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(Malachie 3, 1-4)

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Année 2019- Homélie pour le 21ème dimanche du temps ordinaire (JA).

  Publié le lundi 26 août 2019 , par Philippe Roy

Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Celui qui comprend que l’épreuve est un moyen de se corriger, permise par le Seigneur dans son amour paternel en vue de notre purification et d’une union plus profonde avec lui, n’est plus tenté de se décourager, de renoncer à aller de l’avant.

Source : Cardinal Albert Vanhoye.


Jésus ne répond pas lorsqu’on lui demande le nombre de ceux qui seront sauvés. Dans l’Evangile de ce jour, il ne répond pas à une demande théorique mais adresse une exhortation énergique.

« Quel avantage, se demande Saint Cyrille, pouvait résulter pour ceux qui posaient cette question à Jésus de savoir si le nombre de ceux qui seraient sauvés serait petit ou grand ? Il était bien plus nécessaire de connaître les moyens d’arriver au salut. C’est donc dans un dessein plein de miséricorde, que sans répondre à cette question inutile, il traite un sujet beaucoup plus nécessaire ».
Jésus veut, en sa bonté, que nous prenions les bonnes décisions, celles qui nous feront entrer dans la vie éternelle.
Le Royaume de Dieu, la vie éternelle, est un don gratuit, le don de l’amour de Dieu. Il ne s’achète pas, il ne se conquiert pas, il se reçoit librement. Il faut néanmoins une disposition favorable. Cette disposition, nous l’avons reçue à notre baptême et nous devons la cultiver, nous qui avons la chance de connaître le Christ et de pouvoir vivre de lui, nous qui sommes, par grâce, enfants de Dieu, nous qui pouvons l’appeler « notre Père ».
Et parce qu’il faut cultiver cette disposition Jésus nous dit : « Efforcez-vous d’entrer... ». Jésus ne cache pas la difficulté qu’il y a à se sauver. « En effet, commente Saint Grégoire, si l’âme ne déploie toute son ardeur elle ne pourra triompher des flots du monde qui toujours l’entraînent dans les abîmes  ».
« Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite ». Pour être sauvé il faut être courageux et fidèle et correspondre à la grâce de Dieu.
« Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite  ». La porte étroite c’est Jésus, c’est l’imitation de Jésus que tout baptisé doit pratiquer. La porte étroite est aussi «  la figure des souffrances et de la patience  » que tout chrétien doit endurer. « De même en effet, que la victoire qui suit le combat atteste la bravoure du soldat, de même les travaux et les tribulations courageusement supportés donnent de l’éclat et de la gloire » dit encore saint Cyrille.

Jésus, pour appuyer son exhortation, fait un discours au ton menaçant. Il sait bien que trop d’hommes sont négligents et s’imaginent qu’il est possible d’aller de l’avant sans être véritablement honnête, courageux et charitable. Jésus leur dit : « Quand le maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant : " Seigneur, ouvre-nous ", il vous répondra : " Je ne sais pas d’où vous êtes " ».
Ils s’appuieront sur le fait que leur comportement était conforme aux prescriptions religieuses : « Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places  ». Ils ont eu un contact fréquent avec le Seigneur, mais ce contact est demeuré externe, dénué d’engagement personnel. Il n’a pas de valeur. Il ne suffit pas d’aller à l’église et d’avoir entendu la parole de Dieu. C’est certainement une bonne chose mais c’est seulement un premier pas, car on doit ensuite, avec la grâce de Dieu, mettre en œuvre tout ce qui a été entendu.
Malheureusement souvent, après avoir entendu l’enseignement du Seigneur et eu quelques contacts extérieurs avec lui, nous continuons à faire le mal. C’est pourquoi le Seigneur adressera ces paroles : « Je ne sais pas d’où vous êtes. Eloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal ! ».
Jésus annonce avec sévérité : « Il y aura des pleurs et des grincements de dents quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous serez jetés dehors ». L’avertissement est très fort, Jésus veut nous réveiller.

Mais rapidement, Jésus se tourne vers une perspective très positive car il dit : « Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu ». Jésus confirme ce qui a été annoncé par le prophète Isaïe : « Je viens rassembler les hommes de toute nation et de toute langue. Ils viendront et ils verront ma gloire ».
Ce texte s’inscrit clairement dans une perspective universelle : toutes les nations doivent venir adorer le Seigneur, le vrai Dieu. Cette perspective si merveilleuse et encourageante s’accomplit dans l’Eglise dans laquelle une multitude de peuples se rassemblent du Nord et du Sud, de l’Est et de l’Ouest, et où tous sont témoins de la gloire du Christ et de la sainteté de Dieu.
Ces textes confirment la volonté de Dieu de sauver tous les hommes. Volonté qui n’annule pas l’avertissement de l’Evangile : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite ». Cette porte étroite ce sont les circonstances au travers desquelles nous rencontrons les épreuves, les souffrances et donc aussi les tentations de renoncer ou de se décourager. C’est pour cela que l’auteur de la lettre aux Hébreux, la seconde lecture, affirme que l’épreuve est une occasion d’espérer et non de se décourager. En effet, «  quand le Seigneur aime quelqu’un, il lui donne de bonnes leçons ; il corrige tous ceux qu’il reconnaît comme ses fils ».
Celui qui comprend que l’épreuve est un moyen de se corriger, permise par le Seigneur dans son amour paternel en vue de notre purification et d’une union plus profonde avec lui, n’est plus tenté de se décourager, de renoncer à aller de l’avant. L’épreuve, au contraire, nous offre un motif d’espérance. L’auteur affirme : « Ce que vous endurez est une leçon. Dieu se comporte envers vous comme envers des fils ; et quel est le fils auquel son père ne donne pas des leçons ?  ».
Il est très important de voir cet aspect éducatif de l’épreuve car il nous permet de comprendre qu’elle n’est pas seulement une réalité négative mais qu’elle a un aspect positif bien réel puisque c’est à travers elle que Dieu nous donne toujours sa grâce.

Les grâces les plus précieuses nous sont données dans les moments de souffrances et d’épreuves. Il y a, en elle, une possibilité bien réelle d’union avec le mystère de la passion du Christ et de sa glorification.
Le Seigneur est plein de bonté. Son amour est certainement exigeant car il est authentique et que tout amour authentique est exigeant, mais cette exigence est positive, et donc par là source de joie et de confiance. Que le Seigneur nous les donne en abondance afin de pouvoir nous efforcer pour entrer par la porte étroite.

Ainsi soit-il.










 

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