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En effet, ta charité m’a déjà apporté
beaucoup de joie et de réconfort,
car grâce à toi, frère,
les cœurs des fidèles ont trouvé du repos.

Phm1.07

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L’influence de la Foi sur la validité du mariage

  Publié le vendredi 14 septembre 2012

Question très actuelle, qui en implique une autre : quelle est l’influence d’une société déchristianisée, qui devient même parfois hostile aux valeurs du mariage, sur la validité du mariage chrétien ?


Par l’Abbé Jacques-Yves Pertin

Commençons par comprendre ce qu’est précisément « le mariage chrétien ». Comme l’Eglise l’affirme, dans le droit canon (can. 1057 §1), l’acte qui constitue le mariage est le consentement matrimonial. La nature elle-même incline l’homme à donner ce consentement c’est-à-dire que le sacrement de mariage a ceci de spécifique, par rapport à tous les autres sacrements qu’il est le sacrement d’une réalité qui existe déjà dans la nature que Dieu a crée, ce qui veut dire que le mariage est une réalité naturelle, avant d’être un sacrement.

Comme le note le même canon, le fait de se marier ne se réfère pas à l’accomplissement d’une activité spécifiquement surnaturelle mais à la réalisation d’actions naturelles, comme la procréation et l’éducation des enfants.

C’est cette réalité naturelle du mariage, comme l’enseigne St Paul qui a été élevée à la dignité sacramentelle, pour permettre aux époux comme le dit Léon XIII, de recevoir la sainteté dans le mariage lui-même.

Ainsi, depuis la « création de ce sacrement » par le Christ, la réalité naturelle est devenue inséparable de la réalité surnaturelle, c’est-à-dire que, entre baptisés, le consentement mutuel (la réalité naturelle) ne peut plus être désormais séparé du sacrement (réalité surnaturelle).

Il faut souligner, cependant qu’il n’y a pas à côté du mariage naturel, un autre modèle de mariage – chrétien celui-là – avec des qualités spécifiques, surnaturelles.

Les époux chrétiens ne font pas d’un côté un mariage naturel et de l’autre un mariage sacramentel, comme on pourrait le conclure à partir de la législation de certains pays où d’abord est célébré le mariage civil, et ensuite le mariage à l’église. Le sacrement ne change pas l’essence du mariage, il l’élève.

Combien d’époux font cette expérience dans leur vie : dans les difficultés, comme dans la vie quotidienne, la grâce du mariage donnée par Dieu vient tout sanctifier, vient donner l’aide nécessaire, jour après jour. Notons au passage qu’à chaque acte difficile de la vie naturelle correspond un sacrement. La vie des époux n’est pas d’un côté naturelle et de l’autre surnaturelle : le mariage chrétien est greffé sur la vie conjugale des époux, à un tel point que la moindre action est faite avec Dieu et pour Dieu.

De là, exiger pour le sacrement de mariage un acte de foi qui irait au-delà des simples valeurs naturelles intrinsèques au mariage (fidélité, indissolubilité, ouverture à la vie) pourrait conduire à de graves erreurs sur la nature même du mariage en induisant par exemple à séparer le mariage des Chrétiens d’avec celui des autres personnes ou, plus grave encore en réduisant le droit de chacun au mariage en mettant la « barre trop haut ». Ne pas avoir la Foi ne supprime pas le droit fondamental au mariage inhérent à la nature humaine. Si les époux échangent leur consentement sans nier une des qualités essentielles du mariage (ce qui peut arriver, il est vrai, chez les Chrétiens qui rejettent le Christianisme) leur manque de Foi ne peut rendre nulle une telle union parce que le mariage naturel et le sacrement ne font qu’un depuis la venue du Christ Jésus.

C’est assurément une question très délicate que le pape lui-même a soulevée avec une grande humilité, devant les prêtres du diocèse d’Aoste, en 2006, disant qu’il avait personnellement cru, quand il était préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, qu’un mariage célébré sans la Foi, était nul : « moi, personnellement, je le pensais ». Il est vrai toutefois, et c’est sans doute ce que voulait dire Benoît XVI, qu’une société qui se déchristianise tend de plus en plus à rejeter les valeurs de la nature, aussi enracinées soient-elles en chacun d’entre nous !

Souvent, en effet, les nombreux échecs dans le mariage portent à faire croire que si quelqu’un va à l’église pour se marier et « qu’il n’y croit pas », il n’est pas marié. Ce n’est pas si simple !

Chaque homme a un pouvoir naturel, spécial et unique de se donner à son conjoint, pouvoir devant lequel Dieu semble presque céder le pas. C’est un grand pouvoir mais aussi une grande responsabilité ! Si le sacrement du mariage vit dans tous les Chrétiens qui font un vrai mariage c’est parce que la Grâce ne détruit pas la nature mais la perfectionne.







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