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Année 2019-Homélie pour le 20ème dimanche du temps ordinaire (JA).

  Publié le dimanche 18 août 2019 , par Philippe Roy

Nous devons être prêts à affronter les divisions sans jamais manquer à la charité. Nous devons, nous aussi, être prêts à affronter l’hostilité, nous devons être solidaires de l’Eglise qui, dans un pays ou dans un autre, subit des persécutions.

Sources:Lectures bibliques des dimanches, Année C, Albert Vanhoye.


« Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! ... Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division ».
Comment concilier ce mot de Jésus que nous venons d’entendre avec cette autre parole que lui-même nous a adressée : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix… » ?
La vie de Jésus n’a pas toujours été facile et il nous avertit que notre vie chrétienne ne le sera pas non plus. Dans l’Evangile de ce jour, il parle de paix et de division, il nous dit qu’il n’est pas venu pour apporter la paix mais la division, c’est-à-dire la contradiction et l’hostilité.
Tâchons donc de découvrir quelle est la paix de Jésus.

Dans la première lecture la situation du prophète Jérémie est terrible. Jérémie parle au nom de Dieu mais il semble que le Seigneur ne le protège pas, qu’il l’abandonne aux mains de ses ennemis et le laisse dans une situation désespérée : il est au fond d’une citerne dans la vase, il va mourir. Mais cette impression est trompeuse. Car Dieu est attentif à Jérémie et provoque l’intervention d’un Ethiopien, Ebed-Melek qui sauve le prophète. Le roi l’autorise à faire sortir Jérémie de la citerne avant qu’il ne meure.

Jésus, à plusieurs reprises, a été comparé à Jérémie car il se trouvait dans une situation semblable à celle du prophète. Lui aussi annonçait une catastrophe terrible : la destruction de Jérusalem et l’incendie du Temple. On l’a entendu dire « Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même  » (Lc 13…).

C’est pourquoi il a dû, lui aussi, affronter l’hostilité de ceux qui ne comprenaient pas le dessein divin. La seconde lecture nous dit : «  Méditez l’exemple de celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle hostilité, et vous ne serez pas accablés par le découragement  ». Jésus s’est soumis au supplice de la croix malgré sa honte et nous a ainsi rachetés, nous a obtenu la gloire divine.
Si tel fut le sort de Jésus nous ne pouvons pas penser en avoir un meilleur, nous ne pouvons pas penser que notre vie se déploie sans jamais rencontrer de difficultés ou de contrariétés. C’est encore la lettre aux hébreux qui nous prévient : « Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang dans votre lutte contre le péché ».
Nous voulons tous la paix, une situation tranquille. Mais Jésus n’est pas venu pour porter la paix, dit l’Evangile, mais pour nous faire connaitre la réalité de notre situation si conflictuelle puisqu’il nous faut lutter contre le péché et contre le mal.
Nous ne pouvons pas accepter de compromis. Jésus affirme donc : «  Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division ».
Il donne la paix à ses disciples, à ceux qui demeurent avec lui, même au prix de la division. Parce qu’il faut prendre une décision claire : demeurer avec Jésus ou être contre lui. Comme tous ne font pas le même choix, la division survient nécessairement entre les hommes. Jésus dit : « Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois… ».
Les personnes ne sont pas toutes d’accord entre elles car un certain nombre suivent l’Evangile et se conforment à l’appel du Seigneur à vivre une vie de charité honnête et généreuse, alors que d’autres ne veulent pas écouter la Parole de Dieu et accueillir son enseignement. Il y en a qui préfèrent chercher leur intérêt par tous les moyens et c’est ainsi que nait la division.
C’est l’enseignement de Saint Augustin : « Deux amours ont fait deux cités : l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu : la cité terrestre ; l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi : la cité céleste ».

Nous devons être prêts à affronter les divisions sans jamais manquer à la charité. Jésus au pire moment de sa vie a prié pour ceux qui le crucifiaient et a affronté l’hostilité en ne répondant pas à la violence par la violence et à l’injure par l’injure mais en répondant au mal par une surabondance de bien et une surabondance généreuse de grâce : il demande le pardon pour ses bourreaux « car ils ne savent pas ce qu’ils font ».
Nous devons, nous aussi, être prêts à affronter l’hostilité, nous devons être solidaires de l’Eglise qui, dans un pays ou dans un autre, subit des persécutions.
Nous devons accepter de prendre part à la passion du Christ pour avoir part, nous aussi, à la joie et à la gloire de sa résurrection. Tout cela doit être accompli en union avec le Seigneur qui veut mettre la paix dans nos cœurs malgré toutes les difficultés que nous rencontrons. Certes, certaines circonstances semblent si défavorables qu’il ne paraît pas possible de trouver la paix, mais Jésus, avec son amour, nous donne une sérénité merveilleuse qui peut nous permettre de les dépasser.
La direction que nous devons prendre est évidente : nous devons être fidèles à notre Seigneur Jésus-Christ et à sa loi d’amour, amour envers les autres, amour envers les ennemis. Mais nous devons aussi être prêts à affronter les difficultés, ne jamais nous laisser surprendre ou déconcerter si notre conduite n’obtient pas les résultats attendus et qu’elle rencontre parfois l’hostilité de ceux qui n’agissent pas conformément à la loi divine.

Demandons au Seigneur la grâce d’être courageux et confiants et de ne jamais perdre la confiance qui nous vient par la foi, l’espérance et la charité qu’il nous a données.
Que notre Seigneur, par l’intercession de saint Eloi que nous fêtons en ce jour, nous accorde la paix tant désirée par nos cœurs.

Ainsi soit-il.










 

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