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« Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. »

Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (1, 37)

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Homélie pour le 2ème dimanche de l’Avent 2017 (JA).

  Publié le dimanche 10 décembre 2017 , par Philippe Roy

La venue du Christ est toujours plus proche qu’elle n’était. Prions-Le pour qu’Il nous donne un cœur qui le cherche sincèrement, un cœur honnête et bon, comme celui de son précurseur Jean Baptiste.


En ce deuxième dimanche de l’avant, la deuxième lecture tirée de la lettre Saint Pierre nous rappelle que « le jour du Seigneur est proche  » et l’apôtre insiste sur l’incertitude du moment où il arrivera en disant : «  il viendra comme un voleur … C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant cela, faites tout pour qu’on vous trouve sans tache ni défaut, dans la paix. Vivez dans la sainteté et la piété  ».

En outre l’Evangile nous propose la figure de saint Jean Baptiste, le précurseur du Seigneur : Lui aussi nous annonce que la venue du Messie est proche, imminente et de même il nous invite à la conversion, à quitter le péché et à nous tourner vers Dieu.
Saint Jean Baptiste nous enseigne comment nous devons nous préparer pour accueillir Jésus :
Par l’esprit de pauvreté : Il quitte le monde et tous ses biens, qui sont incapables de remplir et de rassasier notre âme spirituelle, pour ne chercher que Dieu, le seul trésor qui nous enrichit.
Par l’esprit de sacrifice : « Jean qui prêchait le baptême de la pénitence, nous dit saint Jean Chrysostome, en portait les signes dans son vêtement comme dans sa nourriture. « Et Jean était vêtu de poils de chameau ». Il était vêtu de poils de chameau et non de laine. Les poils de chameau sont la marque de l’austérité du vêtement... La ceinture de cuir qu’il portait comme Elie, est le symbole de la mortification. Et ce qui suit : « Il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage », annonce un habitant du désert, qui ne recherche pas les aliments délicieux, mais qui satisfait simplement aux nécessités de la vie matérielle ».
Par l’esprit de silence et de solitude : le Baptiste nous apprend aussi combien sont précieux le silence et la solitude pour nous recueillir, pour trouver et pour entendre la voix de Celui qui nous parle intérieurement.
Par l’esprit d’humilité : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales  ». En plus il reconnait bien quelle est sa place, il n’est pas le Christ, il n’est pas le sauveur, donc il ne cherche pas à avoir la dignité qui ne lui appartient pas.
Enfin Jean dans le désert est notre modèle à suivre, spécialement pendant ce temps de l’Avent. En effet, on voit que tandis que les chefs juifs, les docteurs de la loi et les pharisiens sont incapables de reconnaitre la venue du Messie, Saint Jean Baptiste, veillant dans le désert, le reconnait tout de suite et attire les gens à sa suite.

Pour finir je voudrais encore une fois attirer l’attention sur ce que signifie “veiller”, mot employé tant de fois par notre Seigneur et par les apôtres pour caractériser l’attitude propre du chrétien.
C’est pour cela que le bienheureux Jean Newman affirme : « les vrais chrétiens, quels qu’ils soient, veillent, les chrétiens inconséquents ne veillent pas ». Puis il ajoute : « C’est donc cela veiller : être détaché du présent et vivre dans l’invisible ; vivre dans la pensée du Christ tel qu’il est venu une fois et tel qu’il reviendra de nouveau ; désirer son second avènement en se rappelant avec amour et reconnaissance le premier. Or c’est cette attitude dont nous trouverons qu’elle manque à la plupart des gens… Ils ont un certain nombre de bonnes qualités et sont, en un certain sens et jusqu’à un certain point, religieux ; mais ils ne veillent pas. Leur notion de la religion se limite, en résumé, à ceci : aimer Dieu, certes, mais aimer aussi ce monde ; ne pas seulement accomplir leur devoir, mais trouver leur bien principal et le plus élevé dans cet état de vie en lequel il a plu à Dieu de les appeler, s’installer en lui, et le considérer comme leur dû… Ils ne comprennent pas qu’ils sont appelés à être des étrangers et des voyageurs sur la terre… En conséquence, ils mettent leurs cœurs dans leurs possessions, grandes ou petites, non sans avoir pendant ce temps un certain sens de la religion, mais tout de même d’une façon idolâtre. C’est là leur faute : assimiler Dieu à ce monde… Ils avancent, mais ils ne s’élèvent pas ; … ils ne s’élèveraient jamais au-dessus de l’atmosphère de ce monde… Ils sont contents de rester sur la terre ; ils ne souhaitent pas la quitter ; ils ne souhaitent pas changer.
Il s’agit de ce mélange de religion et d’infidélité, qui sert Dieu sans doute mais qui aime les modes, les distinctions, les plaisirs, les conforts de cette vie … Le Christ avertit ses disciples du danger qu’il y a à laisser l’esprit se détourner de lui, quelle qu’en soit la cause ; il les met en garde contre toute excitation, toute séduction de ce monde ; il les avertit solennellement que le monde ne sera prêt pour sa venue… Il les avertit par les exemples de l’homme riche à qui on a demandé son âme, du serviteur qui a mangé et bu et des vierges folles…
 » (Veiller, Sermons paroissiaux, volume IV nº 22).

La venue du Christ est toujours plus proche qu’elle n’était. Prions-Le pour qu’Il nous donne un cœur qui le cherche sincèrement, un cœur honnête et bon, comme celui de son précurseur Jean Baptiste. Qu’Il réveille notre cœur endormi par les péchés et la médiocrité ; afin qu’à son arrivée il nous reconnaisse comme « ces serviteurs fidèles à veiller… Il se ceindra, les fera mettre à table et passant de l’un à l’autre, il les servira… Heureux seront-ils ! » (Luc 12, 37-38).
Puisse cela être la part de chacun de nous.

Que la Vierge Marie, la Vierge de l’Avent, de l’attente, intercède pour nous.

Ainsi soit-il.










 

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