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ENVOLE-MOI

  Publié le vendredi 14 septembre 2012

« Envole-moi (x2) ... Remplis ma tête d’autres horizons, d’autres mots, envole-moi (bis) Me laisse pas là, emmène-moi, envole-moi ! Croiser d’autres yeux qui ne se résignent pas ! Envole-moi, tire-moi de là, montre-moi ces autres vies que je ne sais pas, envole-moi ... »

Extraits de « Envole-moi » de Jean-Jacques Goldman, 1991.


Par la Mouche du Coche

Ha oui, c’est sûr, un bon vieux Jean-Jacques, ça nous change d’Aristote et de Saint Séraphim de Sarov ! Mais après quelques mois à puiser dans les auteurs classiques des trucs à dire au monde, il semblait pertinent de chercher ce que le monde avait à dire. Et peut-être de trouver des trucs à lui répondre.

Dans les couloirs de l’Observatoire Sociopolitique, ça cogite ferme au sujet du relativisme ambiant. Comment y répondre ? Comment susciter une adhésion des relativistes à la vérité ? (Oui, on se fixe des objectifs assez élevés). A la suite de tests dans nos entourages, il est apparu que les tentatives d’argumentations basées sur la morale, la nature ou le dogme étaient peu efficaces. A moins d’être accompagnées de mesures de contraintes type fouet, fer rouge ou enfermement. Il fallut trouver autre chose, les temps ayant (hélas ?) changé.

Survint alors le puissant argument de la vulnérabilité : L’Eglise et les chrétiens se posent en défenseurs des personnes et des biens vulnérables. Le top. Ca marche quasiment pour tous les sujets brûlants ! Essayez-le auprès de vos voisins de serviettes de plage et faites-nous part de vos expériences.

Mais Jean-Jacques n’est pas à classer parmi les vulnérables, a priori. Alors, que faire si je tombe sur lui ? « Envole-moi, tire-moi de là, montre-moi ces autres vies que je ne sais pas ». En fait, Jean-Jacques pousse le cri d’un paquet de gens qui perçoivent maladroitement que ce qu’on leur propose n’est pas à leur hauteur. Comme Souchon dans « foule sentimentale », on a soif d’idéal, attirés par les étoiles, les voiles…

A bien y regarder, ce qu’on appelle le progrès permet un certain « bien » ou un confort : je n’aime pas mon nez, je le fais refaire ; je ne veux pas d’enfant, j’ai pilule et capote ; je n’aime plus, je divorce ; je me sens femme, la médecine m’en donne l’apparence ; je ne veux pas souffrir, je demande qu’on me tue ; je veux quelque chose, je me sers… La liste est longue. Et pourtant Jean-Jacques et Alain nous chantent que tout ça c’est gentil mais insuffisant, qu’ils veulent plus.

« Pourquoi ?? » se demande-t-on : ça a l’air bien tout ça déjà.

Mais je suis bien d’accord ! A moi aussi, ça me semble insuffisant, j’ai envie de plus grand, de plus haut, de mûrir sans cesse. Comme tout le monde en somme. Et tous ces progrès, je le sens bien, finalement nuisent à ma croissance intérieure. Sans tomber dans une logique Amish non plus, ne poussons pas le bouchon, mais ras-le-bol qu’on me pousse à l’adulescence ! Rah !

Alors loin des arguments de morale, de nature ou de dogme, loin des sentences à jeter sur tous ces progrès, proposons la croissance. Mais disons-le : oui Jean-Jacques, oui Alain, ces progrès vous apparaissent comme un bien, mais on a trouvé un meilleur. On va apprendre à nous aimer avec notre vilain nez, à vivre pleinement notre genre, à aimer notre conjoint quand les sentiments s’étiolent, à accueillir la vie même quand elle nous surprend, à nous passer du superflu, à nous préparer à mourir dignement et courageusement.

Alors oui, on va sûrement morfler un peu plus, oui ça risque d’être un peu plus ardu que les facilités proposées jusqu’à maintenant… Mais le dépassement de soi est une des clefs du bonheur. Je choisis la croissance, parce que je le vaux bien. Voilà un vrai programme qui me botte : protégeons les vulnérables et soutenons la croissance, celle qui nous rend riches de nous-même !

Allez Viens Jean-Jacques, on va s’envoler ! Je te laisse pas là, je t’envole ! On va pas se résigner, je te tire de là, tu vas voir ces autres vies que tu ne sais pas.

Et puis je peux te le dire maintenant : elle cartonne ta chanson.

La Mouche du Coche







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