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Journée mondiale 2013 du Migrant et du Réfugié

  Publié le mardi 6 novembre 2018 , par Françoise Girard

L’Eglise a retenu la date du 13 janvier 2013 pour célébrer la Journée mondiale du Migrant et du Réfugié.
Quelques éléments.
Retour sur la journée du 24 février à l’église Saint-Vincent de Paul (Montéty) Toulon.


Migrations : « Pèlerinage de foi et d’espérance »

- Le thème choisi par le pape Benoît XVI peut étonner car le migrant qui quitte son pays part dans des conditions difficiles de vie et ne sait pas ce qu’il va rencontrer au bout de son voyage. Mgr Laurent Dognin, évêque auxiliaire de Bordeaux et promoteur de la Pastorale des migrants, explicite le sens du pèlerinage qui peut apparaître chez les migrants : « Oser parler pour eux de « pèlerinage », c’est déjà reconnaître que leur décision de quitter leur pays est d’abord un désir de vivre, parfois même de survivre pour les réfugiés. Ils se mettent en route dans l’espoir de trouver une vie meilleure. »

La démarche première est une quête d’un mieux vivre. Mais à partir de là peut s’ouvrir un chemin de foi à travers la rencontre de l’autre, la manière dont se vit l’accueil réciproque. Certes cela nécessite une volonté de rencontrer l’autre à travers tout son être, sachant que chacun d’entre nous est aimé de Dieu. Le chrétien ne saurait s’exclure de ce champ de vision dans lequel il est invité à entrer.

Le pape Benoît XVI, dans son message pour la 99ème Journée mondiale des migrants et des réfugiés 2013, rappelle : « Ceux qui migrent nourrissent l’espoir confiant de trouver un accueil, d’obtenir une aide solidaire et d’entrer en contact avec des personnes qui, comprenant leur malaise et la tragédie de leurs semblables reconnaissent aussi les valeurs et les ressources dont ils sont porteurs… Il faut réaffirmer, de fait, que « la solidarité universelle qui est un fait et un bénéfice pour tous, est aussi un devoir » (Caritas in Veritate, n°43). Migrants et réfugiés, au milieu des difficultés, peuvent également faire l’expérience de relations nouvelles et hospitalières, qui les encouragent à contribuer au bien-être des pays d’arrivée, grâce à leurs compétences professionnelles, leur patrimoine socioculturel, et, souvent aussi, grâce à leur témoignage de foi, qui donne une impulsion à nos propres communautés chrétiennes.  »

Dans notre diocèse, essayons de découvrir les richesses vécues, des uns et des autres. Entrons en pèlerinage dans la foi et l’espérance d’un bonheur partagé dès maintenant.

Père Paul Loubaresse, sm Délégué à la Pastorale des migrants


Trois membres de la pastorale des « Migrants » donnent leur témoignage :

-  Sœur Lucienne Makar de la cité Berthe à la Seyne-sur-Mer « Etre témoin de leur courage et de leur espoir me remet devant la réalité à laquelle nous aspirons tous : une vie meilleure, une vie heureuse ; l’homme est fait pour le bonheur. Etre témoin du découragement et de la déception de migrants qui n’obtiennent pas de titre de séjour en France, me remet devant ma responsabilité d’accueil de l’autre.

Entendre des migrants dire leur confiance en Dieu suscite mon admiration ; Jésus a bien admiré la foi de la Cananéenne.

A travers leurs pérégrinations, les migrants vivent effectivement « un pèlerinage de foi et d’espérance » ; leur présence m’enrichit de leurs façons de penser différentes, de leurs traditions, de leur langue…. Avec ceux que je côtoie, moi aussi je fais une sorte de pèlerinage ; cela renouvelle ma foi en Dieu Père de tous. »

- Père Henri Coindé, de la mission ouvrière « Ma conviction est, que dans la présence des migrants dans l’Eglise, se joue la catholicité de l’Eglise et pour nous chrétiens, la fidélité à notre propre identité chrétienne. Participer à la Pastorale des migrants et à la Journée mondiale des migrants, c’est maintenir ce souffle évangélique de l’accueil de l’étranger, auquel le Christ s’est identifié, comme nous le rappelle l’évangéliste Matthieu : "J’étais un étranger et vous m’avez accueilli". »

- Catherine Martinez, de la Fraternité Saint Laurent Demandeur d’asile, réfugié, clandestin, sans papiers... des mots qui provoquent immanquablement des débats tant le sujet est sensible et suscite peur, inquiétude et soupçon. Chacun a sa vérité et sa réponse que traduisent les mots contrôle des frontières, expulsion, aide au développement, lutte contre la corruption etc.

J’ai pris le parti de l’hospitalité, sans doute motivée par la transmission d’une histoire familiale qui, en son temps, a connu l’exil, la stigmatisation due à l’origine et aussi l’accueil qui redonne vie. Mais surtout j’ai rencontré des hommes, des femmes, des enfants qui forcent le respect par la dignité dont ils font preuve en dépit de conditions de vie inhumaines. Ils ont quitté leur pays pour fuir la persécution ou la misère. Le parcours pour arriver en France est déjà semé d’embûches et difficile. Obtenir le sésame de la carte de séjour peut prendre plusieurs années. Sans papiers, donc sans droit au travail, me disait ce père de famille : « c’est comme si on n’existe pas, je rase les murs, je n’ose pas lever les yeux ». Leur motivation ? Donner la chance à leurs enfants d’un avenir meilleur. Leur force ? La foi en Dieu qui n’abandonne pas ses enfants. Je me souviens de la prière d’une petite fille au moment d’entrer dans la piscine à la grotte de Lourdes : « faites que ma maman ait sa carte de séjour ».

Comment rendre témoignage de l’amour de la vie, de la foi en Dieu, de l’espérance en un avenir possible que portent les migrants ? En tout cas je rends grâce à Dieu de pouvoir vivre de telles rencontres.


La paroisse Saint-Vincent de Paul (Toulon) et la Pastorale des Migrants se sont retrouvés le 24 février 2013 pour vivre en Eglise la Journée mondiale du Migrant et du Réfugié. La messe a été présidée par Mgr Dominique Rey.

- Paroisse Saint-Vincent de Paul - Montéty Toulon
- Dimanche 24 février 2013
- Journée mondiale du Migrant et du réfugié

Lorsque la Fraternité se fait commune union….

A peine quelques degrés, une bise glaciale le long de cette route conduisant à la paroisse Saint-Vincent de Paul, mais rien n’aurait arrêté, en ce 24 Février, jour de la transfiguration, tous ceux et celles qui, à l’invitation de la Pastorale des Migrants, avaient à cœur de conjuguer leur différence pour vivre cette journée de fraternité et de partage.

Paroisse Saint-Vincent de Paul déjà en soi tout un symbole, pour ouvrir nos cœurs à l’accueil de l’étranger, cet autre si étrange de par son vêtement, sa couleur de peau, son accent…et pourtant si proche de moi… Cet autre, dont l’évangile ne cesse de proclamer qu’il est aussi « mon frère »… Tout un symbole aussi que d’être accueillis par le père Juan Alejandro et la communauté missionnaire du Christ maître… Notre Père Evêque ne manquera pas d’ailleurs d’y faire référence dans son introduction, soulignant toute la difficulté d’être étrangers, en terre étrangère et la richesse des fruits apportés par ceux qui ont tout quitté.

Une Eglise qui très vite prend les couleurs de la diversité, fraternité Saint Laurent et sa chorale cœur Espérance, communauté paroissiale, communauté espagnole, gens d’ici et d’ailleurs que nous ne pouvons tous nommer. Et déjà se tissent des liens, des bonjours, des embrassades, les gens se nomment, se reconnaissent, se découvrent, le ton monte et le silence a du mal à prendre place. Mais y a-t-il place pour le silence quand les cœurs se font fête ? Oui Seigneur, ils ont bien là les trésors de ton Eglise, debout, bien vivants, se remettant leur vie les uns aux autres, tout en remettant leur vie entre Tes mains, pour recevoir Ton corps en nourriture…

Sur les pas de Pierre, Jacques et Jean, signes sur cette montagne de la Foi, de l’Espérance et de la Charité, l’accueil de la différence en ce jour, transfigurent les relations tant de fois défigurées par la peur, le rejet, l’incompréhension. Sans doute comme eux, la tentation est grande de planter notre tente pour prolonger ce moment de grâce où guitares, tam-tam et chants se fondent en une seule sonorité,…

L’église peine à se vider pour rejoindre le lieu de la convivialité apéro et repas partagé… La salle devient vite trop petite, mais quelle joyeuse pagaille ! Il y a ceux qui sont assis, ceux qui sont debout, ceux qui permutent,… Des chaises se rajoutent, l’espace pour circuler se restreint, mais qu’importe, les plats circulent, se vident, se remplissent, les saveurs se croisent, les uns mangent, les autres servent….et la salle de toujours plus se remplir avec l’arrivée des amis Roms originaires de Roumanie, et du groupe « de femmes de Toulon et d’ailleurs » dont le seul nom évoque une multitude de pays d’origine : Maroc, Algérie, Iran…. Un ailleurs qui passe aussi par l’Espagne, le Portugal, le Bénin, le Sénégal, la Colombie, le Brésil ….

Oui peuple du monde, quelles que soient nos origines, nos confessions religieuses, notre langue, nos cultures et traditions, notre sang, dans cette salle de l’Etoile, a bien, en cet après- midi, la même couleur …. Pour vivre la fraternité…et faire fête ensemble*,…

Un faire fête ensemble, avec le soutien des clowns « nez’vangile » toujours prompts à relever la parole, pour conjuguer les talents et permettre à chaque groupe d’offrir en partage le meilleur de lui-même,…. chants dédiés à l’une ou l’autre des communautés présentes, poème, danse indienne reçue comme un véritable moment de grâce, danse Rom, morceaux de violon…

Alors les visages se chargent d’émotion, rayonnent de joie…. des mains se serrent, des savoirs s’échangent… la fraternité n’est plus un vain mot : la communion prend corps.

Oui, nous en sommes témoins, lorsque la fraternité et l’hospitalité se font rencontre,… lorsqu’elles permettent à chacun, dans sa différence, d’avoir du prix aux yeux de tous, alors oui, elles font chanter et danser les peuples ! « N’oublions jamais l’hospitalité, car c’est grâce à elle que quelques-uns, à leur insu, hébergèrent des anges » (He13,2). D’ailleurs, certains témoins, dignes de foi n’en doutons point, affirment les avoir vu s’envoler en fin de journée.

Merci à Colette Lacombe de la cité Berthe – La Seyne-sur-Mer

* Seize nationalités étaient représentées : Brésil, Colombie, Argentine, Espagne, Angleterre, Allemagne, Maroc, Algérie, Cameroun, Sénégal, Roumanie, Sri Lanka, Inde, Syrie, Jordanie, France.


- Message du Saint-Père pour la journée Mondiale du Migrant et du réfugié











 
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