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(Malachie 3, 1-4)

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Année 2019. Homélie pour le Jeudi Saint (JA).

  Publié le jeudi 18 avril 2019 , par Philippe Roy

La très sainte Eucharistie contient en effet l’ensemble des biens spirituels de l’Eglise, à savoir le Christ lui-même, notre Pâque, le pain vivant, qui par sa chair, vivifiée par l’Esprit Saint et vivifiante, procure la vie aux hommes. C’est pourquoi l’Église a le regard constamment fixé sur son Seigneur, présent dans le Sacrement de l’autel, dans lequel elle découvre la pleine manifestation de son immense amour


« Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout ».
De cette manière l’évangéliste saint Jean introduit la dernière Cène où Jésus, le soir avant de donner sa vie sur la croix, institue les sacrements de l’Eucharistie et du sacerdoce. S’agissant en effet de la première sainte messe de l’histoire, c’est-à-dire d’une nouvelle forme de sacrifice, il fallait aussi une victime nouvelle et un nouveau prêtre.
« Ceci est mon corps livré pour vous » ; « ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance… qui sera versé pour vous ». Corps livré, sang versé : cela nous parle du sacrifice de la croix. C’est Jésus la victime et c’est lui-même aussi le prêtre, parce que c’est volontairement qu’il donne sa vie. L’Eucharistie, la messe, n’aurait été qu’un simple symbole, qu’une vide représentation si le lendemain de la dernière Cène Jésus n’avait effectivement donné sa vie sur la croix.
Jésus nous parle d’une alliance, d’un testament. Un testament c’est un document qu’on signe en s’obligeant soi-même à quelque chose. Jésus en instituant l’Eucharistie le Jeudi Saint, aujourd’hui, s’oblige lui-même à donner sa vie le Vendredi Saint, demain. C’est la raison pour laquelle saint Jean a pu dire, déjà au moment de la cène, « Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout  ». Si c’était une pièce théâtrale ce serait vraiment ennuyeux pour nous les chrétiens de répéter jour après jour la sainte messe. Mais si là il se passe réellement quelque chose, cela vaut bien la peine de la célébrer quotidiennement.

Donnons maintenant la parole aux saints ; eux, qui ont vraiment vécu de la messe, qui se sont perdus d’amour dans la contemplation de ce mystère. Quelle a été leur découverte ?
Saint Paul affirme : « Le calice de bénédiction, que nous bénissons, n’est-il pas la communion au sang du Christ ? Et le pain que nous rompons n’est-il pas la communion au corps du Seigneur ?  » (1 Cor 10,16). « Car toutes les fois que vous mangerez ce pain, et que vous boirez ce calice, vous annoncerez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’Il vienne  » (1 Cor 11,26).
Pour sa part, saint Jean Chrysostome nous assure que les anges assistent à la messe en grand nombre pour honorer de leur présence ce saint mystère . « Nous offrons toujours le même Agneau –nous dit-il–, non pas l’un aujourd’hui et un autre demain, mais toujours le même. Pour cette raison, il n’y a toujours qu’un seul sacrifice... Maintenant encore, nous offrons la victime qui fut alors offerte et qui ne se consumera jamais » .
« Que l’homme tout entier –disait Saint François d’Assise– soit saisi de frayeur, que le monde entier tremble, que le ciel exulte lorsque sur l’autel, dans les mains du prêtre, descend le Christ, Fils du Dieu vivant ».
Le saint Curé d’Ars enseignait : « Si j’assiste à la sainte messe, j’unis aussitôt mon esprit et mon cœur aux saintes intentions de Jésus qui se sacrifie sur l’autel pour la gloire de son Père, pour l’expiation des péchés des hommes et pour le salut de tous. Sans le prêtre, la mort et la passion de notre Seigneur ne serviraient de rien ». Et encore : «  Toutes les bonnes œuvres réunies n’équivalent pas le Saint Sacrifice de la messe, parce qu’elles sont les œuvres des hommes, et la messe est l’œuvre de Dieu. Le martyre n’est rien en comparaison : car c’est le sacrifice que l’homme fait à Dieu de sa vie ; la messe est le sacrifice que Dieu fait à l’homme de son corps et de son sang . Cette sainte victime est Jésus Christ lui-même qui est Dieu comme son Père et homme comme nous. Il s’offre tous les jours sur nos autels comme autrefois sur le calvaire, et par cette relation pure et sans tâche, il rend à Dieu tous les honneurs qui lui sont dus… Il s’immole chaque jour afin de reconnaître le souverain domaine que Dieu a sur ses créatures, et l’outrage que le péché a fait à Dieu est pleinement réparé. Jésus Christ… nous obtient toutes les grâces qui nous sont nécessaires… . Si l’on vous disait : « A telle heure, on doit ressusciter un mort », nous courrions bien vite pour le voir. Mais la consécration qui change le pain et le vin au Corps et au Sang d’un Dieu, n’est-ce pas un bien plus grand miracle que de ressusciter un mort ? ».
De son côté Saint François de Sales écrivait : « La sainte messe est le mystère ineffable de la divine charité, par lequel Jésus Christ se donnant réellement à nous, nous comble de ses grâces d’une manière magnifique ».
Le Padre Pio, qui a eu la grâce de participer d’une manière toute particulière à la Passion de Jésus, disait : « Si seulement les hommes pouvaient apprécier la valeur de la sainte messe il faudrait des agents de circulation aux portes de toutes les églises chaque jour pour maîtriser la foule  ». [Car la Messe] « C’est une participation sacrée à la Passion de Jésus » .

Dans l’Encyclique Ecclesia de Eucharistia Saint Jean Paul II enseigne : « La très sainte Eucharistie contient en effet l’ensemble des biens spirituels de l’Eglise, à savoir le Christ lui-même, notre Pâque, le pain vivant, qui par sa chair, vivifiée par l’Esprit Saint et vivifiante, procure la vie aux hommes. C’est pourquoi l’Église a le regard constamment fixé sur son Seigneur, présent dans le Sacrement de l’autel, dans lequel elle découvre la pleine manifestation de son immense amour  » .

Le lavement de pieds que nous allons faire dans quelques instants, suivant l’enseignement de notre Seigneur, n’est qu’un geste révélant ce que Jésus fait en permanence spécialement dans le très saint Sacrement de l’Eucharistie : nous aimer jusqu’au bout !
En effet Il est présent dans nos églises en permanence pour nous écouter, nous consoler, nous accompagner.
Il se donne chaque jour et à chaque messe pour le pardon de nos péchés et en nourriture pour notre âme. Il est là pour nous apprendre la fidélité, lui qui nous a promis d’être avec nous jusqu’à la fin de temps. « Si nous sommes infidèles, il demeure fidèle –écrit saint Paul–, car il ne peut se renier lui-même » (2 Tim 2, 13). C’est lui l’amour fidèle.
Il est là aussi pour nous apprendre l’obéissance, lui qui s’est fait obéissant jusqu’à la mort et la mort de la croix dont l’Eucharistie est la perpétuation. C’est là qu’Il se fait le serviteur de tous.

Sa présence eucharistique est en un sens l’anticipation du Paradis, «  le gage de la gloire future ». Dans l’Eucharistie en effet, nous recevons également la garantie de la résurrection des corps à la fin des temps : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour » nous dit Jésus (Jn 6, 54). Cette garantie de la résurrection à venir vient du fait que la chair du Fils de l’homme, donnée en nourriture, est son corps dans son état glorieux de Ressuscité. Avec l’Eucharistie, on assimile le « secret » de la résurrection.

Admirons, admirons toujours d’avantage l’amour infini de notre Sauveur.
Qu’à chaque messe nous puissions par la foi le découvrir.

Ainsi soit-il.










 

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