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Année 2019. Homélie pour le dimanche de Pâques (JA).

  Publié le dimanche 21 avril 2019 , par Philippe Roy

Jour de fête et de joie.

« Il y a un double aspect dans le mystère pascal : par sa mort, le Christ nous libère du péché, par sa Résurrection il nous ouvre l’accès à une nouvelle vie. Celle-ci est d’abord la justification qui nous remet dans la grâce de Dieu afin que, comme le Christ est ressuscité des morts, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle . Elle consiste en la victoire sur la mort du péché et dans la nouvelle participation à la grâce.


« Le Christ est ressuscité des morts. Par sa mort Il a vaincu la mort, aux morts Il a donné la vie ». « Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! » (Ps 117, 24).

Marie Madeleine et les saintes femmes et en suite Pierre et Jean deviennent les premiers témoins du tombeau vide de Jésus. « Il vit, et il crut nous dit saint Jean parlant de lui-même. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts  ».
La fête de Pâques nous invite tout particulièrement à la joie.« Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! » (Ps 117, 24).
La résurrection de Jésus est en effet cause de joie. Mais elle ne l’est pas pour tout le monde mais uniquement pour ceux qui ressuscitent avec Lui, c’est-à-dire pour ceux qui croient en Lui.

Saint Pierre après la Pentecôte rendra ce témoignage : « Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice, Dieu l’a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se manifester, non pas à tout le peuple, mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts » (Ac 10,…).
Et saint Paul nous donne la clé qui nous permet de prendre part à la joie de cette fête :
« Célébrons la Fête, non pas avec de vieux ferments, non pas avec ceux de la perversité et du vice, mais avec du pain non fermenté, celui de la droiture et de la vérité »(1 Co 5, 8). Et encore : « Si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut. Pensez aux réalités d’en haut, non à celles de la terre  » (Col 3,…).

La possibilité réelle de ne pas être dans la joie à cause de la résurrection de Jésus, on la trouve déjà le jour même de Pâques : les grands prêtres des juifs qui avaient demandé à Pilate de placer une garde à la porte du sépulcre afin d’éviter le vol du corps de Jésus, se voient maintenant obligés d’inventer une histoire. (Mat 28,…) Leurs cœurs sont tellement endurcis et aveugles qu’ils ne permettent pas à Dieu de rentrer chez eux. Eux-mêmes refusent de croire, eux-mêmes refusent la joie.
Dans l’Evangile Jésus lui-même nous a parlé de la joie : quand il a prêché les béatitudes, par exemple. En elles on trouve une manière particulière de participer à la mort et à la résurrection de Jésus : il y a en chacune des béatitudes un élément négatif, indice la mort (et qui nous fait mourir en quelque sorte) et un élément positif indice de la résurrection (et qui nous fait vivre une vie supérieure) : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés… Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés… Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux !  » (Mat 5).

D’ailleurs, on retrouve aussi le thème de la joie dans les paraboles appelées de la miséricorde, où Jésus par trois fois nous invite à la joie : « Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !... Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !... Mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à festoyer  »… « Ainsi je vous le dis –conclue Jésus– : il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit  ».
En effet c’est le pardon (tout particulièrement les sacrements du baptême et de la confession) qui nous permet d’être joyeux, car le pardon comporte lui-même la marque de la mort et de la résurrection de Jésus : mort au péché et résurrection à la vie de Dieu, la vie de grâce, à une vie nouvelle : anticipe de la vie éternelle, tout comme le Christ qui par la résurrection n’est pas retourné à la même vie d’avant mais à une vie de gloire.
La mort et la résurrection de Jésus n’auraient aucun sens pour nous, elles ne nous serviraient à rien, si nous-mêmes ne nous laissons pas transformer de l’intérieur.

« Il y a un double aspect dans le mystère pascal : par sa mort, le Christ nous libère du péché, par sa Résurrection il nous ouvre l’accès à une nouvelle vie. Celle-ci est d’abord la justification qui nous remet dans la grâce de Dieu (cf.Rm 4, 25) " afin que, comme le Christ est ressuscité des morts, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle " (Rm 6, 4). Elle consiste en la victoire sur la mort du péché et dans la nouvelle participation à la grâce (cf. Ep 2, 4-5 ; 1 P 1, 3) »(CEC, 654).
En ressuscitant le Christ nous appelle à la résurrection : d’abord la résurrection de notre âme, résurrection spirituelle par la grâce ; condition celle-ci de la deuxième résurrection, celle du corps à la fin de temps :
« Venez donc, toutes les familles des hommes, pétries de péchés, et recevez le pardon des péchés. Car c’est moi qui suis votre pardon, moi la Pâque du salut, moi l’agneau immolé pour vous, moi votre rançon, moi votre vie, moi votre résurrection, moi votre lumière, moi votre salut, moi votre roi. C’est moi qui vous emmène vers les hauteurs des cieux ; c’est moi qui vous ressusciterai ; c’est moi qui vous ferai voir le Père qui existe de toute éternité ; c’est moi qui vous ressusciterai par ma main puissante ».

Que notre Mère, qui s’est réjouis la première à cause de la résurrection de Notre Seigneur, nous obtienne à nous aussi la grâce de la joie, la vraie joie, l’unique joie née de la résurrection.

Ainsi soit-il.










 

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