition de l’Eglise mais aussi par les dernières recherches scientifiques telles qu’elles apparaissent dans le livre "Quelle avenir pour la famille ? le coût du non-mariage" savent que tout commence par un couple et que la famille est le fondement de l’équilibre des personnes et des sociétés.

Quelle place est-il accordé à cette réalité fondamentale de l’existence humaine dans les projets politiques visant à "remettre la France sur les rails" ? Le mariage et la famille sont-ils réellement au cœur des préoccupations politiques de nos élus et de notre gouvernement ? Force est de constater, que la famille n’apparaît dans les attributions d’aucun ministre, et l’on ne sait, si elle doit faire l’objet d’une nomination à venir. Est-ce une raison pour se laisser aller au pessimisme ambiant créé par le martelage médiatique à visée hypnotique sur la crise, les souffrances et finalement la mort du mariage et de la famille ?

C’est parce que nous reconnaissons que le Christ a déjà vaincu le monde et pour assumer notre responsabilités de laïcs appelés à évangéliser notre société, que nous avons à jouer un rôle majeur et unique dans cet élan nouveau que semble avoir suscité l’élection présidentielle. Qui d’autre fera entendre la Bonne Nouvelle du mariage omniprésente dans les Ecritures, du livre de la Genèse à l’Apocalypse ? Qui d’autre témoignera de la beauté et de la grandeur du mariage, non seulement dans sa réalité naturelle mais aussi et surtout dans sa réalité surnaturelle par laquelle l’homme choisi de rentrer dans la formidable dynamique d’amour de la Sainte Trinité ?

C’est pour répondre à l’appel de Jean-Paul II : "Famille, crois en ce que tu es !" que nous vous invitons, avec les Associations familiales catholiques, aux deuxièmes assises de l’Observatoire socio-politique à La Castille.

François Decaux - responsable de la commission "Famille"

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Vivent les mariés !

Comte-rendu du forum "Bonne nouvelle du mariage"

Les sondages le montrent : la famille est la première valeur plébiscitée par les jeunes (INED 2003). Il est donc clair que la famille habite notre avenir. Et pourtant les médias ne cessent de souligner seulement les difficultés pour valoriser des "configurations humaines alternatives". Il nous faut donc rendre la famille aux familles. Mettre en lumière sa place comme source, cœur et avenir de notre bien commun que constitue notre vie commune.

Poursuivant la logique du forum de la famille de 2006 dans lequel notre expert, Pierre Benoît, avait montré la nécessité d’aborder la famille d’une manière raisonnable et non idéologique, passionnelle et affective à partir du remarquable ouvrage scientifique publié chez Bayard : "Quel avenir pour la famille : le coût du non-mariage", nous avons cette année invité deux psychiatres, Mme Robinson et M. Meggle. En effet, qui dans notre société, en dehors peut-être des prêtres en confession, est à même de faire un diagnostic des difficultés, des souffrances générées par le non-mariage ou les difficultés à vivre le mariage ?

Il ressort de leurs interventions, fruit de leur expérience professionnelle, que non seulement le mariage apporte les éléments indispensables à l’épanouissement des personnes, tant pour le couple (M. Meggle) que pour les enfants (Mme Robinson) mais qu’il constitue le meilleur mode d’union de deux êtres humains favorisant l’épanouissement de ses membres dans toutes les dimensions de la vie humaine. Contrairement à ce que certains souhaiteraient ce n’est pas ici une affirmation "idéologique" mais une donnée scientifiquement établie par de nombreuses enquêtes menées depuis près de 30 ans, dans plusieurs pays, principalement dans les pays Anglo-saxons (études Parsons, Wallenstein…etc). "Toutes les études convergent en effet vers un résultat indubitable : dans 90 % des cas, le mariage aide les individus à affronter l’existence, protège leur santé physique et mentale, construit solidement le psychisme des enfants qui en sont issus et les socialise" (Dr Meggle) favorisant le développement de la société toute entière.

En effet, comme le soulignait Mme Robinson, en apportant la stabilité donc la sécurité aussi bien physique que psychique c’est à dire les meilleurs conditions pour que les enfants se construisent une identité claire et saine grâce au développement d’un sentiment d’appartenance, "le mariage offre à l’enfant le meilleur contexte pour épanouir ses dons, lutter contre ses défauts, grandir dans tous les sens du terme et éventuellement devenir lui-même, un jour, un bon parent…" Une enquête norvégienne faite sur une dizaine de milliers d’enfants parvenus à l’âge adulte a montré que les enfants issus de foyers stables sont beaucoup mieux armés pour la vie : on y trouve moins de drogués, de suicides, ils vont nettement plus loin dans les études supérieures et une fois mariés ils connaissent moins de divorces et se disent plus satisfait de la vie.

A l’image du bonheur qui n’a pas d’histoire, il était difficile de démontrer la validité de ses affirmations. "Heureusement", pour notre sujet seulement, depuis maintenant près de deux siècles, nos sociétés, avec l’adoption du divorce, font l’expérience de la fragilisation du mariage puis maintenant du non-mariage comme les sociologues nomment le concubinage, union de fait …etc. Cette expérience représente une véritable aubaine pour les scientifiques qui peuvent désormais observer comme dans une étude expérimental de laboratoire les effets de tels mesures sur le comportement humain. On souhaite maintenant, qu’ils en tirent les conséquences.

Ainsi les statistiques [1] pointent du doigt comme première source de stress, de mauvaise santé physique, de mauvaise santé psychique, d’échec scolaire, de délinquance et criminalité, d’appauvrissement et par conséquent de déficit des comptes sociaux.

Au final, ce que mettent en avant ces études, c’est que le mariage stable est un organe vital du corps social. Il aide les individus à affronter l’existence, protège leur santé physique et mentale, construit solidement le psychisme des enfants qui en sont issus. Il favorise leur socialisation et leur réussite scolaire et professionnelle et donc le développement de la société. Facteur de famille stable, le mariage stable est donc la condition de l’épanouissement aussi bien du couple que des enfants et donc de l’harmonie sociale. Chaque fois que la force des liens du mariage est attaqué, la famille est blessée et on assiste à un éclatement de ses différentes dimensions source de souffrances et d’un mal être de plus en plus généralisé dans notre pays - actuellement recordman européen d’anxiolytique – dont les conséquences sociales sont lourdes.

A la lumière de ces travaux scientifiques, nous constatons combien il est urgent, "vital que les lois sur le mariage et la famille en vigueur soient modifiées pour correspondre à l’état des données scientifiques, lesquelles sont aux antipodes des fantasmes libertaires qui ont inspiré les lois actuelles, mais rejoignent la loi naturelle, laquelle rejoint la nouveauté toujours jeune de l’Evangile." Ces ringards de chrétiens auraient-ils finalement de l’avance !

Des pistes d’action ont été ébauchées lors des échanges avec l’auditoire. Constatant que tenter d’améliorer le mariage est probablement plus sage que de le dissoudre, il a été proposé aux personnes présentes de s’engager dans des associations familiales (AFC…) afin qu’elles puissent faire entendre leur voix non seulement au plan communal, mais aussi régional et même national afin d’informer non seulement l’opinion publique mais les hommes politiques des enseignements de ses études. D’autre part, il a été souligné la nécessité de mettre en place une "Maison de la famille" qui, avec l’aide financière de l’Etat et des collectivités locales, où serait fait un travail en amont (mise en place de structure d’information, de formation, de soutien, d’aide sur l’éducation, prévention par conseils visant à renforcer la famille, médiation aux couples et aux familles en en cas de crises) et non pas seulement en aval (médiation qui entérine les divorces et l’avortement).

Cela facilitera une prise de conscience par chacun des enjeux de la vie conjugale et donc de sa responsabilité personnelle dans l’épanouissement de sa famille et de la société ainsi que la nécessité d’une prise en charge plus importante du mariage et plus largement de la famille par la société et donc l’Etat. Car dans ce domaine comme dans beaucoup d’autre le travail essentiel se situe au niveau de la prévention : qu’en est-il aujourd’hui ? A quoi une véritable politique familial ? Ce travail ne peut se faire sans les familles. Elles doivent prendre leur avenir en main et s’organiser pour réfléchir et constituer des lieux de proposition et de renouvellement de notre société

Cela m’étonne toujours, dit Dieu, d’entendre les gens dire : “Nous sommes mariés !” Comme si on se mariait un jour !

Laissez-moi rire. Comme si on se mariait une fois pour toutes !

Ils croient que c’est arrivé, et qu’ils peuvent vivre, vivre de leurs rentes d’amour de gens mariés. Comme si on se mariait un jour ! comme s’il suffisait de se donner une fois, une fois pour toutes ; comme si Moi-même j’avais fait le monde en un jour. Comme s’il ne fallait pas, à tout prix, par un bon sens enfin, se marier tous les jours que je fais…

Charles Péguy.


[1] Les statistiques pointent du doigt comme première source :

- de stress, de mauvaise santé physique (« Suivant une étude menée dans 16 pays industrialisés, le mariage aide à maintenir la santé. […] Les mariés sont moins déprimés et anxieux alors même qu’ils ont plus d’événements stressants que s’ils n’étaient pas mariés. […] La qualité du mariage est très importante. Une mauvaise relation conjugale fait perdre tous les avantages du mariage en termes de santé. » Mais le divorce n’est pas la solution car il « est le deuxième événement le plus stressant après le deuil. Il est un prédicteur de maladies. […] Les enfants de familles monoparentales sont plus souvent malades que les autres. Par exemple, le risque d’asthme chez ces enfants est 50% plus élevé. »).

- De mauvaise santé psychique (« La violence est plus élevée dans les familles monoparentales, et cela n’a rien à voir avec le niveau socio-économique. Certes, le divorce protège d’un conjoint violent, mais les femmes divorcées souffrent plus de violence que les autres. La fréquence des consultations de psychiatrie d’adolescent a énormément augmenté […] La plupart des jeunes qui consultent viennent de familles brisées ou recomposées. Nombre de psychologues « libertaires » ont totalement changé d’avis sur le divorce. Ils y voient maintenant une tragédie pour les enfants, à éviter par tous les moyens possibles. » )

- d’échec scolaire, de délinquance et criminalité (« Dépression-pauvre estime de soi-notes scolaires plus basses, voilà ce qu’on trouve chez les enfants du divorce. Les enfants violents en classe viennent plus souvent de familles divorcées.[…] Longtemps, on a cru que les taux élevés de criminalité des Noirs américains étaient liés à leur statut socioéconomique. On s’est rendu compte que c’était faux et que c’était lié aux déstructurations familiales. Les familles noires stables ont le même taux de criminalité que les familles blanches et hispaniques stables. […]Le lien entre divorce et délinquance est bien établi, et toutes les études pointent vers le rôle du père. Le taux de délinquance est plus de 7 fois supérieur dans les familles laxistes que dans les familles strictes, et ceci assez indépendamment du milieu d’origine. Deux ans après le divorce, les enfants de divorcés en conflit ont plus de problèmes que tous les autres enfants, y compris que ceux de mariés en conflit intense et continu. La structure de la famille a plus d’influence que la pauvreté sur la délinquance et le crime. » et cela empire après 5 ans et 10 ans)

- d’appauvrissement (« Le divorce appauvrit, voire ruine les individus. Il entraîne aussi souvent le chômage quand il n’est pas provoqué par lui […] Très probablement, le divorce est une des causes de la crise actuelle de l’immobilier : la où il suffisait d’un logement pour une famille avec enfants, il en faut aujourd’hui deux - au moins.)

- de déficit des comptes sociaux (« Le divorce coûte très cher et appauvrit la société, donc chaque contribuable. Ainsi 30% de l’activité du Ministère de la Justice est consacrée aux seuls contentieux familiaux. Les secours sociaux : les allocations de parent isolé, les allocations de soutien familial imputables aux instabilités familiales et les placements dans les DDASS ainsi que l’aide sociale médicale, traitements médicaux et psychologiques de toutes les affections entraînées par les conflits et séparations, les coûts indirects induits par certaines conséquences des éclatements familiaux sur les enfants et les jeunes –éducation surveillée, lutte contre la toxicomanie, la délinquance, répression des crimes et délits, etc. représentent des dépenses de plusieurs milliards.










 
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