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Saint Marc (chapitre 10, verset 43)

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Homélie pour la Solennité de la Toussaint 2018 (JA).

  Publié le jeudi 1er novembre 2018 , par Philippe Roy

La connaissance et la contemplation des saints et de leurs vies accroît notre espérance en nous encourageant. Il ne faut jamais oublier qu’ils étaient des hommes comme nous. Ils ont eu à leur disposition les mêmes moyens de sanctification que nous. Ils ont connu les mêmes difficultés et peines que nous.


En ce jour où nous célébrons la solennité de tous les saints, élevons notre cœur au Ciel, afin de nous réjouir avec eux et de trouver du réconfort dans leur compagnie. Je vous propose quelques points de réflexion concernant cette fête.

Selon l’enseignement de notre Seigneur Jésus Christ, qui sont les saints ?
L’Evangile que nous venons d’entendre nous apporte une première réponse : les béatitudes prêchées par Jésus, mais surtout vécues par lui, nous révèlent l’essentiel de la sainteté :
« Heureux les pauvres de cœur… ; heureux ceux qui pleurent… ; heureux les doux… ; heureux ceux qui ont faim et soif de la justice… ; heureux les miséricordieux… ; heureux les cœurs purs… ; heureux les artisans de paix… ; heureux ceux qui sont persécutés pour la justice… ; heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi ».
Une autre parole de Jésus jette aussi une lumière sur ce sujet dans la parabole du jugement dernier, rapportée par le même évangéliste saint Matthieu (25, 31-46), où Jésus loue les œuvres qui sont accomplies par les saints, notons ici qu’il ne s’agit pas d’œuvres extraordinaires :
« Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !“Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ».
On pourrait également mentionner cette autre parabole du serviteur fidèle qui fait fructifier les talents reçus ; ou celle des dix vierges, dont cinq qui étaient prudentes ont gardé leurs lampes allumées et méritent d’entrer au banquet de noces. Ou encore nous pouvons évoquer ce passage de l’Evangile qui est bien plus consolateur pour nous tous, une des paroles dites par Jésus au moment de sa mort, où il accomplissait parfaitement les béatitudes prêchées quelques temps auparavant ; en s’adressant au malfaiteur repenti qui demande miséricorde, Jésus dit : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis  ».
Voilà donc ce qui peut faire d’un homme un saint : l’intimité avec Dieu, la confiance illimitée en sa miséricorde, les œuvres de l’amour, le service de Dieu et du prochain.

Quels sont les fruits spirituels dont nous pouvons bénéficier en célébrant cette fête de tous les saints ?
Un premier fruit est l’élévation de notre intelligence et de notre cœur au Ciel. Cette célébration tient à nous faire poser notre regard là où se trouve notre vrai bonheur, afin d’enflammer notre cœur et de le pousser à faire le bien, à aimer sans limite. Saint Bernard affirmait en ce sens : « Nos saints n’ont pas besoin de nos honneurs et ils ne reçoivent rien de notre culte. Pour ma part, je dois confesser que, lorsque je pense aux saints, je sens brûler en moi de grands désirs  ».
Deuxièmement, la connaissance et la contemplation des saints et de leurs vies accroît notre espérance en nous encourageant. Il ne faut jamais oublier qu’ils étaient des hommes comme nous. Ils ont eu à leur disposition les mêmes moyens de sanctification que nous. Ils ont connu les mêmes difficultés et peines que nous. Cette pensée a été le principe de la conversion de saint Ignace de Loyola : « Ce qu’ont fait saint François et saint Dominique disait-il, pourquoi ne le ferais-je pas ? ». En ce sens les saints deviennent des lumières qui guident nos pas en ce pèlerinage vers le Ciel.
Troisièmement, la familiarité avec les saints nous donne plus de confiance afin de demander leur secours au moment de l’épreuve. C’est une source de joie que de penser que certains de nos frères et sœurs sont déjà arrivés au bonheur du Paradis et qu’ils intercèdent pour nous auprès de Dieu. L’exemple des saints est pour nous un encouragement à suivre les mêmes pas, à ressentir la joie de celui qui a confiance en Dieu, car l’unique cause véritable de tristesse et de malheur pour l’être humain est de vivre loin de Lui.
En vérité, le bienheureux par excellence est uniquement Jésus. Il se donne à nous en nourriture afin qu’en le recevant sacramentalement nous soyons transformés en Lui. Avec Lui, l’impossible devient possible ; avec son aide, et uniquement avec son aide, il est possible de devenir parfaits (saints) comme le Père céleste est parfait (cf. Mt 5, 48).

Invoquons aujourd’hui le secours de l’Eglise triomphante, c’est-à-dire de tous les saints, et en particulier de Celle qui est la Reine de tous les saints.
Qu’Elle, la Toute Sainte, fasse de nous de fidèles disciples de son fils Jésus Christ, afin d’avoir part un jour aux joies de l’éternité.

Ainsi soit-il.










 

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