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Homélie pour la commémoration 2017 de l’Armistice de la Grande Guerre (EA).

  Publié le samedi 11 novembre 2017 , par Philippe Roy

Le vrai patriotisme.

Ce 11 novembre nous appelle à la gratitude, à la prière pour la paix ; il nous appelle à retrouver nos racines et à renouveler notre engagement chrétien et patriotique pour faire renaître sur notre sol la foi de Jésus-Christ qui a donné naissance et cohésion pendant des siècles a cette terre.


A l’occasion de cette commémoration annuelle de la fin de la grande guerre, je voudrais nous rappeler une triple attitude que tout chrétien qui habite ce pays doit avoir : l’action de grâce, la prière et l’engagement.

D’abord, la gratitude. Quand on a lu ou écouté ou même vécu une guerre... on expérimente un double sentiment de gratitude. Action de grâce à Dieu, qui a mis fin à la guerre, qui a eu miséricorde envers nous... parce que toute guerre est quelque chose d’horrible, qui laisse des conséquences terribles partout. Et en même temps, nous avons de la gratitude envers ceux et celles qui se sont battus pour notre pays, pour nous défendre, pour nous redonner la liberté et la paix.
On remercie par les paroles, par nos sentiments, par la prière... à travers la célébration de la messe, qui est Eucharistie, ce qui veut dire, “action de grâce”.
Mais aussi, notre action de grâce, pour qu’elle soit vraie et sincère, doit s’étendre à nos vies, à nos actes. Il faut vivre d’une façon digne de nos héros, de ceux qui nous ont précédés et qui nous ont donné un bel exemple de générosité, d’amour pour le pays, la famille, la foi catholique, pour Dieu.

Ensuite, la prière. Vous avez demandé une messe. La messe est la prière par excellence, c’est le renouvellement du sacrifice du Christ, qui est mort sur la croix pour nous obtenir le pardon de Dieu et la paix de notre âme.
Aujourd’hui, en participant à la messe, au même sacrifice de Jésus (avec la seule différence que ce sacrifice de la messe n’est pas sanglant, il est sacramentel), nous prions pour tous ceux qui ont donné leurs vies pour la patrie, pour tous les enfants d’Ollioules qui ont fait le sacrifice de leurs vie, unis au Christ, afin d’obtenir de Dieu la paix et la liberté pour ce pays, pour leurs familles.
Nous prions très fort pour que Dieu et notre Sainte Mère du Ciel, leur donne le pardon de leurs péchés, la paix et le bonheur éternel dans le Ciel.

Enfin, l’engagement. Là, je reprends ce qu’on a dit sur la manière d’être reconnaissants envers nos frères qui ont donné leurs vies pour nous. Lorsqu’on regarde leurs exemples... il faut agir, s’engager pour la patrie, faire le mieux pour que le sacrifice de leur vies ne tombe pas dans l’oubli, ni qu’il ne soit vain.
Nous devons prendre l’engagement de continuer à défendre et faire revivre l’héritage reçu : la nation catholique, fille aînée de l’Église, fidèle à la vocation que Dieu, lui-même, lui a donnée depuis sa naissance, depuis des siècles.
L’un des plus illustres évêques français du 19ème siècle, le Cardinal Pie disait à ses compatriotes : « Vous serez davantage de votre pays à mesure que vous serez plus chrétiens » et Saint Ambroise, Père de l’Eglise du 4ème siècle, affirmait déjà que : « Celui-là s’exile de sa patrie qui se sépare du Christ  ».
En effet, il est impossible de se dire pleinement chrétien si l’on refuse de rendre à la patrie les devoirs qui lui sont dus ; mais également, tout service de la patrie est mensonge lorsqu’il s’éloigne ou se sépare foncièrement de Jésus-Christ car nous tombons alors dans un nationalisme excessif, voire absolu devant lequel tout doit plier sans plus de respect pour les personnes.
Ce n’est pas une option, non l’amour de la patrie est essentiel. Sans lui, la vie en commun sur le même territoire devient impossible, l’égoïsme prend le dessus, le respect des personnes et de l’héritage commun disparaît, la mémoire s’évanouit avec toutes les leçons de sagesse qu’elle porte, c’est un peu comme un divorce à grande échelle.

Le Saint Père Jean-Paul II nous rappelait que « le patriotisme se situe dans le cadre du 4ème commandement qui nous engage à honorer notre père et notre mère…La patrie est le bien commun de tous les citoyens et, comme tel, elle est aussi un grand devoir ». De même le Catéchisme de l’Eglise Catholique affirme : « L’amour et le service de la Patrie relèvent du devoir de reconnaissance et de l’ordre de la charité  ».

Comment contribuer à grandir et garder l’héritage reçu ? En vivant la foi de notre baptême avec fidélité et en essayant de transmettre cette foi par nos vies, par le témoignage de notre charité.

Ce 11 novembre nous appelle donc à la gratitude, à la prière, spécialement pour ceux qui ont versé le prix du sang, à la prière pour la paix ; il nous appelle à retrouver nos racines, à cultiver ces vertus qui ont fait la grandeur et la beauté de notre pays, et à renouveler notre engagement chrétien et patriotique pour faire renaître sur notre sol la foi de Jésus-Christ qui a donné naissance et cohésion pendant des siècles a cette terre.

Que notre Dame de Bonheur nous accorde la grâce d’être de dignes enfants de la France.

Ainsi soit-il.










 

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