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Homélie pour le 11ème dimanche du temps ordinaire 2018(JA).

  Publié le dimanche 17 juin 2018 , par Philippe Roy

Avec la mort cessent le temps du mérite et la possibilité de la conversion. C’est là une vérité que l’Église a toujours professée explicitement et expressément. Elle est de foi. Elle s’oppose aux doctrines de réincarnation et aux théories selon lesquelles les mauvais anges et les damnés, à la fin, se convertiraient.

Le Ciel sera beau. Un moine bénédictin.


Aujourd’hui je voudrais attirer votre attention sur la deuxième lecture que nous venons d’écouter. C’est l’apôtre saint Paul qui nous offre un enseignement capital et toujours actuel, même si parfois il risque d’être oublié de nous à cause de notre condition mortelle.

Dans ces paragraphes de la deuxième lettre aux Corinthiens, l’apôtre nous montre que son seul désir est de « demeurer près du Seigneur » ; désir qui nourrit entièrement sa confiance, illumine et guide sa foi et enflamme hardiment sa charité. Désir qui doit être aussi le nôtre, le mien, si je veux vivre vraiment en enfant de Dieu, en chrétien.
« Frères, nous gardons toujours confiance, tout en sachant que nous demeurons loin du Seigneur, tant que nous demeurons dans ce corps ; en effet, nous cheminons dans la foi, non dans la claire vision ».
Saint Paul décrit avec ces mots la situation de l’homme après le péché originel. Celui qui avait été créé dans l’amitié avec Dieu se trouve maintenant loin de Dieu. L’homme a été chassé du Paradis et déshérité. Nous cheminons dans la foi, dans l’obscurité… Mais nous ne devons pas rester pour toujours dans cette obscurité. Nous n’avons pas ici une demeure définitive, car ce qui se voit est temporel. Nous ne sommes pas encore dans la claire vision de Dieu tant que nous demeurons dans ce corps.
La lettre se poursuit dans le même sens : « Oui, nous avons confiance, et nous voudrions plutôt quitter la demeure de ce corps pour demeurer près du Seigneur ». Saint Paul se dit pressé de quitter ce monde.
Voilà l’expression du vrai sentiment chrétien : « nous voudrions quitter la demeure de ce corps pour demeurer près du Seigneur  ». L’apôtre ne désire qu’habiter près de son Maître, l’enfant près de son Père.

Elle est dure cette vallée de larmes où nous nous trouvons et tel que nous nous trouvons à cause du péché. Mais, Dieu merci, nous ne sommes là que de passage. Et pourtant, combien nous nous attachons aux choses de ce monde passager qui ne peuvent nous donner le bonheur, au lieu de nous tourner vers Dieu, vers le Ciel et de nous attacher à Lui seul. Combien est grand en moi le désir de quitter ce monde pour demeurer pour toujours près de Dieu ? Combien je pense au Ciel au long de ma journée ? Quand je fais ma prière, chaque jour, est-ce que je pense à demander la grâce d’aller bientôt (dès que possible) au Paradis ? Si Dieu m’appelait aujourd’hui même, suis-je prêt pour entrer au Ciel ?
Voilà des questions dont les réponses nous révèlent l’état de notre âme, de notre volonté, quel est notre vrai désir.

Aux chrétiens qui voulaient empêcher son martyre, saint Ignace d’Antioche écrivait : « Laissez-moi imiter la Passion de mon Dieu ! Je vous écris vivant et désirant mourir : mon amour est crucifié et il n’y a plus en moi d’ardeur pour la matière, il n’y a plus qu’une eau vive qui murmure au-dedans de moi et me dit : « Viens vers le Père » ». « Mais de toute manière, poursuit saint Paul, que nous demeurions dans ce corps ou en dehors, notre ambition, c’est de plaire au Seigneur  »… Est-ce vrai dans ma vie ? Est-ce là mon ambition, mon désir ardent : plaire au Seigneur ?
« Car il nous faudra, termine saint Paul, tous apparaître à découvert devant le tribunal du Christ, pour que chacun soit rétribué selon ce qu’il a fait, soit en bien soit en mal, pendant qu’il était dans son corps  ».

Voilà le secret pour obtenir le bonheur éternel. Tant que dure cette vie nous avons la possibilité de faire le bien ou de faire le mal ; mais au moment de notre mort, notre destin éternel sera fixé, selon l’état de notre âme, selon son désir ardent, son ambition, de plaire au Seigneur ou pas.
Avec la mort cessent le temps du mérite et la possibilité de la conversion. C’est là une vérité que l’Église a toujours professée explicitement et expressément. Elle est de foi. Elle s’oppose aux doctrines de réincarnation et aux théories selon lesquelles les mauvais anges et les damnés, à la fin, se convertiraient.
« C’est chose assurée, lit-on sous la plume de saint François de Sales, que l’état auquel nous nous trouverons à la fin de nos jours, lorsque Dieu coupera le fil de notre vie, sera celui où nous demeurerons pour toute l’éternité  ».
Déjà saint Benoît, commentant l’Évangile (cf. Jn 12, 35), nous avertissait en ces termes : « Si nous voulons échapper aux peines de l’enfer et parvenir à la vie éternelle, tant que nous sommes encore dans ce corps et que nous pouvons, à la lumière de cette vie, accomplir tout cela, il nous faut courir et faire maintenant ce qui nous profitera pour l’éternité ».

Le temps qui s’écoule nous donne libéralement le loisir de nous convertir et de répondre enfin par des actes à Celui qui nous a aimés d’un amour éternel. Mais il faut nous convertir aujourd’hui même, car qui peut se promettre aujourd’hui d’être encore vivant demain ? « Insensé, dit le Seigneur au riche de la parabole, cette nuit même on va te redemander ton âme ».

Mes chers frères et sœurs, prenons aujourd’hui, et maintenant, la ferme résolution de nous convertir au Seigneur… Que notre seule ambition soit, comme celle de l’apôtre, de plaire au Seigneur. Voilà notre unique bonheur.

Ainsi soit-il.










 

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