Eglise Catholique du Var - diocese-frejus-toulon.com

« Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. »

Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (1, 37)

FR | EN | PT |
Newsletter de l'église du var



devenir prÍtre faire un don

LA BONNE NOUVELLE DU JOUR

Evangile

-


nouveaux articles

nouveaux articles
Accueil du site > Eglise du Var Paroisses > Paroisses > Ollioules - Saint-Laurent > Une paroisse en prière > Homélie pour le 32ème dimanche du temps ordinaire 2017 (EA).

Homélie pour le 32ème dimanche du temps ordinaire 2017 (EA).

  Publié le lundi 20 novembre 2017 , par Philippe Roy

La lampe de la foi allumée par la charité.

Si nous sommes vigilants et veillons à vivre dans la grâce de Dieu et à faire le bien pour mettre en œuvre cette grâce, alors nous pouvons être rassurés : le Seigneur pourra venir même pendant notre sommeil. C’est la foi agissant par l’intermédiaire de la charité qui importe et qui nous unit au Seigneur


En arrivant à la fin de l’année liturgique (avec la solennité du Christ Roi, que nous célébrerons le dimanche 26 novembre), l’Eglise nous invite à réfléchir sur la fin de notre existence ; il s’agit dans l’évangile d’un avertissement du Bon Dieu pour notre fin ultime. Notre vie est un cadeau du bon Dieu, mais pour le faire fructifier, nous ne pouvons pas perdre de temps, nous ne devons pas jouer avec notre vie, la seule que nous avons. On ne peut pas prendre le risque, par imprudence, et arriver en retard ou ne pas être prêt pour les Noces et mépriser l’unique possibilité de gagner l’éternité, d’entrer au Festin de Dieu dans le Ciel.

La fin de chaque personne dépendra du chemin qu’elle aura emprunté ; car la mort est la conséquence de la vie, prudente ou insensée, qu’on aura menée en ce monde.
Alors, nous sommes invités à penser à la fin de la nôtre, au jour de notre mort et à notre jugement, afin d’ajuster notre vie au plan de Dieu, à sa volonté d’Amour pour nous.
Bref, il s’agit d’une bonne tactique pour vaincre l’ennemi et pour triompher de notre mort. Écoutons-la.

Au temps de Jésus, les noces se célébraient habituellement de nuit. Le cortège nuptial devait donc s’avancer avec des lampes allumées. Les jeunes filles insensées prennent bien leur lampe mais sans prendre de réserve d’huile, les prévoyantes en prennent. L’époux tarde à venir et toutes s’endorment.
Un cri retentit au milieu de la nuit : Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre. Les jeunes filles insensées se rendent compte qu’elles n’ont plus d’huile dans leurs lampes.
L’époux arrive alors qu’elles sont allées chercher de l’huile. Les jeunes filles sages entrent avec lui dans la salle du banquet et la porte est close. Les autres jeunes filles arrivent trop tard et ne peuvent entrer.

Que veut nous enseigner Jésus dans cette parabole ?
Il veut nous dire que nous devons toujours nous préparer à la rencontre avec lui : la rencontre finale, mais aussi toutes les rencontres ordinaires de la vie de tous les jours.
Jésus, dans l’Evangile, nous invite souvent à veiller et il nous le répète à la fin de ce passage : « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure ».
Par cette parabole il veut nous faire comprendre qu’il n’est pas suffisant d’être éveillé mais qu’il faut encore être préparé. Veiller ne signifie pas seulement résister au sommeil et de fait toutes les jeunes filles dorment au moment de l’arrivée de l’époux. La chose la plus importante n’est pas d’être physiquement éveillé mais bien d’être préparé.
Jésus n’explicite pas la signification symbolique qu’il entend donner à la réserve d’huile des jeunes filles prévoyantes. Nous pouvons donc légitimement donner plusieurs interprétations.
Il est cependant fort probable que Jésus entende par-là les bonnes actions accomplies avec sa grâce. La prudence nous invite à ne pas attendre le dernier moment pour agir avec la grâce de Dieu mais bien plutôt de chercher à le faire activement des maintenant. Si nous voulons être prêts au moment de la rencontre avec le Seigneur, nous devons dès maintenant collaborer avec sa grâce afin d’accomplir les bonnes actions inspirées par son amour.
Il ne suffit pas d’avoir une lampe. La lampe représente la foi qui illumine notre vie. Cependant la foi ne suffit pas. Comme le dit saint Paul, «  Ce qui importe, c’est la foi agissant par la charité » (Gal 5,6). L’apôtre nous fait comprendre quelle est la condition pour être prêts à la rencontre avec le Seigneur : la foi ne suffit pas mais il faut aussi une vie chrétienne qui est une vie d’amour enrichie de bonnes œuvres.
Donc, si la lampe est la foi, l’huile dont il faut être bien pourvu pour le moment de notre rencontre avec Jésus, c’est la grâce de Dieu, qui fructifie par la charité.
Si nous avons la foi, mais que nous ne vivons pas dans la grâce de Dieu, cette grâce que nous recevons par les sacrements (réconciliation, communion, confirmation...), cette foi reste stérile, obscure, sans la lumière de l’huile de la charité de Dieu. C’est « la foi morte » dont parle l’apôtre saint Jacques, qui ne nous permettra pas d’entrer dans la vie éternelle.

Comment pouvons-nous avoir la foi sans la charité, sans la grâce, la lampe sans l’huile ?
Si nous nous laissons guider par nos inclinations humaines, par ce qui retient notre intérêt, alors notre vie devient stérile et nous n’aurons aucune réserve d’huile pour notre lampe. Elle s’éteindra au moment de la venue du Seigneur, et même avant. Celui qui se croit auto-suffisant, qui n’a pas besoin de Dieu, de son pardon, de son amour, de sa grâce... qui pense seulement à lui-même, à son confort et bien-être, celui-là évidement n’aura aucune réserve d’huile pour sa lampe.
En revanche, si nous sommes vigilants et veillons à vivre dans la grâce de Dieu et à faire le bien pour mettre en œuvre cette grâce, alors nous pouvons être rassurés : le Seigneur pourra venir même pendant notre sommeil. Cela n’a aucune importance puisque nous avons accumulé une réserve avec les bonnes œuvres de chaque jour.
C’est la foi agissant par l’intermédiaire de la charité qui importe et qui nous unit au Seigneur. Il est illusoire de penser qu’il suffit de croire en Dieu pour être véritablement uni au Christ. Pour être authentique, la foi doit agir.

Confions-nous tous à la maternelle garde de notre Dame de Bonheur. Qu’elle nous aide à veiller et à être prêts, tous les jours de notre vie, c’est à dire, aujourd’hui, maintenant. C’est cela le secret de tous les saints, vivre chaque moment comme le dernier, comme le plus important, comme celui qui est décisif pour gagner l’éternité et entrer dans la fête de Noces de notre Bon Dieu.

Ainsi soit-il.










 

Conception et développement : bonnenouvelle.fr