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Homélie pour la solennité de l’Epiphanie du Seigneur 2018 (EA).

  Publié le mercredi 10 janvier 2018 , par Philippe Roy

Face à Dieu.

Les mages comprennent que cela vaut la peine de laisser derrière soi les certitudes de tous les jours pour affronter les désagréments et les aventures d’un voyage incertain : c’est le voyage de la foi.

Si nous adoptons sincèrement l’attitude des mages, Jésus nous sauve et nous pourrons alors vivre pleinement notre vie chrétienne, vivre pleinement la vie que Dieu veut pour nous : une vie de progrès continuel dans la foi, dans l’espérance et dans la charité.


Nous fêtons aujourd’hui l’Epiphanie du Seigneur. Ce mot “Epiphanie” vient du grec et signifie “manifestation”. Après la naissance de Jésus, le Verbe de Dieu qui s’est fait chair, s’est fait visible à nos yeux, nous célébrons sa manifestation à tous les peuples de la terre. Il n’est pas venu seulement pour les juifs, mais pour sauver toute l’humanité.

Le salut est justement le thème des lectures de ce dimanche.
Le prophète Isaïe proclame : « Debout, Jérusalem, resplendis ! ... Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore  ». Le salut viendra des juifs mais pour toutes les nations de la terre. Le Psaume (71) aussi le chante : « Tous les rois se prosterneront devant lui, tous les pays le serviront ».
Saint Paul de son côté l’affirme aux Ephésiens et à nous tous : « Ce mystère, c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Evangile  ».
Et, enfin, l’Evangile nous parle de ces mages, ces savants venus de l’Orient pour se prosterner devant le Roi des juifs qui devait naître à Jérusalem.

Jésus, lumière pour tout le monde.
On pourrait très bien unifier les lectures, comme si c’était un seul récit.
Le prophète Isaïe crie et encourage : « Lève-toi, et resplendis ! Car ta lumière paraît, et la gloire de Yahvé s’est levée sur toi  » (Is 60,1). Cette lumière qu’avait vue le prophète est l’étoile qu’ont vue les rois mages en Orient, avec beaucoup d’autres. Les mages découvrent sa signification et se mobilisent pour aller voir et recevoir le salut de Dieu. Les autres la contemplent comme quelque chose qui leur parait admirable, mais qui ne les affecte pas. Et, ainsi ils ne réagissent pas.

Ce qui s’est passé il y a deux mille ans, se passe de même aujourd’hui à chaque Noël. Partout dans le monde on fête Noël et, malgré une grande ignorance, on parle plus ou moins de Jésus. Cependant, ils sont très peu nombreux ceux qui réalisent comme les mages de l’Orient la signification profonde du mystère de Noël.
Les mages se rendent compte que Celui qui va naître, annoncé depuis longtemps et signalé par cette étoile prodigieuse, est un Roi diffèrent des autres, un Roi d’un autre monde, un Roi capable de nous libérer véritablement et de nous faire régner avec Lui, éternellement. Alors, les mages comprennent que cela vaut la peine de laisser derrière soi les certitudes de tous les jours pour affronter les désagréments et les aventures d’un voyage incertain : c’est le voyage de la foi.

Différentes attitudes face à Dieu, à sa manifestation.
Nous pouvons aujourd’hui remarquer les différentes attitudes face à la révélation et à la manifestation de Dieu. D’une façon ou d’une autre, Dieu croise tous les hommes dans leur vie. Mais tout le monde n’est pas disposé ou intéressé à retrouver Dieu.
Les mages, nous l’avons vu, ne se contentent pas de se mettre en chemin mais ils cherchent, par tous les moyens possibles, à identifier le lieu où se trouve le Messie. A Jérusalem, ils se rendent auprès du roi Hérode qui demande aux grands prêtres et aux scribes de s’informer sur le lieu où Il doit naître.
L’empressement et l’attention des mages doivent être mis en parallèle avec l’indifférence des grands prêtres et des scribes. Ils connaissent l’Ecriture et sont capables de donner la bonne réponse. Cependant ils ne se dérangent pas et ne font aucun effort pour aller trouver le Messie. Même si le voyage jusqu’à Bethléem n’est pas vraiment difficile à entreprendre, ils ne font rien. Ils connaissent la vérité mais ne font aucun effort pour aller adorer leur Maître.
Enfin, l’attitude du roi Hérode est encore plus négative. Il est préoccupé par l’annonce de l’avènement d’un autre Roi. Il ne veut pas aller adorer l’enfant mais bien plutôt l’éliminer. Il craint que cet enfant que l’on dit être le roi des juifs ne lui prenne sa place. Il est pour lui un rival à supprimer.

Ce récit nous présente donc trois attitudes bien différentes parmi lesquelles nous devons choisir celle que nous voulons adopter.
Si la venue de Jésus nous fait craindre quelque chose c’est que comme Hérode, nous sommes trop attachés à notre petit royaume : soit à notre propre vie ou aux personnes qui nous entourent, soit à nos qualités ou à nos richesses matérielles. On oublie très facilement que l’on a tout reçu de Dieu, qu’il ne nous enlève jamais rien et qu’il nous donne tout ; et si parfois Dieu nous demande quelque chose, soyons sûrs que c’est pour nous rendre encore plus. Si nous nous laissons aller à notre égoïsme, nos ambitions humaines et nos tendances mauvaises, Jésus est pour nous un poids, un obstacle à éliminer. Il nous faut donc, combattre l’égoïsme qui nous enferme en nous-même et nous prive de la joie et de la liberté que Jésus est venu nous apporter, fruits de la charité.
Nous pouvons aussi réagir comme les grands prêtres et les scribes. Nous p ouvons être tentés par l’indifférence. Nous savons que Jésus est le Seigneur, le Sauveur, mais nous préférons vivre comme s’il n’existait pas. Il nous arrive parfois à tous malheureusement de vivre dans cette indifférence. Plutôt que d’agir en cohérence avec notre foi, nous suivons les principes qui lui sont totalement opposés, les principes du monde qui veut satisfaire les inclinations égoïstes, les ambitions, la soif de plaisir et des richesses.
Nous devons, en fait, suivre l’exemple des mages. Nous devons être prêts à accomplir un certain nombre d’efforts pour rencontrer le Seigneur Jésus dans notre vie, pour l’adorer, pour orienter notre vie vers Dieu, en toute vérité. Si nous adoptons sincèrement cette attitude Jésus nous sauve vraiment et nous pourrons alors vivre pleinement notre vie chrétienne, vivre pleinement la vie que Dieu veut pour nous : une vie belle, une vie de progrès continuel dans la foi, dans l’espérance et dans la charité.

Il est très important que nous suivions l’exemple des mages. Et, entre autres choses, l’Evangile remarque à plusieurs reprises que les mages sont venus pour adorer l’Enfant de la crèche. Cela est vraiment admirable et nous dit beaucoup sur notre relation avec Dieu. Pensez à tout le voyage et tous les sacrifices qu’ils ont dû faire pour trouver cet Enfant. Et ils ne cherchaient qu’à l’adorer. Ils ne voulaient pas être comptés parmi ses amis ou ses proches, ils ne désirent aucun bénéfice de ce Roi. Non, ils sont venus s eulement pour l’adorer.

Nous ne devons pas aimer Dieu pour ses récompenses ou ses bénéfices. L’amour est gratuit, on aime parce qu’on aime et pour aimer. Il nous faut aimer Dieu pour Lui-même, puisque Il nous a créés, et sauvés. C’est notre devoir et notre honneur de créatures et d’enfants de Dieu. Et l’adoration, tout court, est une des meilleures expressions de cet amour pur et sincère.

Demandons à la TSV Marie, notre Mère à tous, de nous enseigner à chercher Dieu sans cesse, et une fois trouvé, de l’adorer et l’aimer de tout notre cœur.

Ainsi soit-il.










 

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