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Homélie pour le 28ème dimanche du temps ordinaire 2017 (EA).

  Publié le dimanche 15 octobre 2017 , par Philippe Roy

Les Noces de Dieu avec l’Humanité. Aller à la messe, c’est aller au Ciel, là où Dieu lui-même essuiera toute larme... Aller à la messe, c’est renouveler notre alliance avec Dieu, comme dans une fête de mariage, car la messe, c’est le festin des Noces de l’Agneau. Aller à la messe, c’est recevoir la grâce en plénitude, la vie même de la Trinité.


Les lectures d’aujourd’hui nous rappellent le but, la finalité de la création de l’homme, de l’humanité. Dieu, de toute éternité, a un projet très généreux d’amour et de communion avec l’humanité, avec chacun de nous. Ce projet est magnifiquement exprimé par l’image du banquet, image utilisée dans la Sainte Écriture pour indiquer la joie dans la communion et dans l’abondance des dons de Dieu.
Dans la première lecture, Isaïe décrit le projet divin : « Le Seigneur de l’univers préparera pour tous les peuples, sur sa montagne, un festin de viandes grasses et de vins capiteux, un festin de viandes succulentes et de vins décantés  ». C’est un festin qui concerne tous les peuples, il n’y a aucune exclusion, et il n’est pas possible d’imaginer quelque chose de plus merveilleux, c’est vraiment un festin extraordinaire, celui des Noces de Dieu avec l’humanité.

La communion et la joie parfaites avec Dieu sont depuis toujours son désir intime, même après le péché et la perte du paradis... Dieu veut toujours notre bonheur et continue à nous offrir des possibilités pour y arriver.
En Jésus Christ, Dieu nous donne une nouvelle occasion, après le premier refus originel, d’accepter son invitation pour pouvoir participer à son banquet.

Jésus, dans l’Évangile, livre à notre méditation la parabole du festin du Roi pour parler surtout de notre réponse à l’amour de Dieu.
En récapitulant, nous voyons :
les premiers invités qui refusent et méprisent l’invitation si aimable du Roi. Ceci est incroyable mais vrai ! Dieu nous propose tant de dons, tant de joie mais nous méprisons souvent ces propositions en nous montrant plus intéressés par d’autres choses. Au lieu d’ouvrir notre cœur vers les biens célestes et éternels, nous cherchons à le satisfaire dans des choses secondaires, et indignes... nous prenons les moyens comme des fins.
Dans la parabole, ceux-ci représentent le peuple juif qui s’est fait indigne du don de Dieu en refusant de croire en Jésus, et qui a souffert du châtiment prophétisé par Jésus, par la destruction et la ruine de la ville de Jérusalem par les romains en l’an 70.

Dans un deuxième temps, le Roi adresse son invitation à tout le monde. C’est une annonce de la prédication de l’Evangile qui, après la mort et la résurrection de Jésus, s’étendra à tous les peuples.
On voit dans le récit de Jésus que l’invitation au banquet divin est toujours gratuite et généreuse, mais il faut tenir compte d’un détail très important : il faut porter le vêtement de fête qui nous rend dignes d’y participer. C’est une image de la vie dans la grâce. Sans la grâce, qui nous purifie et nous sauve, nous ne pouvons pas nous présenter devant Dieu, ni participer de son festin.
Dans notre condition actuelle, misérable et pécheresse, il nous faut un grand effort pour vivre et persévérer dans la grâce et l’innocence... on y arrive par la prière, la pénitence, mais, surtout, par la réception humble et fréquente du sacrement de la réconciliation.

Aujourd’hui Jésus nous invite tous à nouveau à son festin, à vivre dans son Amour et dans sa Communion.
Certes ce banquet ne sera parfait et définitif que dans le Ciel, dans la Vie Éternelle. Mais Dieu, dans son Amour infini, nous offre déjà, sur terre avec la Sainte Messe, la possibilité d’en avoir un avant-goût... et même beaucoup plus.
« Nous allons au Ciel, pas seulement quand nous mourons, quand nous allons à Rome, ou quand nous faisons un pèlerinage en Terre sainte. Nous allons au Ciel quand nous allons à la Messe. Il ne s’agit pas simplement d’une métaphore. C’est la réalité. Au quatrième siècle, saint Athanase écrivait : « Mes frères bien-aimés, la fête où nous allons n’est pas séculière (de ce monde), mais éternelle, céleste. Ce n’est pas le reflet d’une fête, nous nous approchons du Ciel en réalité » ». (Scott Hahn : Le festin de l’agneau).
La messe est le festin anticipé des Noces de Dieu avec chacun de nous. Par la Communion eucharistique nous pouvons dès maintenant nous réjouir du Bonheur du Ciel, le plus grand qu’on puisse imaginer.
Le même Scott Hahn, un ancien pasteur protestant presbytérien converti à la foi catholique, écrivait justement à propos de la messe :
« Aller à la messe, c’est aller au Ciel, là où Dieu lui-même essuiera toute larme (Ap 21, 3-4). Mais le Ciel, c’est bien plus encore. Le Ciel est là où nous nous soumettons au jugement, là où nous nous voyons dans la claire lumière matinale du jour éternel et où le juste Juge lit nos œuvres dans le Livre de Vie. Nos œuvres nous accompagnent quand nous allons au Ciel. Nos œuvres nous accompagnent quand nous allons à la messe.
Aller à la messe, c’est renouveler notre alliance avec Dieu, comme dans une fête de mariage, car la messe, c’est le festin des Noces de l’Agneau. Comme dans un mariage, nous prononçons des vœux, nous nous engageons, nous prenons une nouvelle identité. Nous sommes transformés pour toujours.
Aller à la messe, c’est recevoir la grâce en plénitude, la vie même de la Trinité. Il n’y a pas de puissance au Ciel ou sur terre qui puisse nous donner davantage que ce que nous recevons à la messe, car nous recevons Dieu en nous.
Nous ne devons jamais sous-estimer ces réalités. A la messe, Dieu nous a donné sa vie même. Ce n’est pas seulement une métaphore, un symbole, ou un avant-goût
 ».

Dans cette Sainte Messe, que le Bon Dieu nous donne à vivre, nous pouvons demander la grâce de prendre conscience de son grand Amour manifesté en Jésus Christ, et surtout à chaque messe d’accepter son invitation à vivre en communion avec Lui, en étant toujours bien habillé, du vêtement de la grâce et de la charité.

Ainsi soit-il.










 

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