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Homélie pour le 5ème dimanche du temps ordinaire 2018 (EA).

  Publié le dimanche 4 février 2018 , par Philippe Roy

En Jésus, dans sa parole, ses ministres et ses sacrements, nous avons une main tendue vers nous, nous qui sommes accablés par tant des maux. Il suffit de lui tendre la nôtre et nous nous retrouverons debout, guéris et pleins de force pour accomplir nous-même notre mission d’évangélisateurs.


En ce dimanche, à travers les lectures, nous saisissons d’un coup d’œil l’histoire de notre salut après le péché originel.

La première lecture du livre de Job nous montre que la vie de l’homme, à cause du péché, n’est que malheur, sans aucune espérance.
Dans l’Évangile, Jésus nous révèle le mystère du mal et nous redonne l’espoir du bien. Le démon et le péché nous ont réduits à cet état terrible, d’esclavage et de misère. Et Jésus, justement, vient pour nous libérer de tout mal : il chasse les démons, guérit les maladies, donne la paix, pardonne les péchés. Jésus est la bonne nouvelle du salut, l’Evangile vivant.
Enfin, saint Paul, dans la deuxième lecture nous encourage à accueillir cet Evangile de Jésus, qui est notre salut et notre seul espoir. C’est une mission qui lui a été confiée et pour laquelle il est bien prêt à donner sa vie. Saint Paul a fait de l’Évangile son seul bonheur.
L’amour de Dieu, manifesté en Jésus est l’unique réponse possible au mystère du mal. Pourquoi cela ?

Dieu et le mal. Dieu n’a pas voulu effacer le mal et la souffrance du monde. Il ne le fallait pas car le respect de notre liberté et de notre responsabilité faisait partie du contrat lors de la création. Mais, pour nous sauver et nous montrer son amour infini, il a envoyé son Fils. Jésus-Christ est l’image vivante, l’icône, de la miséricorde du Père, qui nous annonce l’Evangile.
L’Evangile est la bonne nouvelle que Jésus vient à la rencontre de ceux qui souffrent. Tous ceux qui souffrent doivent savoir que Jésus est avec eux, qu’il est là pour les aider dans leur souffrance. Il s’emploie à consoler les affligés, à aider les malades et à relever tous ceux qui sont tombés. Saint Marc fait référence au premier miracle accompli par Jésus lorsqu’il est entré dans la maison de Simon et d’André, les deux premiers apôtres. Il guérit la belle-mère de Simon qui était fiévreuse. Lorsque la chose vient à se savoir, de nombreux malades et possédés sont amenés à Jésus. Jésus, avec une attention infatigable, se met au service de ces malades, de ces possédés. Il soigne un grand nombre de maladies et chasse beaucoup de démons.
Cependant il ne permet pas à ces derniers de parler, de révéler qui Il est vraiment. Jésus ne veut pas que se manifeste immédiatement sa dignité de Fils de Dieu et de Messie. Il veut que son ministère s’accomplisse dans l’humilité, il ne cherche pas un succès humain.
Jésus vient nous conquérir par l’amour, par le service, par la miséricorde, et non pas par le pouvoir ou la violence. Il est le Bon Berger qui se met au service de ses brebis pour les garder, les guérir, les nourrir et les faire entrer dans la vraie vie.

Le besoin de la prière. Maintenant, un mot sur la prière. L’Evangile nous rapporte qu’après cette journée épuisante qui s’est poursuivie au cours de la nuit, Jésus se lève tôt le matin, avant le jour, et se retire en un lieu désert pour prier. Jésus est pour nous un modèle. Il trouve, en toutes circonstances, du temps pour prier. La prière est un besoin pour son cœur. Jésus veut être en contact avec le Père. Il recherche la solitude chaque fois qu’il le peut pour l’invoquer, pour dialoguer avec lui et vivre en sa présence.
La prière doit aussi pour nous être un besoin. Il n’est pas possible de nous appeler amis de quelqu’un que nous ne connaissons pas, que ne voyons presque jamais, ou avec qui nous ne parlons que pour lui demander des faveurs. Un ami cherche à être le plus souvent possible auprès de son ami, à partager tout avec lui, les joies et les tristesses, à lui faire plaisir tant qu’il peut. L’amitié crée l’unité, l’unité des cœurs.
Et, en plus, la prière nous est absolument nécessaire pour notre mission, pour tenir bon, pour rester fidèles ; la prière est la source de la charité et de la grâce.

Apostolat, mission. Enfin, je voudrais remarquer l’importance de l’annonce.
La rencontre avec Jésus, la connaissance de son Evangile doivent créer en nous le désir intense de le faire connaître, de le partager. On constate dans la vie de saints cette nécessité ; je dis bien nécessité, car le centre de la bonne nouvelle de Jésus est la charité, et celle-ci ne peut être vraie et sincère que lorsqu’elle agit en partageant et multipliant le bien reçu. Saint Thomas d’Aquin enseigne que le bien, par soi-même, cherche à se diffuser, à se répandre.
Et c’est justement cela que saint Paul proclame à vive voix dans sa lettre : «  Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ».
Il en va de même pour chacun de nous : en tant que chrétien, nous ne pouvons pas nous contenter de bénéficier de la bonté de Jésus. Nous ne devons pas nous contenter de la recevoir passivement mais nous devons prendre exemple sur lui et aller, nous aussi, à la rencontre de ceux qui souffrent afin de les aider dans leurs difficultés. Saint Paul est pour nous un grand modèle. Il a imité Jésus et est allé partout pour prêcher l’Evangile. Il a d’ailleurs accompli des voyages bien plus lointains que ceux de Jésus. Jésus l’avait annoncé : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père  ». (Jn 14,12).
Dans l’Evangile Jésus manifeste la même attitude, ce besoin d’aller partout et de partager avec tous le salut de Dieu.
Au matin, Simon Pierre ne voit pas Jésus dans la maison. Il se met alors à sa recherche et, lorsqu’il le trouve, il lui dit : « Tout le monde te cherche ». Plutôt que de retourner avec Pierre, Jésus lui dit : «  Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ; car c’est pour cela que je suis sorti  ».
Il se déplace, va d’un village à un autre, et prêche partout.

En conclusion. En Jésus, dans sa parole, ses ministres et ses sacrements, nous avons une main tendue vers nous, nous qui sommes accablés par tant des maux. Il suffit de lui tendre la nôtre et nous nous retrouverons debout, guéris et pleins de force pour accomplir nous-même notre mission d’évangélisateurs. Nous pouvons tendre la main par la prière, en prenant l’exemple du Seigneur : « Le lendemain, bien avant l’aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait » (Mc 1,35).
l’Eucharistie chaque dimanche est la rencontre avec le Seigneur qui vient pour nous relever du péché de la routine et du découragement, pour faire de nous des témoins vivants d’une rencontre qui nous renouvelle constamment et qui peut changer le monde.

Nous nous confions tous à la Très Sainte Vierge Marie afin de vivre l’Evangile en plénitude et d’avoir le courage de l’annoncer à tous nos frères.

Ainsi soit-il.










 

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