Eglise Catholique du Var - diocese-frejus-toulon.com

« Soudain viendra dans son Temple
le Seigneur que vous cherchez »
(Malachie 3, 1-4)

FR | EN | PT |
Newsletter de l'église du var



devenir prÍtre faire un don

LA BONNE NOUVELLE DU JOUR

Evangile

-


nouveaux articles

nouveaux articles
Accueil du site > Eglise du Var Paroisses > Paroisses > Ollioules - Saint-Laurent > Une paroisse en prière > Année 2019- Homélie pour le 23ème dimanche du temps ordinaire (JA).

Année 2019- Homélie pour le 23ème dimanche du temps ordinaire (JA).

  Publié le lundi 9 septembre 2019 , par Philippe Roy

Qui aurait connu ta volonté, si tu n’avais pas donné la Sagesse et envoyé d’en haut ton Esprit Saint ? C’est ainsi que les sentiers des habitants de la terre sont devenus droits ; c’est ainsi que les hommes ont appris ce qui te plaît et, par la Sagesse, ont été sauvés.


Dans l’Evangile de ce dimanche Jésus marche à la tête de la foule. Quelle joie pour Lui de se voir ainsi suivi. Il aurait pu se satisfaire de cette réussite et continuer à marcher. Mais non, il ne veut pas de faux disciples, des disciples qui le suivent sans avoir une intention pure, droite. Il se retourne donc et s’adresse aux gens :
« Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple.
Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple
 ».
Et il continue en donnant, pour expliquer ses paroles, deux exemples qui curieusement ne semblent pas avoir de relation avec ce qu’il vient de dire : le premier est celui d’un homme qui voulant bâtir une tour fait des calculs pour savoir s’il aura de quoi finir sa construction ; le deuxième, celui d’un roi qui, avant de partir en guerre, estime les chances de vaincre son adversaire avec une armée plus faible.
Il s’agit évidemment de deux cas de prudence. Mais ce qui semble plus étrange encore c’est la fin de son discours. Jésus dit :
« Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple ».
Après avoir donné deux cas de “prudence humaine” il conclue : « ainsi  », c’est-à-dire de la même façon, sera prudent celui qui abandonne tout pour me suivre.
La prudence que Jésus nous demande, la “prudence du disciple”, consiste à tout abandonner pour le suivre, à préférer Jésus à son père, à sa mère, à son épouse, à ses enfants.
Celui qui commence à suivre Jésus sans avoir tout abandonné, c’est-à-dire qui préfère encore quelque chose à Jésus, est comme l’homme qui a commencé à bâtir et faute d’argent se trouve incapable de finir, ou comme le roi qui déjà engagé dans la bataille se rend compte que l’armée ennemie est tellement supérieure à la sienne qu’il ne pourra pas la vaincre ni demander les conditions de paix. Ainsi sera prudent aux yeux de Dieu le disciple qui abandonnant tout, prend sa croix et suit Jésus.

Nous pouvons lire dans l’Evangile :
« Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André… en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs. Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent  » (Mc 1,…).
« Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets. Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite  » (Mc 1,…).
« Jésus partit de là et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de collecteur d’impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit » (Mt 8).
« Jésus dit à Simon, après une des pêches miraculeuses, : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras ». Alors, laissant tout, avec les autres disciples, ils le suivirent  ».
On pourrait aussi donner l’exemple de Zachée qui repartit toute sa richesse afin de gagner l’amitié de Jésus (cf. Lc 19, 1-10).

Pour terminer je voudrais citer un écrit de Saint Jean Cassien (v. 360-435) où il explique, dans “L’Evangile au Quotidien”, que ce qui donne du sens à l’abandon total c’est la charité, c’est-à-dire le suivi et l’imitation du Christ :
«  Plusieurs, qui pour suivre le Christ avaient méprisé des fortunes considérables, sommes énormes d’or et d’argent et domaines magnifiques, par la suite, se sont laissés émouvoir pour un grattoir, pour un poinçon, pour une aiguille, pour un roseau à écrire... Après avoir distribué toutes leurs richesses pour l’amour du Christ, ils retiennent leur ancienne passion et la mettent à des futilités, prompts à la colère pour les défendre.
N’ayant pas la charité dont parle saint Paul, leur vie est frappée de stérilité. Le bienheureux apôtre prévoyait ce malheur : « Quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres et livrerais mon corps aux flammes, si je n’ai pas la charité, cela ne me sert de rien », disait-il (1Co 13,3). Preuve évidente que l’on ne touche pas tout d’un coup à la perfection par le seul renoncement à toute richesse et le mépris des honneurs, si l’on n’y joint pas cette charité dont l’apôtre décrit les divers aspects.
Or elle n’est que dans la pureté du cœur. Car rejeter l’envie, l’enflure, la colère et la frivolité, ne pas chercher son propre intérêt, ne pas prendre plaisir à l’injustice, ne pas tenir compte du mal, et le reste (1Co 13,4-5) : qu’est-ce d’autre que d’offrir continuellement à Dieu un cœur parfait et très pur, et le garder indemne de tout mouvement de passion ? La pureté de cœur sera donc le terme unique de nos actions et de nos désirs
 ».

L’auteur du livre de la Sagesse demandait à Dieu : « Qui aurait connu ta volonté, si tu n’avais pas donné la Sagesse et envoyé d’en haut ton Esprit Saint ? C’est ainsi que les sentiers des habitants de la terre sont devenus droits ; c’est ainsi que les hommes ont appris ce qui te plaît et, par la Sagesse, ont été sauvés ».

Que par l’intercession de tous ceux qui ont été prudents aux yeux de Dieu, nous apprenions à connaître la volonté de Dieu et à faire ce qui lui plaît.

Ainsi-soit-il.










 

Conception et développement : bonnenouvelle.fr