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"Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement
des paroles qui lui furent dites
de la part du Seigneur"

Saint Luc (chapitre 1, verset 45)

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Entretien avec une "p’tite-beth"

Propos recueillis par Augustin

  Publié le samedi 5 juillet 2008 , par Séminaire de La Castille

Au cours de notre pèlerinage à Annecy en 2008, nous avons rendu visite aux petites sœurs de Bethléem dans leur monastère de Voiron. La supérieure, mère Marie-Der l’incendiaire, nous a accordé un "parloir" d’où nous ne sommes pas ressortis indemnes.


Mère Marie-Der, pensant que ses paroles ne nous intéresseraient pas, nous rencontre accompagnée de l’aumônier du monastère, le père Jacquard, personnage haut en couleurs, ayant eut une vie plus que bien remplie par le Bon Dieu. Le père conclut sa présentation en nous avouant, qu’après une vie des plus mouvementée, il est le plus heureux des prêtres au milieu de toutes ces sœurs (environ cinquante), car : "Elles sont folles ! Baigner dans quelque chose qu’on ne voit pas, qu’on ne touche pas ; et choisir cela pour toute sa vie, c’est de la folie !" nous lance-t-il en riant.

mère Marie-Der Mère Marie-Der confirma : "Si nous sommes folles, c’est parce que Dieu lui-même est assez fou pour nous demander de vivre ici, ce à quoi nous sommes appelées au ciel. Aujourd’hui, c’est notre communauté, demain, c’en sera peut-être une autre. C’est la même folie qui répond à la folie de Dieu, celle de l’amour infini. À cela j’ajoute, que si vous avez en face de vous le plus heureux des prêtres, vous avez également la plus heureuse des sœurs !" .

Après une telle entrée en matière, nous avons tous la certitude que, même la question la plus incongrue, aura une réponse édifiante. C’est pourquoi se succédent des questions d’ordre plus ou moins pratique. Le niveau des réponses ne baisse pas d’un iota.

À la question du charisme de sa communauté, elle nous répond : "Nous essayons de vivre comme Marie au sein de la sainte Trinité – comme s’il s’agissait d’une simple évidence – elle poursuit, Marie est la seule femme à être en Dieu avec son corps et son âme. Nous essayons de vivre cette solitude de Marie en Dieu, grâce au silence et à la communion fraternelle. Souvent, on me pose la question de savoir comment cela est possible de vivre la communion fraternelle dans le silence. En réalité, dans le silence, il n’y a que cela à vivre : la communion d’amour !"

Et sur l’organisation de leurs journées, elle réagit séminariste retrouvant une de ses cousines immédiatement de sa voix douce et ferme à la fois, et pleine de mesure : "Nous n’organisons pas nos journées, nous les vivons ! Nous les vivons, du moins nous essayons, dans une adoration perpétuelle, comme Marie les vivait elle-même pendant les trente années de la vie cachée du Christ. Nous les vivons dans une solitude de communion avec la sainte Trinité, afin de tendre à une présence totale en Dieu, et ainsi, d’être en contact avec le monde entier."

Enfin, quand un séminariste formule la demande qui doit brûler toutes les lèvres de ceux qui sont en présence d’une telle personne : "Mère, donnez- nous une parole", elle sortit d’une de ses poches, un petit livre usé par le temps et la prière en disant : "Vivez l’Évangile ! Ne vous attachez pas au fonctionnement, avalez la Parole de Dieu quelque soit son amertume. En effet, si nous incarnons toutes les Paroles du Christ, nous mettrons le feu sur la terre."

Bien sûr, il y eut aussi l’inévitable question de sa vocation. Elle nous répondit très gentiment, mais je pense que les mots que j’ai pu noter sont d’une épouvantable fadeur, s’ils sont détachés du regard brûlant et de la voix débordante d’humilité et d’amour de celle qui témoigna. Je rapporterai seulement : "Je bénis Dieu de m’avoir choisie. Celui qui est choisi devrait chanter le Magnificat du soir au matin, et même la nuit."

Et c’est ce que nous sommes allés faire, en participant à leur office de vêpres qui se termina par un "dialogue" de chants entre les sœurs et nous ; et nous avons été obligés de constater que leurs voix sont bien plus célestes que les nôtres…











 
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