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Année 2019-Homélie pour le 2ème dimanche du temps ordinaire. Les sacrements (JGA)

  Publié le lundi 21 janvier 2019 , par Philippe Roy

Les sacrements en général.

La grâce de Dieu est un don intérieur surnaturel, qui nous est donné sans aucun mérite de notre part, mais par les mérites de Jésus-Christ, en vue de la vie éternelle. Cette efficacité des sacrements pour donner la grâce provient du fait que c’est le Christ lui-même qui agit par eux. C’est lui qui baptise, c’est lui qui pardonne les péchés, c’est lui qui agit pour communiquer la grâce que chaque sacrement signifie.


Aujourd’hui nous commençons une série de prédications sur les sacrements.

Qu’est ce qu’un sacrement ?
Qu’entend-on par le mot “sacrement” ?
Par le mot “sacrement”, on entend “un signe sensible et efficace de la grâce”, parce que tous les sacrements signifient, par le moyen de choses sensibles, la grâce divine qu’ils produisent dans notre âme.
Voyons par un exemple, comment les sacrements sont des signes sensibles et efficaces de la grâce. Dans le baptême, l’acte par lequel on verse l’eau sur la tête de la personne et les paroles « Je te baptise (c’est-à-dire je te lave) au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit », sont un signe sensible de ce que le baptême opère dans l’âme : de même que l’eau lave le corps, ainsi la grâce donnée par le baptême purifie l’âme du péché. Le recours à des signes sensibles convient à l’homme qui, composé d’un corps et d’une âme, connaît les choses surtout par ses sens : le signe rend manifeste que la grâce a bien été produite dans son âme. La rédemption réalisée par notre Seigneur Jésus-Christ une fois pour toutes devient présente en particulier à travers les sept sacrements. « Voilà pourquoi la liturgie est le ciel sur la terre ; en elle, le Verbe qui s’est fait chair empreint la matière d’une potentialité salvifique qui se manifeste en plénitude dans les sacrements : là, la création communique à chacun la puissance que lui a conférée le Christ. Ainsi, le Seigneur, baigné dans le Jourdain, transmet aux eaux une puissance qui leur permet de devenir le bain de la régénération baptismale » (Jean-Paul II, Lettre Orientale lumen, 2 mai 1995, n° 11).

Combien y a-t-il de sacrements et quels sont-ils ?
Il y a sept sacrements qui sont : le baptême, la confirmation, l’eucharistie, la pénitence, l’extrême-onction ou onction des malades, l’ordre et le mariage. « Les sept sacrements touchent toutes les étapes et tous les moments importants de la vie du chrétien : ils donnent naissance et croissance, guérison et mission à la vie de foi des chrétiens. En cela il existe une certaine ressemblance entre les étapes de la vie naturelle et les étapes de la vie spirituelle (cf. S. Thomas d’A., s. th. 3, 65, 1) » (CEC, 1210).
« Dieu Notre Seigneur est infini ; son amour est inépuisable, sa clémence et sa pitié à notre égard n’ont pas de limites. Il a institué, expressément et librement, lui seul pouvait le faire, ces sept signes efficaces pour que, d’une manière permanente, simple et à la portée de tous, nous puissions participer aux mérites de la rédemption » (Saint José Maria : Quand le Christ passe, n° 78).

Que faut-il pour célébrer un sacrement ?
Pour célébrer un sacrement, il faut la matière, la forme et un ministre qui ait l’intention de faire ce que fait l’Église.
La matière des sacrements est la chose sensible qu’on emploie pour les célébrer ; comme, par exemple, l’eau naturelle dans le baptême, l’huile et le baume dans la confirmation. La forme des sacrements consiste dans les paroles qu’on prononce pour les faire. Le ministre des sacrements est la personne qui célèbre ou confère le sacrement.

Quel est l’effet principal des sacrements ?
La grâce est l’effet principal des sacrements. La grâce de Dieu est un don intérieur surnaturel, qui nous est donné sans aucun mérite de notre part, mais par les mérites de Jésus-Christ, en vue de la vie éternelle. Cette efficacité des sacrements pour donner la grâce provient du fait que c’est le Christ lui-même qui agit par eux. C’est lui qui baptise, c’est lui qui pardonne les péchés, c’est lui, en définitive, qui agit pour communiquer la grâce que chaque sacrement signifie.
On distingue la grâce sanctifiante, qu’on appelle aussi “habituelle”, et la grâce actuelle. La grâce sanctifiante ou habituelle est un don surnaturel inhérent à notre âme qui nous rend justes (saints), enfants adoptifs de Dieu et héritiers du paradis. La grâce sanctifiante est ainsi un gage de la vie éternelle, la vie éternelle déjà commencée dans l’âme.
La grâce actuelle est un don surnaturel qui illumine notre esprit, meut et fortifie notre volonté, pour que nous fassions le bien et évitions le mal.
Chaque sacrement produit aussi une grâce qu’on appelle grâce sacramentelle propre, adaptée à sa finalité ; la grâce sacramentelle consiste dans le mérite que l’on acquiert en recevant un sacrement quelconque, d’avoir, en temps opportun, les grâces actuelles nécessaires pour remplir les obligations qui dérivent du sacrement reçu. Ainsi, lorsque nous avons été baptisés, nous avons reçu le mérite d’avoir les grâces nécessaires pour vivre chrétiennement.
La grâce est un don absolument nécessaire pour l’homme car sans le secours de la grâce de Dieu, par nos seules forces, nous ne pouvons rien faire pour la vie éternelle : « Moi, je suis la vigne, vous les sarments, qui demeure en moi et moi en lui porte beaucoup de fruit : séparés de moi, vous ne pouvez rien faire » (Jn 15,5). Dieu nous communique la grâce principalement par le moyen des sacrements. Les sacrements donnent toujours la grâce pourvu qu’on les reçoive avec les dispositions nécessaires.
Disons-le encore une fois, c’est Jésus-Christ, lui même qui, par sa passion et sa mort, a donné aux sacrements la vertu de conférer la grâce, c’est Jésus lui même qui agit dans les sacrements.
Saint Thomas d’Aquin nous l’a expliqué d’une excellente manière : « Le sacrement est le signe qui remémore ce qui a précédé, à savoir la Passion du Christ ; qui met en évidence ce qui s’opère en nous par la Passion du Christ, à savoir, la grâce ; qui pronostique, je veux dire qui annonce à l’avance la Gloire à venir » (saint Thomas d’Aquin, Somme théologique III, q. 60 a. 3). « Les sacrements de l’Église tiennent spécialement leur vertu de la Passion du Christ : c’est la réception des sacrements qui nous met en communication avec la vertu de la Passion du Christ. L’eau et le sang jaillis du côté du Christ en Croix symbolisent cette vérité, l’eau se rapportant au baptême et le sang à l’Eucharistie, car ce sont là les sacrements les plus importants » (Ibid. q. 62a. 5 ad 1).

Le caractère imprimé par certains sacrements.
Il y a trois sacrements, le baptême, la confirmation et l’ordre qui ne peuvent être reçus qu’une fois dans la vie parce qu’ils impriment un caractère, c’est à dire un signe ou sceau ou empreinte spirituel qui ne peut plus s’effacer. Le caractère qu’impriment dans l’âme ces trois sacrements sert à nous marquer, dans le baptême, comme membres de Jésus-Christ, dans la confirmation, comme ses soldats, dans l’ordre, comme ses ministres.

Dimanche prochain nous continuerons avec le sacrement du baptême.
Aujourd’hui concluons avec un commentaire de saint Augustin sur l’Évangile des noces de Cana : « Le miracle par lequel notre Seigneur Jésus Christ a changé l’eau en vin n’a rien d’étonnant pour ceux qui savent que Dieu en est l’auteur. En effet, c’est bien le même qui, en ce jour de noces, produit du vin dans ces six jarres remplies d’eau et qui, tous les jours, renouvelle la transformation plus prodigieuses encore dans la sainte messe, on faisant son sang à partir du vin. Mais les hommes, occupés ailleurs, sont devenus insensibles au spectacle des œuvres de Dieu. C’est pourquoi Dieu s’est réservé d’opérer certains prodiges inhabituels pour réveiller les hommes de leur assoupissement et les amener à le louer » (Sermons sur l’Evangile de Jean, n°8,1).

« Que le Christ est bon, d’avoir laissé les sacrements à son Église ! Ils portent remède à chacun de nos besoins. Vénère-les et sois-en reconnaissant au Seigneur et à son Église  » (saint José Maria, Chemin, n° 521).


Sources : Catéchisme de Saint Pie X. Catéchisme de l’Eglise Catholique. http://www.dominique-le-tourneau.fr










 

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