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Année 2019- Homélie pour la solennité de l’Assomption (JA).

  Publié le samedi 17 août 2019 , par Philippe Roy

L’Assomption est un privilège de Marie car Dieu ne pouvait laisser son corps abandonné à la corruption, ce corps qui a accueilli son Fils pour lui donner la chair et le sang dont il avait besoin pour accomplir la Rédemption du monde.

Sources : Lectures bibliques des dimanches, Albert Vanhoye ; Constitution apostolique sur l’Assomption, Pie XII.


Afin de mieux mettre en lumière ce que les textes liturgiques n’avaient que brièvement indiqué, nous fêtons en ce jour suivant la tradition de notre mère l’Eglise l’Assomption de Celle qui partage cette divine maternité : cette fête ne rappelle pas seulement que le corps inanimé de la Vierge Marie n’a subi aucune corruption, mais aussi qu’elle a triomphé de la mort et qu’elle a été glorifiée dans le ciel, à l’exemple de son Fils unique Jésus Christ.

La liturgie de ce jour parle de l’Assomption de Marie, élevée corps et âme dans la gloire des cieux. Pour exprimer ce mystère, elle recourt à trois textes bibliques. Le premier, tiré de l’Apocalypse parle du signe grandiose d’une femme triomphante revêtue de soleil. Le second, extrait de la Première lettre de saint Paul aux Corinthiens, explique que la Résurrection survient selon un ordre particulier. Dans l’Evangile, il n’est pas question de l’Assomption de Marie, car cet événement n’est rapporté nulle part dans le Nouveau Testament, mais de la Visitation. A cette occasion, Marie a exprimé des sentiments qui devaient être les siens spécialement au jour de son Assomption : ce sont les sentiments exprimés dans le Magnificat.

Lors de la rencontre entre Marie et Élisabeth, et entre leurs enfants, Jésus et Jean Baptiste, tous sont remplis de l’Esprit Saint. A l’occasion de cette rencontre où la grâce est si présente, Marie exprime ses sentiments de reconnaissance, de gratitude et d’amour envers Dieu qui a fait de grandes choses pour elle.
Le Magnificat est un chant prophétique car il annonce, d’une manière cachée, l’exaltation de Marie dans son Assomption. Elle a pu proclamer à cette occasion : « Mon âme exalte le Seigneur [...] Le Puissant fit pour moi des merveilles ». Ce chant de Marie exprime pleinement son immense gratitude pour l’œuvre divine accomplie en elle.
Au moment de la naissance de Jésus, elle peut dire : «  Le Puissant fit pour moi des merveilles  ». Sur le Calvaire, au milieu des immenses douleurs suscitées par la perte de son Fils, elle peut encore dire : « Le Puissant fit pour moi des merveilles », car elle devient alors mère des disciples de Jésus, mère en Esprit.
Finalement, Marie peut exprimer sa joie et sa gratitude d’une manière définitive et parfaite au moment de son Assomption. Elle peut dire en vérité : « Mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s’est penché sur son humble servante : désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !  ».
Au jour de l’Assomption, année après année, toutes les générations proclament la béatitude de Marie, sa grande joie emplie de gratitude envers le Seigneur.

L’Assomption est un privilège de Marie car Dieu ne pouvait laisser son corps abandonné à la corruption, ce corps qui a accueilli son Fils pour lui donner la chair et le sang dont il avait besoin pour accomplir la Rédemption du monde. Jésus vient alors prendre sa mère après sa « dormition » pour l’associer pleinement à sa gloire dans le ciel. De là, Marie poursuit son œuvre maternelle en faveur de l’Église. Si sainte Thérèse de l’Enfant Jésus a pu dire « je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre », combien plus ne le fera celle qui est la reine du ciel et de la terre et la dispensatrice de toutes les grâces.

Dans la seconde lecture, saint Paul parle de la Résurrection. Il affirme que « c’est en Adam que meurent tous les hommes ; c’est dans le Christ que tous revivront ». Il observe que cela interviendra chacun « à son rang : en premier, le Christ ; et ensuite, ceux qui seront au Christ lorsqu’il reviendra ». On peut ajouter ici que parmi ceux qui sont au Christ, il existe aussi un ordre. Marie est associée d’une manière tellement étroite à la vie, la Passion et la mort de Jésus qu’elle mérite une certaine priorité, exprimée par son Assomption.

Le pape Pie XII en se faisant l’écho d’un écrivain très ancien affirmait : « Puisqu’elle est la Mère très glorieuse du Christ, notre divin Sauveur, lui qui donne la vie et l’immortalité, elle est vivifiée par lui, elle partage pour l’éternité l’incorruptibilité de son corps. Il l’a fait sortir du tombeau et l’a élevée auprès de lui, d’une manière connue de lui seul ».

Cette fête met une grande joie en nos cœurs. Nous sommes tous heureux pour Marie, notre Mère, notre “maman” , qui a été préservée de la corruption, et qui a, en outre, été glorifiée près son fils, près de Dieu. Dans le même temps, nous savons que dans le ciel se trouve une personne très puissante qui intercède pour nous. Marie est dans le ciel pour accueillir nos prières humbles et confiantes et pour en obtenir l’accomplissement.
Revenant à l’Evangile, nous pouvons dire que Marie, montée aux cieux, ne cesse pas pour autant de visiter la terre. La Visitation marque le destin de Marie d’une manière durable. Nous savons que la Vierge est apparue de très nombreuses fois pour donner aux chrétiens la confiance dont ils ont besoin, pour les guider d’une manière très sûre vers Dieu. Elle vient pour soutenir les faibles, guérir les malades, inviter tous ses fils à la conversion et raviver l’espérance de ce que, à la fin, nous pourrons la rejoindre dans les cieux.

La Vierge Marie, glorifiée, ne nous abandonne pas et nous pouvons sentir sa proximité. Que ceci répande la joie et la confiance dans toute notre vie.

Ainsi soit-il.










 

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