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"Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement
des paroles qui lui furent dites
de la part du Seigneur"

Saint Luc (chapitre 1, verset 45)

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5ème jour : Saint Joseph, patron de la bonne mort

  Publié le lundi 6 février 2012 , par Yann de Rauglaudre

En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit. Ma vie s’achève dans les larmes, et mes années, dans les souffrances. Soyez forts, prenez courage, vous tous qui espérez le Seigneur ! (Ps 30, 6, 11, 25)


Psaume 70

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge :
garde-moi d’être humilié pour toujours.
Dans ta justice, défends-moi, libère-moi,
tends l’oreille vers moi, et sauve-moi.

Sois le rocher qui m’accueille, toujours accessible ; *
tu as résolu de me sauver : ma forteresse et mon roc, c’est toi !
Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance, mon appui dès ma jeunesse.

Toi, mon soutien dès avant ma naissance, +
tu m’as choisi dès le ventre de ma mère ;
tu seras ma louange toujours !

Ne me rejette pas maintenant que j’ai vieilli ; *
alors que décline ma vigueur, ne m’abandonne pas.
Dieu, ne sois pas loin de moi ; mon Dieu, viens vite à mon secours !

Et moi qui ne cesse d’espérer, j’ajoute encore à ta louange.
Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse, jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles.

Aux jours de la vieillesse et des cheveux blancs, ne m’abandonne pas, ô mon Dieu ;
et je dirai aux hommes de ce temps ta puissance, à tous ceux qui viendront, tes exploits.

Lecture - Sagesse 2,23 ; 3,1-6. 9

Dieu a créé l’homme pour une existence impérissable, il a fait de lui une image de ce qu’il est en lui-même. La vie des justes est dans la main de Dieu, aucun tourment n’a de prise sur eux. Celui qui ne réfléchit pas s’est imaginé qu’ils étaient morts ; leur départ de ce monde a passé pour un malheur ; quand ils nous ont quittés, on les croyait anéantis, alors qu’ils sont dans la paix. Aux yeux des hommes, ils subissaient un châtiment, mais par leur espérance ils avaient déjà l’immortalité- Ce qu’ils ont eu à souffrir était peu de chose auprès du bonheur dont ils seront comblés, car Dieu les a mis à l’épreuve et les a reconnus dignes de lui. Comme on passe l’or au feu du creuset, il a éprouvé leur valeur ; comme un sacrifice offert sans réserve, il les a accueillis. Ceux qui mettent leur confiance dans le Seigneur comprendront la vérité ; ceux qui sont fidèles resteront avec lui dans son amour, car il accorde à ses élus grâce et miséricorde.

Méditation

Saint François de Sales - Traité de l’Amour de Dieu (VII, 13)
“ On ne peut quasi pas bonnement douter que le grand saint Joseph ne fût trépassé avant la Passion et mort du Sauveur, qui sans cela n’eût pas recommandé sa Mère à saint Jean. Et comment pourrait-on donc imaginer que le cher enfant de son cœur, son nourrisson bien-aimé, ne l’assistât à l’heure de son passage. Bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde (Mt 5, 7).

Hélas ! Combien de douceur, de charité et de miséricorde furent exercées par ce bon père nourricier envers le Sauveur lorsqu’il naquit petit enfant au monde ! Et qui donc pourrait croire que Celui-ci sortant de ce monde, ce divin Fils ne lui rendît la pareille au centuple, le comblant de suavités célestes ? Quand le Sauveur était encore petit, le grand saint Joseph son père nourricier, et la très glorieuse Vierge sa Mère l’avait porté maintes fois et spécialement au passage qu’ils firent de Judée en Egypte, et d’Egypte en Judée. Eh ! qui doutera donc que ce saint père, parvenu à la fin de ses jours, n’ait réciproquement été porté par son divin Nourrisson, au passage de ce monde en l’autre, dans le sein d’Abraham, pour de là le transporter dans le sien, à la gloire, le jour de son Ascension.

Un Saint qui avait tant aimé en sa vie ne pouvait mourir que d’amour, car son âme ne pouvant à souhait aimer son cher Jésus entre les distractions de cette terre, et ayant achevé le service qui était requis au bas âge de celui-ci, que restait-il, sinon qu’il dît au Père Éternel : Ô Père, j’ai accompli l’oeuvre que vous m’aviez donnée en charge. Et puis au Fils : mon enfant, comme votre Père céleste remit votre corps entre mes mains, au jour de votre venue en ce monde, ainsi, en ce jour de mon départ de ce monde, je remets mon esprit entre les vôtres. Telle, comme je le pense, fut la mort de ce grand patriarche, mort la plus noble de toutes, et due par conséquent à la plus noble vie qui fut oncques entre les créatures, mort de laquelle les anges eux-mêmes désireraient mourir, s’ils étaient capables de mort."

Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich, Visions
Lorsque Joseph mourut, Marie était assise à la tête de son lit et le tenait dans ses bras, Jésus se tenait à la hauteur de sa poitrine. Je vis la chambre remplie de lumière et pleine d’anges. Il fut enveloppé dans un linceul blanc, les mains croisées sur la poitrine, couché dans une bière étroite et déposé dans un très beau caveau sépulcral qu’il tenait d’un homme de bien. Peu de personnes, outre Jésus et Marie, suivirent son cercueil : mais je le vis entouré de lumière et accompagné par des anges. Joseph devait mourir avant le Seigneur, car il n’aurait pu supporter son crucifiement. Il était trop faible et trop affectueux. Il avait déjà beaucoup souffert par suite des persécutions que la malice secrète des Juifs fit endurer au Sauveur, depuis sa vingtième jusqu’à sa trentième année. Ils ne pouvaient pas le souffrir, et disaient toujours, pleins d’envie, que le Fils du charpentier voulait tout savoir mieux que les autres parce qu’il contredisait souvent la doctrine des pharisiens et qu’il était habituellement entouré de jeunes gens qui s’étaient attachés à lui.

Prière des agonisants (Rituel romain)
Nous recourons à vous, bienheureux Joseph, Patron des mourants. Vous qui, au moment de votre bienheureux trépas, avez eu présents et veillant sur vous Jésus et Marie : par cette double preuve d’amour nous vous recommandons instamment l’âme de votre serviteur (ou de votre servante) qui est à l’agonie afin que le (la)libériez des embûches du diable, de la mort éternelle et qu’il mérite de parvenir aux joies éternelles. Par le Christ Notre Seigneur. Amen.

Prière de consécration

Saint Joseph, protège-nous ! Ainsi s’écrient tes enfants depuis des générations, qui s’adressent à toi dans leurs nécessités. Tu as protégé Marie de la honte de la répudiation et l’enfant Jésus de la folie meurtrière d’Hérode. Soutiens-moi aussi dans mon pèlerinage vers la terre sainte du Royaume des cieux. Je te consacre aujourd’hui mes fins dernières et mon entrée dans la Vie. Obtiens-moi la grâce d’une bonne mort et de la persévérance finale. Je te confie particulièrement tous les mourants et ceux qui les assistent : qu’ils puissent se préparer à la rencontre par le saint viatique. Je te confie mes derniers instants et mon agonie : que je sache les voir comme un passage, une pâque à la suite de ton Fils mort et ressuscité. Donne-moi de chanter avec saint François d’Assise : Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre soeur la Mort corporelle à qui nul homme vivant ne peut échapper. Malheur à ceux qui meurent en péché mortel, heureux ceux qu’elle surprendra faisant ta volonté car la seconde mort ne pourra leur nuire.

Prière à saint Joseph & Dizaine de chapelet











 
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