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"Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre"

(Actes des Apôtres, chapitre 1, verset 8)

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Homélie pour le 33ème dimanche du temps ordinaire (EA).

  Publié le lundi 20 novembre 2017 , par Philippe Roy

Les talents et notre jugement.

Nous devons avoir une juste idée de Dieu, par-dessus tout un profond amour du Père en union avec Jésus. Lui nous a enseigné à accepter les talents de Dieu et à les faire fructifier dans la confiance, l’amour et l’obéissance.


L’Eglise poursuit notre préparation à la fin de l’année liturgique, laquelle nous aide à nous préparer pour la fin de notre vie, la rencontre avec Jésus, le jour de notre jugement.

La seconde lecture de saint Paul nous parle explicitement du jour du jugement et l’Evangile de manière implicite, en image.
Jésus nous parle à nouveau en parabole. Il cultive ce genre littéraire avec génie. Comme en toute parabole, on trouve des éléments facilement applicables à notre vie et d’autres qui nous dépassent, cela à cause de l’analogie nécessaire pour essayer de comprendre un peu les réalités divines ou surnaturelles avec notre pauvre intelligence.

Dieu, en nous donnant la vie, nous a aussi donnés diverses capacités, plus ou moins grandes, des qualités pour notre bien et pour le bien de nos frères. Peu importe que l’on en ait reçu beaucoup ou peu mais ce que nous avons reçu nous devons le faire fructifier. L’homme, qui cache son talent par crainte du maître, n’a pas oser prendre de risque, il n’a pas accepté la responsabilité que Dieu lui a confiée, parce qu’il n’avait pas une idée juste de Dieu, et c’est peut-être là le cœur de la parabole : nous devons concevoir un Dieu qui nous pousse à sortir de nous-mêmes, qui nous encourage à vivre la liberté pour le Règne de Dieu, et pour la véritable réalisation personnelle.

Le thème du jugement dernier, du retour du Seigneur, parfois nous fait peur. Mais il ne le doit pas, c’est un mauvais signe, il nous parle d’un manque d’amour et confiance.
Justement, saint Paul essaie d’encourager les chrétiens à la confiance et à la paix, à condition, bien sûr, de vivre en attendant le Seigneur, comme fils de la lumière, bien éveillés et prêts :
« Mais vous, frères, comme vous n’êtes pas dans les ténèbres, ce jour ne vous surprendra pas comme un voleur. En effet, vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour ; nous n’appartenons pas à la nuit et aux ténèbres. Alors, ne restons pas endormis comme les autres, mais soyons vigilants et restons sobres ».
Évidement pour celui qui vit dans les ténèbres du péché le jour de la rencontre avec son Dieu viendra comme un voleur, et celui-là a bien raison de craindre.

Mais Dieu ne veut pas nous faire vivre dans la peur et la crainte. Dieu nous aime, et il est notre Père infiniment bon. Dieu veut que nous vivions dans la confiance, et l’amour.
Quel est le problème ? Pour quoi n’arrive-t-on pas à vivre comme cela ? C’est surtout parce que l’on fuit le travail et les responsabilités, que l’on est paresseux comme le troisième serviteur de la parabole.
Mais aussi, parce que l’on s’attache trop à ce monde éphémère et caduc et que l’on ne pense pas à l’autre vie, la vie éternelle, et par conséquent on n’est pas prêt.
Un autre gros problème, très fréquent, est que l’on se fait une mauvaise idée de Dieu, une idée qui n’est pas juste.
Et cette parabole nous donne d’importants enseignements sur Dieu. Elle nous fait avant tout comprendre que nous devons avoir de Dieu une conception positive. Nous ne devons pas le considérer comme un mauvais maître, une personne dure et sévère qui cherche seulement à punir les fautes. Si nous adoptons cette idée de Dieu, alors notre vie ne pourra pas être féconde : nous vivrons dans la peur et celle-ci ne nous inspirera rien de positif.
Nous devons nous examiner pour voir quelle est notre idée de Dieu. Il s’est manifesté, en particulier dans l’Évangile, mais déjà aussi dans l’Ancien Testament, comme un Dieu plein de générosité, de miséricorde, comme un père. Jésus a insisté et nous a montré que Dieu n’est pas un patron sévère mais un père plein d’amour et de bonté.
Nous devons donc avoir en lui une extraordinaire confiance.
Dieu, en tant que père, a sans aucun doute des exigences pour nous ses enfants, mais les exigences de l’amour. Habituellement, un père forme d’ambitieux projets pour ses enfants, il ne veut pas que leur vie soit vide et ne débouche sur rien de bon. Au contraire, il a l’ambition que ses enfants aient belle une vie, qui leur permette de manifester leur personnalité. Dieu a, de la même manière, un projet très ambitieux pour nous. Il a de fortes exigences pour nous. Mais ces exigences proviennent de l’amour et ne doivent pas nous inspirer de la peur mais bien plutôt de la confiance puisque Dieu est prêt à nous aider. Et personne dans ce monde, mieux que Lui, ne peut savoir ce qui nous convient pour atteindre la perfection et le bonheur.

Nous devons accueillir ce message de Jésus sur le Père. Il nous manifeste la générosité du Père par tous les moyens possibles : par sa parole, par ses actions, par l’accueil qu’il offre à tous et spécialement aux pécheurs, mais aussi par ses réprimandes qui manifestent l’intérêt qu’il porte à notre vie afin que nous ne la perdions pas.
Nous devons avoir une juste idée de Dieu, par-dessus tout un profond amour du Père en union avec Jésus. Lui nous a enseigné à accepter les talents de Dieu et à les faire fructifier dans la confiance, l’amour et l’obéissance.

En agissant ainsi, le Seigneur pourra venir quand il veut, et comme dit saint Paul, on peut rester dans la paix et la confiance, il est notre Père, et nous avons essayé de vivre dans son amour, en « fils de la lumière  », en faisant de notre mieux.

La parole « Celui qui a recevra encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a ». (Mt 25,29), n’est évidemment pas une maxime consumériste. Elle ne peut se comprendre qu’au niveau de l’amour et de la générosité. Et de fait, si nous correspondons aux dons de Dieu confiants dans son aide, nous ferons alors l’expérience que c’est Lui qui donne la croissance, et qu’Il est très, très généreux.

Que notre Mère du Ciel nous accorde la grâce de prendre bien conscience de nos responsabilités et exigences d’amour de notre Bon Dieu, et de faire fructifier nos talents avec générosité et ardeur. Et ainsi de vivre dans la confiance et la paix du bon serviteur.

Ainsi soit-il.










 

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