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Année 2019-Homélie pour le 3ème dimanche de Carême. La conversion(EA).

  Publié le samedi 23 mars 2019 , par Philippe Roy

La conversion.

Chacun de nous doit, en fait, se sentir personnellement interpellé par l’appel à la conversion. En Carême. chacun de nous est invité par Dieu à améliorer quelque chose dans sa manière de vivre, dans sa manière de prier, d’agir, de travailler, d’établir des relations avec autrui. Il ne s’agit pas de nous faire souffrir, c’est pour nous rendre plus beaux, pour nous purifier, pour nous rassurer dans l’espérance de la vie éternelle.


La liturgie de ce jour nous parle de la miséricorde de Dieu et insiste particulièrement sur la nécessité de notre conversion. La première lecture manifeste la miséricorde de Dieu qui prend pitié de son peuple opprimé en Égypte. La seconde lecture nous rappelle certains événements de l’exode qui nous sont des avertissements.

Dans l’Evangile Jésus insiste sur la nécessité de conversion. La miséricorde de Dieu ne peut s’exercer si nous nous fermons à elle, si nous ne nous convertissons pas. Mais ce qui est fondamental, c’est toujours la bonté et la miséricorde de Dieu car c’est par elle que la conversion devient le fondement d’une solide espérance. Notre conversion peut avoir un sens car Dieu est plein d’amour et se réjouit de notre retour, notre conversion. Il est vraiment le père de la parabole du fils prodigue.

La première lecture nous présente Moïse qui, après avoir fui l’Égypte, reçoit une vision très étrange : il voit un buisson qui brûle mais ne se consume pas. Ce buisson est un symbole de Dieu. Dieu est un feu ardent. Dieu est amour dira Jean (I Jn 4, 8-16). Mais Dieu est un feu ardent qui ne se consume pas car il est éternel.
Le Seigneur se définit comme « le Dieu de ton père, Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob ». Notre Dieu est un Dieu de relations personnelles. Il n’est pas un Dieu de forces aveugles et naturelles comme la plupart des idoles des païens. Il est un Dieu qui veut établir des relations personnelles avec nous afin de nous faire entrer dans la joie, la paix et la félicité.
Le Seigneur fait ensuite une déclaration qui manifeste sa miséricorde : « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris sous les coups des chefs de corvée. Oui, je connais ses souffrances ». Dieu n’est pas indifférent aux souffrances humaines. Il y est même très attentif. Son attention n’est pas seulement passive mais se traduit par une action. Il dit donc : « Je suis descendu pour le délivrer de la main des Egyptiens et le faire monter de cette terre vers une terre spacieuse et fertile ».
La première lecture nous révèle donc ainsi un Dieu qui établit des relations personnelles avec nous, un Dieu plein de bonté, un Dieu Sauveur, libérateur. Mais il faut que la conversion de l’homme réponde à la miséricorde de Dieu. Si les hommes se ferment à la miséricorde divine, Il respecte leur liberté et n’intervient pas en leur faveur.

Dans la seconde lecture, saint Paul rappelle que dans l’histoire de l’Exode on trouve un certain nombre d’avertissements qui nous concernent, nous les chrétiens. Il ne suffit pas d’avoir été libérés par Dieu (pour nous le baptême), il faut aussi correspondre à sa grâce.
L’Apôtre affirme que les Juifs ont reçu beaucoup de grâces de la part de Dieu, mais qu’ils n’ont pas été fidèles, et que tout cela s’était passé aussi pour nous, pour nous servir d’exemple : « Ces événements, explique s. Paul, étaient destinés à nous servir d’exemple, pour nous empêcher de désirer le mal comme l’ont fait nos pères ».
Nous devons, nous chrétiens, regarder ces événements avec attention. Ils sont des avertissements très utiles pour notre vie. Toutes ces choses ont été consignées par écrit pour nous, pour nous éclairer sur notre vocation chrétienne.

Dans l’Evangile, Jésus insiste sur la nécessité de la conversion. Des personnes se présentent à Jésus et viennent lui rapporter l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu’ils offraient un sacrifice. En plus de cet événement, vraiment cruel, Jésus fait mention d’un épisode particulièrement douloureux : la chute de la tour de Siloé qui avait causé la mort de dix-huit personnes.
La foule interprète ces événements comme une punition divine qui frappe des victimes coupables.
Se considérant comme juste, elle pense devoir être épargnée par de tels incidents. Elle raisonne de la manière suivante : « Ces personnes étaient coupables et ont donc été punies. Nous ne sommes pas coupables nous ne serons donc pas punis. Le fait de ne pas avoir été frappée par ces désastres devient, pour la foule, une raison de ne pas se convertir ».
Mais Jésus dénonce cette attitude comme illusoire : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs.... que tous les autres ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux ».
Plutôt que de penser être préservé de tels incidents et de demeurer dans la même médiocrité spirituelle que les victimes, il faut se convertir, sortir d’une situation qui ne correspond pas pleinement à notre vocation, à la volonté de Dieu.
Jésus insiste sur la nécessité de notre conversion par amour et par miséricorde. Si nous ne nous convertissons pas, nous irons à notre perdition. Il ne s’agit pas d’un événement triste dans cette vie, mais de la mort éternelle, de l’enfer.
Ces paroles de Jésus, très fortes d’ailleurs, contiennent une menace. Impossible de le dire autrement ! Nous regrettons ces deux malheurs, à l’époque soufferts et pleurés, mais Notre Seigneur, très sérieusement et avec un cœur de Père, veut nous épargner un mal encore pire. Il nous dit à tous : si vous ne changez pas de vie, « vous périrez tous comme eux » (Lc 13,5).
Ce qui nous montre deux choses. D’abord, le sérieux absolu de l’engagement chrétien. Ensuite, qu’en ne nous y efforçant pas comme Dieu le veut, nous prenons le risque d’une mort, non dans ce monde, mais bien pire, dans l’autre : la perdition éternelle. Les deux morts de notre texte ne sont que les figures d’une autre mort, sans comparaison avec les premières.
Chacun saura en quoi consiste pour lui cette exigence de changement. Personne n’est épargné. Si cela nous inquiète, la seconde partie nous console. Le "vigneron", qui est Jésus, demande au maître de la vigne, son Père, d’attendre encore un an. Pendant ce temps, il fera tout son possible (et même l’impossible, en mourant pour nous), pour que la vigne donne son fruit. Alors, changeons de vie ! C’est tout le message du Carême. Prenons-le au sérieux. Les saints, saint Ignace, par exemple, même s’il s’y prit tard, par la grâce de Dieu ont changé et nous encouragent à changer.

Le Carême est vraiment un temps de grâce, un véritable don de Dieu par son église. Il ne s’agit pas de nous faire souffrir, c’est pour nous rendre plus beaux, pour nous purifier, pour nous rassurer dans l’espérance de la vie éternelle.
Chacun de nous doit, en fait, se sentir personnellement interpellé par l’appel à la conversion. En Carême. chacun de nous est invité par Dieu à améliorer quelque chose dans sa manière de vivre, dans sa manière de prier, d’agir, de travailler, d’établir des relations avec autrui.

Nous confions ce travail personnel de Carême à notre Mère du Ciel, la Très Sainte Vierge Marie ; qu’Elle nous accorde d’entendre et suivre ces appels de l’Esprit Saint à changer notre vie selon le modèle que nous offre Notre Seigneur Jésus-Christ.

Ainsi soit-il.










 

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