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"Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement
des paroles qui lui furent dites
de la part du Seigneur"

Saint Luc (chapitre 1, verset 45)

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Homélie pour le 23ème dimanche du temps ordinaire 2018 (EA).

  Publié le lundi 10 septembre 2018 , par Philippe Roy

Le Baptême.

Demandons au Seigneur la grâce de développer toutes les capacités qui nous ont été offertes dans le baptême. Trop souvent, nous nous comportons comme des sourds-muets. Notre vie chrétienne doit, au contraire, être une vie de communication et de communion avec Dieu d’abord, et par Lui avec nos frères.

D’après “Lectures bibliques des dimanches” du Cardinal Albert Vanhoye.


La liturgie de la Parole de ce jour nous présente, dans l’Evangile, l’épisode de la guérison d’un sourd-muet, épisode qui donne beaucoup de sens à notre vie chrétienne. Il est préparé, dans la première lecture par un extrait d’Isaïe qui annonce que Dieu accomplira de grands prodiges. Le prophète Isaïe annonce la fin de l’exil et une merveilleuse intervention de Dieu. Il s’adresse aux exilés en leur disant : « Prenez courage, ne craignez pas ». Les Hébreux avaient été emmenés en exil à Babylone mais le prophète leur prédit la fin de ces souffrances causées par leurs péchés. Isaïe annonce que Dieu interviendra d’une manière extraordinaire. Il fait la liste des guérisons miraculeuses que Dieu opérera : « Alors s’ouvriront les yeux des aveugles et les oreilles des sourds. Alors le boiteux bondira comme un cerf, et la bouche du muet criera de joie ». Dieu opérera une transformation de l’humanité et de la nature tout entière. Il mettra partout la joie, la confiance, la vie !

Le ministère de Jésus est le véritable accomplissement de cette prophétie. Il guérit les malades et les infirmes dans sa miséricorde infinie. Le passage de l’Evangile que nous lisons aujourd’hui nous raconte la guérison d’un sourd-muet qui le prie de lui imposer les mains. Un sourd-muet est une personne incapable de communiquer et donc, par-là, exclue de la vie sociale. Sa situation est très pénible d’autant qu’à cette époque aucun moyen n’avait été inventé qui permet de remédier à cette absence de communication. Ceux qui conduisent le sourd-muet auprès de Jésus le prient de lui imposer les mains. Jésus le prend à part et l’éloigne de la foule.

Ici, comme en de nombreuses autres occasions, nous pouvons noter la discrétion avec laquelle Il agit. Il ne cherche pas à faire impression, Il ne cherche pas la popularité ou le succès mais ne veut que faire le bien des personnes. Il préfère, lorsqu’il opère un miracle, ne pas être vu.

Ensuite, saint Marc nous donne beaucoup de détails de cette guérison, qui nous aident à mieux comprendre le mystère de l’Amour de Dieu en Jésus-Christ.
Il nous dit que Jésus conduit le sourd-muet loin de la foule. C’est un signe de l’amour personnel de Dieu, Dieu nous connaît et nous aime par notre nom, avec un amour particulier.
Il lui pose alors un doigt sur les oreilles et, avec de la salive, lui touche la langue. Par ses gestes, nous comprenons l’importance de l’Incarnation. Jésus est le Fils de Dieu mais il est aussi le Fils de l’Homme, Il partage en tout notre condition humaine (sauf le péché, ce qui est impossible en étant Dieu), Il est un homme qui touche. Il lui serait possible d’opérer des miracles par sa seule volonté, mais Il ne veut pas qu’il en soit ainsi. Il manifeste un grand intérêt pour la condition pénible de cet homme et intervient par un geste dans lequel toute son humanité est impliquée.
Jésus regarde vers le ciel. Par ce geste il veut nous faire comprendre que le miracle ne peut intervenir que grâce à son union au Père, en tant que Fils Unique de Dieu, tout-puissant.
Puis dit : « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! » Ses oreilles s’ouvrent et sa langue se délie. Il peut parler sans difficulté. Le sourd-muet est guéri et introduit dans la société. Il peut maintenant communiquer, il peut entendre ce qu’on lui dit et s’exprimer directement, parler.
L’évangéliste nous dit que, une fois de plus, Jésus impose la discrétion : il leur recommanda de n’en rien dire à personne. Cependant, plus il recommande la discrétion, plus la nouvelle est communiquée. Emplis de stupeur, ceux qui l’entourent disent : « Tout ce qu’il fait est admirable : il fait entendre les sourds et parler les muets ».

L’Eglise a utilisé ce miracle de Jésus pour expliciter les effets du baptême.
Elle fait renouveler le geste de toucher les oreilles et la bouche dans les rites qui développent et manifestent le sens du baptême.
Le baptême guérit de la surdité, il donne la capacité d’entendre la parole de Dieu, de la comprendre et de la goûter et, ainsi, d’entrer en communication avec lui.
Le baptême guéri aussi du mutisme, il donne la capacité de parler avec Dieu et à Dieu, la capacité de le prier et de le louer et surtout de rendre témoignage à la foi.
Les baptisés sont ainsi pleinement insérés dans la société chrétienne, l’Eglise, et dans la communion avec Dieu. Nous devons être conscients du grand don reçu dans le baptême. Il donne la capacité d’entendre la parole de Dieu et de bénéficier de tout ce que Jésus nous a laissé dans son Église, de toutes les consolations et connaissances, de tous les sacrements et d’une famille éternelle, enfin, de la possibilité de entrer et participer de la vie de Dieu et d’avoir comme héritage le Ciel, la vie éternelle.
Mais aussi, nous avons la capacité et le devoir de témoigner de notre foi. C’est l’autre côté de la monnaie. Si nous entendons la parole de Dieu en notre cœur et que nous la méditons, nous pouvons aussi la communiquer aux autres. Nous devons, comme le dit Pierre, célébrer les merveilles de Celui qui nous « a appelés des ténèbres à son admirable lumière » (1P 2,9). La vie chrétienne devient ainsi vie de communication, de communion et fait naître en nos cœurs la joie, la paix et la confiance.

Aujourd’hui nous allons demander au Seigneur la grâce de développer toutes les capacités qui nous ont été offertes dans le baptême. Trop souvent, nous nous comportons comme des sourds-muets. Notre vie chrétienne doit, au contraire, être une vie de communication et de communion avec Dieu d’abord, et par Lui avec nos frères.

Que la Très Sainte Vierge Marie, notre Mère à tous, nous accorde cette grâce.

Ainsi soit-il.










 

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